Les looks de la Miss #1

Une nouvelle rubrique avec nos coups de coeur modesques !

Introduction aux sons

Je commence d'ores et déjà à appliquer les conseils de Céline Alvarez en ce qui concerne l'écriture !

Céline Alvarez et sa révolution bienveillante

Ce que j'ai pensé des Lois Naturelles de l'Enfant et ce que je compte appliquer au quotidien

Nos livres de gommettes et d'autocollants

Ma sélection de 18 mois à 3 ans (voire plus...)

Ma pâte à modeler comestible et naturelle

Hyper simple à faire... et toujours efficace pour occuper ses enfants ! Que demande le peuple ?!

20 févr. 2017

Introduction aux sons [RDV Montessori at Home]

Le mois dernier, c'est moi qui ai proposé la thématique pour ce RDV Montessori At Home : les sons. Et comme nous sommes tous à la maison de grands fana de musique, je me suis dit que créer une activité autour des sons serait relativement facile

Et puis j'ai lu le livre de Céline Alvarez. Avec grande attention. Et je me suis dit que je me devais de mettre en place quelques outils qu'elle propose dans son livre, notamment ceux autour de l'entrée en écriture et lecture.

Et bam, ça a fait tilt. Mais oui, c'est bien de ça dont j'allais parler, des sons ! Des sons de la langue française ! 


Le principe
Il est très très simple, vous allez voir. 
Il s'agit de faire prendre conscience à l'enfant des différents sons que l'on entend dans les mots. On ne parle pas de lettres, on ne parle pas d'alphabet, on ne parle pas écriture, lecture tout ça tout ça. On parle des sons.
Pour commencer, les sons dits "phonèmes d'attaque" des mots, comme par exemple "CH" est le phonème d'attaque du mot "chien". "K" est le phonème d'attaque du mot carnaval", "S" celui du mot "son"...
On peut également jouer sur les phonèmes finals, comme par exemple "D" est le phonème final du mot "pyramide", "O", celui du mot "bateau", etc.


L'idée est de travailler petit à petit sur tous les sons existants dans la langue française, pour ensuite passer au stade son -> lettre ou groupe de lettres, que ce soit par des lettres rugueuses ou la méthode des alphas ou plus simplement un alphabet magnétique sur tableau blanc ou un puzzle...

Pourquoi parler des sons et non des lettres
Céline Alvarez indique dans son livre l'importance de parler des sons plutôt que des lettres par rapport au déchiffrement, en lecture. En effet, si on apprend à un enfant les lettres M (èm), U (u), R (èr), lorsqu'il tentera de déchiffrer tout haut le mot mur, il pourrait dire "èmuèr", et ne rien comprendre à ce qu'il lit.
De même, elle préconise de s'attacher vraiment au son de la lettre sans rajouter un "eeeeu", à la fin "mmm" et non "mmmmeeeu" pour M, pour éviter un "meu-u-reu" au lieu de "mur".

Place au jeu
Il s'agit de regrouper sur un plateau 3 objets quelconques aux phonèmes d'attaque très différents, par exemple une figurine de CHat, des Lunettes et une Pomme.
Puis on présente le jeu en 3 temps :
- nommer chaque objet en insistant bien sur le phonème d'attaque.
- demander à l'enfant de répéter le nom de chaque objet.
- demander à l'enfant : "montre moi l'objet qui commence par le son xxx" (ici CH, ou L ou P). Répéter cet exercice sur les 3 mêmes objets aussi longtemps que nécessaire. Varier les objets régulièrement.
Pour vous aider, j'ai rédigé un petit fichier téléchargeable ICI avec les phonèmes d'attaque et finals de tous les sons de la langue française, et des objets qui leur correspondent. J'ai laissé un peu de blanc dans les cases pour les compléter, n'hésitez pas à me mettre des idées d'objets de la vie quotidienne en commentaire ici, j'avoue que pour certains sons, j'ai un peu séché !

Au début, il s'agit de commencer par des phonèmes très différents, puis augmenter la difficulté en regroupant des phonèmes assez proches, comme par exemple :
- "CH", "S" et "Z",
- "G" et "K", 
- "T", "D", "P"
- "M" et "N"


Et ensuite...
Ensuite, lorsque tous les sons sont bien maîtrisés (au bout de plusieurs jours ou semaines donc), vous pouvez passer au stade "représentation", en proposant à l'enfant de lui montrer comment on représente les 3 sons sur lesquels il travaille. 
A ce moment, on peut montrer à l'enfant par un geste du doigt comment se trace le son (lettre ou groupe de lettres) et lui demander de le reproduire. 

Mais à la maison, nous n'en sommes pas encore là, même si je travaille sur un "alphabet sonore" rugueux tout doux !

@mvictoirev a préparé un loto sonore pour son Bonhomme de l'âge de ma Miss, en créant une Playlist avec des bruits d'animaux et des planches de loto, qu'elle pourra réutiliser ensuite comme loto classique.

Maman sur le fil a également créé un loto 2 en 1 imagier et sonore, avec des sons d'animaux. Il est téléchargeable sur son blog.

Les Petits Petons a fabriqué pour les bébés qu'elle garde des anneaux grelots pour cheville et poignet.

@melayalo  a fait participer ses 2 enfants au RDV : Léïo (13 mois) appuyait sur les boutons sonores des livres sur les animaux, et Cattleya (3 ans et demi) devait retrouver le cri de l'animal correspondant. Une chouette idée pour occuper 2 petits bouts de chou !


Maman Pleurote du blog Les Petits garçons poussent comme des champignons a aussi réalisé un loto sonore, mais pas sur le thème des animaux ! Il s'agit ici de retrouver des objets (riz, pompon, marron...) enfermés dans des capsules d'oeufs Kinder, rien qu'en écoutant le son !


Valentine du blog Bayu le Hibou a fabriqué avec son fils un carillon coloré en bambou.

Marine du blog Rêves en Arc en ciel a créé un jeu autour des sons avec plusieurs bouteilles en verre remplies à différents niveaux. Ses enfants ont pu taper sur les bouteilles et constater que chacune émettait un bruit différent !


Et enfin, Annaëlle du blog Mom & Studies a proposé une activité de mémo auditif pour sa fille de 3 ans, et une séance d'éveil musical pour son bonhomme de 7 mois.



Merci pour toutes vos participations ! Si le sujet vous inspire, vous pouvez encore participer en m'envoyant un mail (tout en haut à droite ⇗) !

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Le mois prochain, le thème, choisi par Valentine est les couleurs !
Nous attendons vos participations pour le 20 mars prochain !

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Le RDV Montessori At Home, c'est un RDV mensuel, organisé avec Valentine du blog Bayu le Hibou, Annaëlle du blog  Mom and Studies et Marine du blog Rêves en Arc en Ciel, autour d'un thème choisi en fin de mois. L'objectif est de prendre un peu de temps pour organiser avec nos enfants une activité d'inspiration Montessori.
Si cela vous inspire, n'hésitez pas à nous contacter pour participer !

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17 févr. 2017

Céline Alvarez et sa révolution bienveillante

Comme un bon roman qu'on fait traîner pour en savourer toutes les pages, jusqu'à la dernière, j'ai pris tout mon temps pour lire Les Lois naturelles de l'Enfant de Céline Alvarez. 
Et encore, j'ai dû mettre un coup de boost à la fin, parce qu'il faut que je le rende à la bibliothèque !!

C'est koââ l'histoire ?
Céline Alvarez a rédigé ce livre pour raconter son expérimentation de 3 ans dans une classe de maternelle  en zone défavorisée.
Une expérience fondée sur ses connaissances à la fois :
- des pédagogies Montessori, Steiner, Freinet...
- des dernières avancées en neurosciences se basant sur différentes études,
- de la bienveillance et de l'éducation positive.

En résumé
Le livre se compose de 5 parties :

Un préambule, qui explique rapidement d'où lui est venue l'idée de cette expérience, et résume rapidement ses 3 années d'expérimentation à Gennevilliers.

La première partie, "l'intelligence plastique de l'être humain" explique les mécanismes d'apprentissages d'un tout jeune enfant en se basant sur les expériences de la neurosciences. 
Un enfant a besoin pour apprendre d'être aimé, entouré, mais également actif et engagé dans son apprentissage. On ne peut obliger un enfant à apprendre quelque chose qui ne l'intéresse pas, ne fait pas sens pour lui. 
Dans cette partie, Céline Alvarez détaille les conditions nécessaires à un enfant pour qu'il puisse apprendre en s'épanouissant : le mélange des âges, la bienveillance, l'importance du jeu libre, la richesse du monde réel et de la nature, etc.
Puis elle termine en expliquant comment elle a appliqué ses idées durant les 3 ans d'expérimentation,  en revenant sur une journée "type" dans sa classe, la manière dont elle et son ATSEM se comportaient face aux enfants, et la façon dont les enfants ont réagi par rapport à cette nouvelle méthode d'apprentissage.

Dans sa deuxième partie, "l'aide didactique", elle passe en revue le matériel et la façon dont elle l'a présenté, dans les domaines du sensoriel, des mathématiques, de la géographie, de la musique, de la lecture et de l'écriture. C'est une partie très détaillée, très riche pour les enseignants, mais aussi les parents qui voudraient reproduire sa pédagogie à la maison.

Dans la troisième partie, "Soutenir le développement des compétences-socles de l'intelligence", elle détaille les compétences clés qu'il faut savoir reconnaître au bon moment, et accompagner pour aider l'enfant à construire son intelligence. Elle y parle notamment des périodes sensibles "de" Montessori, des compétences exécutives, de l'autonomie, de la liberté, et du stress.

Enfin, la quatrième partie s'intitule "le secret, c'est l'amour". Elle explique l'importance de la reliance, c'est-à-dire le lien que nous créons entre humains. L'éducation, c'est aussi créer ce lien entre adultes et enfants, mais également entre enfants d'âges différents, et la façon dont ce lien se transforme naturellement en  empathie et en altruisme.

Ce que j'en ai pensé
Toutes les 5 pages, je m'exclamais "il est très intéressant, ce livre", "Vraiment très intéressant", "C'est fou, ça", "Chéri, il faut que tu le lises toi aussi". C'est dire à quel point ce livre m'a plu. Bouleversé, même.
Grâce à ce livre, j'entrevois de nouvelles formes d'éducation pour mes enfants, basées sur la bienveillance, l'amour, le lien avec la nature, une plus grande attention au quotidien et aux apprentissages naturels que l'on peut offrir à son enfant.
Bouleversée aussi, car ma fille est dans une école tout à fait classique, normale, avec des notes et des erreurs corrigées au stylo rouge, des "c'est bien", des "fais ça comme ça"... En ayant lu ce livre, forcément j'ai envie qu'elle soit dans une classe comme celle de Céline Alvarez, forcément j'ai envie qu'elle soit traitée avec respect, liberté, autonomie, forcément j'ai envie qu'elle apprenne sans y être obligée, sans pression, sans ennui... mais comme on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, il revient à nous, parents, d'être vigilant sur l'épanouissement de notre Miss à l'école, et de poursuivre son éducation lors des temps libres à la maison.

Ce livre, ce n'est pas qu'un n-ième traité sur la pédagogie Montessori, qui applique "bêtement" les exercices de la tour rose, des barres rouges ou des encastrements. 
Ce livre, c'est l'héritage Montessori. La suite de la pédagogie Montessori, le tome 2, celui qu'elle aurait pu écrire si elle avait vécu au XXIème siècle. 
Elle y développe de façon encore plus clair l'importance de l'ambiance, de la qualité des lieux dans lesquels évoluent les enfants, la nécessité de revoir le rôle et la façon d'être des instituteurs, plus que le matériel Montessori à posséder absolument.

Bref, c'est un livre à lire et à relire, à avoir dans sa bibliothèque pour le consulter régulièrement !

Il est extrêmement riche, très facile à lire et pourtant denses d'idées, d'expériences, d'astuces, de savoir-être et savoir-faire pour accompagner son enfant au quotidien dans ses apprentissages. Si j'avais dû corner les pages qui m'apparaissaient importantes, je crois que j'aurais quasiment tout corné - heureusement pour lui, c'est un livre de bibliothèque, je me dois d'en prendre soin !

Ce que je vais appliquer au quotidien
Parmi la multitude de nouvelles idées que j'ai piochées dans ce livre, j'ai dégagé 4 grands chantiers - en plus de ceux que je mets en oeuvre depuis ma lecture de l'Enfant de Maria Montessori, c'est vous dire si j'évolue énormément en ce moment !

Travailler son langage au quotidien
Tout au début du livre, Céline Alvarez note une réelle différence de vocabulaire entre les élèves de l'école dans laquelle elle a enseigné avant son expérimentation (Neuilly sur Seine) et ses nouveaux élèves de ZEP (Zone d'Education Prioritaire). Elle cite également une étude, "the Early Catastrophe", qui montre que les enfants de milieux plus favorisés connaissent à 4 ans 30 millions de mots de plus que les enfants de milieux défavorisés, sachant que le vocabulaire et la tournure des phrases provient majoritairement (+85%) des parents. 
A la maison, depuis que j'ai arrêté de travailler et d'être stressée, je dis beaucoup moins souvent de gros mots ou de mots argotiques. En revanche, je suis la spécialiste du parler "pré-mâché" et prédigéré. Je supprime quasiment tout le temps la négation "ne", le "mai'nant" systématiquement remplace le "maintenant", "chuis" beaucoup plus que "je suis", et énormément de "trucs" me sortent de la bouche, en même temps que les "ça" et autres confrères. 
Bref, vous voyez ce que je veux dire. Etre précis. Utiliser le bon vocabulaire. Parler distinctement et correctement. Dire bonjour, s'il te plaît, merci. Dire "pardon ?" et non "KOÂÂ ?" pour faire répéter quelqu'un...
Comment peut-on penser que son enfant apprendra à parler comme nous le souhaiterions, si nous-mêmes ne faisons pas d'effort à ce sujet ?

Développer les compétences exécutives
Les 3 fonctions cognitives principales sont :
- la mémoire du travail, qui nous aide à mémoriser rapidement une expérience, une idée, un mot...
- le contrôle inhibiteur, qui nous permet de nous contrôler et nous concentrer sans se laisser distraire.
- la flexibilité cognitive, qui représente notre capacité à voir et surmonter nos erreurs en étant créatifs.
Une fois ces compétences acquises, l'enfant est capable d'agir et de choisir une activité par lui-même,  il est autonome, plus calme, il ne se laisse pas distraire, n'a pas besoin de l'adulte pour faire ce qu'il souhaite.
Ce sont des notions que je ne connaissais pas du tout avant de lire Céline Alvarez. Pour elle, ce sont des compétences capitales, qui doivent être acquises avant d'attaquer quoi que ce soit au niveau des apprentissages "scolaires", sous peine que l'enfant ne sache pas apprendre, tout simplement.
La seule et unique façon d'acquérir ces compétences est de soutenir les activités spontanées de l'enfant et sa recherche de l'autonomie, le fameux "veux faire tout seul" bien connu des parents.
Mais l'autonomie, ce n'est pas juste laisser faire seul l'enfant. Il s'agit de l'accompagner dans sa quête de l'autonomie, ne pas le laisser se dépatouiller dans une activité trop compliquée pour lui, lui montrer clairement, et prendre le temps de l'aider... sans faire à sa place, puis le laisser faire, refaire et re-refaire autant de fois qu'il le juge nécessaire, sans l'interrompre.
Avec nous, la Miss est déjà bien lancée dans la voie de l'autonomie <clic vers mon article>, mais nous avons encore des progrès à faire ; notamment les matins lorsque l'on est pressé, il est tellement plus simple de l'habiller à sa place, de lui servir le petit-déjeuner, de préparer sa tartine de pain-beurre...

Concernant le contrôle inhibiteur, il est possible de la travailler en même temps que l'équilibre : en traçant une ellipse au sol avec du gros scotch, et en demandant à l'enfant de marcher en équilibre
Un autre petit jeu proposé est de demander à l'enfant de reproduire un geste répété, par exemple de frapper dans ses mains. Au bout de quelques secondes, en continuant ce 1er geste, on en rajoute un 2ème, par exemple tourner la tête de gauche à droite. Puis on arrête le 1er geste en continuant le 2ème... et ainsi de suite. 
On peut également faire des exercices de sophrologie qu'elle appelle de "pleine conscience" : ils consistent en une prise de conscience des membres, de la poitrine qui se gonfle et se dégonfle, faire le silence et écouter les sons extérieurs.

La reliance, et non la dépendance.
Céline Alvarez développe tout un chapitre sur le danger du jugement d'autrui, le fameux "c'est bien", qu'on assène aux enfants lorsqu'on est content d'eux. Ce "c'est bien" pour lequel on peut vivre parfois,  celui qui nous fait faire les choses pour faire plaisir aux autres, et non plus à soi (d'ailleurs, on ne sait même plus quel est notre propre plaisir), celui qui nous soumet au regard des autres, qui nous fait guetter leur approbation. Je sais de quoi je parle, je suis malheureusement à 200% dans ce schéma vicieux au possible.
Et le nombre de fois où je dis "oh c'est bien" "oh, la maitresse doit être contente"... à ma Miss. Ca me rend malade quand j'y pense. Alors que ce n'est pas important, si moi je suis contente ou si la maitresse l'est. C'est ma Miss qui doit l'être, lorsqu'elle fait quelque chose qu'elle estime bien. 
Bref, un gros gros chantier qui se met en place, avec de nouvelles habitudes, et de nouveaux automatismes à créer. 
Céline Alvarez nous livre sa petite astuce. Lorsqu'un enfant venait lui montrer son travail en lui demandant si c'était bien, elle s'interdisait toute forme de jugement de valeur, positif ou négatif. Elle accueillait l'enfant en lui retournant la question : "Oh, tu as fait xxxx (en décrivant de façon neutre le travail). Qu'en penses-tu, toi ? Tu es content de toi ?" Ce qui n'empêche pas de se réjouir avec l'enfant qui est content "oh, je vois que tu es content. J'aime quand tu es content"...

Apprendre de la nature et du quotidien
Etant donné que la Miss va à l'école, ce n'est pas à moi de reprendre son programme scolaire à mon idée (même si des fois j'en crève d'envie). 
En revanche, j'ai décidé de suivre à la maison des pratiques un peu similaires au unschooling. Profiter du beau temps pour aller se promener dehors, découvrir la nature, les oiseaux et leurs chants, les différentes essences d'arbres. Puis certains soir, lire des histoires "orientées" sur l'Histoire de France par exemple, sur les planètes, sur l'Art... Bref, être totalement complémentaire à ce qu'elle apprend à l'école, profiter des moments du quotidien pour l'éveiller à de nouvelles idées, développer sa curiosité, apprendre sans apprendre ! Tout un programme, n'est-ce pas ?
Je suis déjà très étonnée de la façon dont la Miss retient de nouvelles informations. Une fois à table je lui parlais des os de la main, et quelques jours plus tard, elle me montre ses doigts en me disant "mes os, là" !
J'ai même commencé à travailler sur une première application du livre : l'introduction aux sons, qui est à retrouver ici !

Quelques citations pour finir
J'avoue que j'ai bien du mal à choisir, tout me semble tellement intéressant dans son livre !

"Nous ne pourrons pas résoudre efficacement les difficultés de l'école [...] sans nous attaquer directement à la cause qui les génère : notre système impose ses propres lois en piétinant celles de l'enfant. Et, en opérant de manière si brutale, l'école crée elle-même les difficultés qu'elle tente ensuite de corriger par des réformes."

"En 2009, je pris la résolution de vérifier mon intuition. Est-ce qu'un environnement adapté aux mécanismes naturels d'apprentissage réduirait les difficultés de tous, enfants et enseignants ? Pour répondre à cette question, il me fallait une classe. Puisque la recherche expliquait déjà clairement que les inégalités se construisent et se creusent dès le plus jeune âge, je souhaitais mener cette expérience en maternelle."

"L'enfant, qui se sent respecté, aimé, et considéré, développe confiance et estime de soi. [...] L'adulte devient un facilitateur, un guide bienveillant, qui prend le temps de se mettre au niveau de l'enfant pour lui parler. [...] Néanmoins, il n'hésite pas à procurer un cadre strict aux enfants, qui les sécurise et les oriente : il donne ainsi, de manière très claire, les règles de vie collective, et il apprend à arrêter immédiatement tout comportement qui ne serait pas constructif."

"Lorsqu'un enfant était triste ou même fâché [...] il y avait toujours un camarade pour lui dire, en lui prenant délicatement la main "qu'est-ce que tu as ? Tu es en colère ? Tu es triste ?" Ils reproduisaient nos comportements, en se les appropriant et en y apportant parfois une créativité et une intelligence extrêmement pertinente."


16 févr. 2017

Nos livres de gommettes et autocollants préférés

A la maison, s'il y a une activité qui fait fureur, c'est bien les gommettes. La Miss en a de toutes sortes, qu'elle me colle un peu partout à la maison... attention aux papiers administratifs qui traînent !!

Mais s'il y a une activité qui fait encore plus fureur que les gommettes seules, c'est le livre de gommettes !!

Tout a commencé... [le travail de précision avec des gommettes]
... quand la Miss avait un peu plus de 18 mois, j'ai acheté un peu par hasard un livre de gommettes pour les tout petits
Ce type de livres propose de grosses gommettes rondes et colorées qu'il faut coller à un endroit bien précis sur les dessins. Une fois les gommettes collées, l'enfant peut gribouiller colorier son dessin.
J'ai tout de suite été impressionnée par la précision avec laquelle la Miss collait ses gommettes aux endroits prévus, alors que je ne lui en avais jamais proposées auparavant. Peut-être faisait-elle déjà ce type d'activité à la crèche ?

Finalement, le plus dur pour la Miss n'était pas de coller les gommettes avec précision, mais bien de décoller les gommettes... J'ai vu plus tard une bonne astuce, qui est de décoller avant toutes les parties autour des gommettes. Ainsi, il est plus facile pour l'enfant d'attraper la gommette tout seul, car du coup elle dépasse. 
Depuis, je le fais très souvent, c'est hyper pratique ! Et en plus, ça fait une gommette géante pour la Miss (cf. photo de la couverture du livre, hum hum !)

J'ai acheté plusieurs livres comme celui-là, car ma Miss était très demandeuse de ce type d'activité.

Ce livre est un peu plus compliqué, car il mixe les gommettes rondes et les autocollants (de différentes formes).

Ces livres permettent à la fois de :
- faire travailler la coordination main-oeil,
- améliorer les gestes et la précision de l'enfant,
- commencer l'apprentissage des couleurs,
- commencer la discrimination visuelle (en général, il y a plusieurs tailles de gommettes rondes).

Puis tout a continué... [les livres éducatifs avec des autocollants]
... vers des 2 ans, par des livres ayant une dimension un peu plus pédagogique, tout en restant très ludiques

Il ne s'agit plus cette fois de coller "simplement" des gommettes rondes sur un dessin, mais des formes de plus en plus précises, sur différentes thématiques, ce qui permet en plus de développer le vocabulaire de l'enfant !

L'avantage de certains de ces livres, c'est qu'une fois que toutes les gommettes sont collées, on peut continuer à lire le livre comme un livre classique.

Il y en a qu'on a aimé, d'autres un peu moins.

Parmi ceux que je ne recommande pas, les "Drôles de visages dans la jungle". Je le trouve vraiment compliqué, même pour nous, adultes. Il propose d'un côté des faces d'animaux "vierges", et de l'autre les éléments du visage : nez, yeux, oreilles... 




Si pour nous, les yeux du serpent sont facilement reconnaissables, pour ma Miss de 2 ans, ce n'était pas simple du tout, car il n'y a aucun guide pour aider à reconnaître les éléments de chaque animal. Et du haut de ses 2 ans, il est même très compliqué pour elle de situer les yeux en haut du visage, le nez au milieu et la bouche / le bec en bas, surtout quand les visages sont de profil.
Au final, ça fait des mélanges un peu étranges... bof, pas convaincue ! Dommage car les autocollants sont repositionnables et on peut également écrire au stylo effaçable. Peut-être à proposer de nouveau dans quelques années...

En revanche, nous avions offert à la Miss pour la naissance de Titom ce petit livre des Autocollants à Gogo "Je connais les animaux", bien pratique quand on part en voyage. Il n'était pas évident pourtant, car demande de comparer un dessin d'animal et une photo (= la gommette), le tout en petit format.


Au final, les gommettes prennent place en bas de la page, tandis qu'au dessus, reste un grand dessin à colorier. Pas trop dans les préoccupations de la Miss quand je le lui ai offert, un peu plus maintenant, elle ne dépasse quasiment plus (humhum !). Du coup, j'aurais préféré des gommettes plus grosses, mais j'aime quand même beaucoup la diversité des animaux présentés.

Un autre livre, que nous aimons énormément, celui de Mes Docs à coller, sur La Ferme. Il est dans la même lignée que les livres Mes P'tits Docs, qui sont en général très instructifs pour les petits enfants. 
Les gommettes sont très grosses, l'emplacement sur lequel il faut les coller très bien identifié par une forme identique à la gommette...

Et cerise sur le gâteau, le texte est intéressant une fois les autocollants tous collés. Le nôtre est axé sur la ferme, on découvre les animaux, les machines agricoles, les légumes... on prend vraiment plaisir à le relire.

Une autre collection très bien faite est celle des Autocollants Usborne. On en a 2 : "On déménage" et "Les Villes du Monde".

J'aime beaucoup le principe du premier. Déjà, le thème me parle, car on va déménager l'an prochain (ou celui d'après, les joies de la construction).

De plus, les autocollants sont très variés, ce qui permet d'aborder non seulement les différentes étapes d'un déménagement (recherche de la maison, l'empaquetage, les travaux et la pendaison de crémaillère), mais également les vêtements et les objets de la vie quotidienne.
Et enfin, il s'agit d'un vrai livre, avec les personnages de la famille ours et une véritable histoire ! Bref, un coup de coeur !

Concernant le second, j'avais vraiment hâte de le recevoir, car je cherche en ce moment à développer la thématique de la géographie auprès de ma Miss (je vous en reparlerai bientôt, promis !). Avec ce livre, on aborde 11 villes du monde, de Londres à Tokyo, en passant par Buenos Aires.


C'est un livre hyper coloré, peut-être un peu dense au niveau des illustrations, mais qui a l'avantage de présenter assez fidèlement la plupart des monuments principaux de chaque ville, avec en prime à la fin du livre, une carte du monde. En bonne chauvine que je suis, je regrette que Paris ne soit que sur une seule page (mais où est l'Arc de Triomphe ?), mais surtout que le texte soit un poil léger. Sur certaines villes, on a un petit descriptif, mais surtout des "colle ici les tours", "place les monuments"... Dommage, car c'est à moi que revient l'immense privilège de broder sur les images !!

Merci aux Editions Usborne pour les 2 livres des Autocollants 😊, et à mes beaux-parents pour Mes Docs à coller ! 😜

Et pour me suivre, n'oubliez pas, il y a aussi Facebook ici, et Instagram ici ! 😀



14 févr. 2017

Pâte à modeler comestible et naturelle

À la maison, ma Miss de 2 ans et demi est très fan de pâte à modeler. Elle fabrique des gâteaux d'anniversaire pour son frère avec des bougies en morceaux de paille, elle crée des sculptures improbables avec des nouilles colorées, elle modèle des biscuits avec des emporte pièces... 



La pâte à modeler n'a que des avantages ! 
Déjà, en premier lieu, c'est une sacrée bonne occupation avant le dîner. Si je sens que ma miss s'ennuie, hop, je propose la pâte à modeler et je sais que j'ai une bonne 1/2 h devant moi de tranquillité pour cuisiner mon repas ! 
C'est aussi un excellent outil sensoriel, malaxer la pâte, sentir sa chaleur, sa douceur, son côté moelleux... la briser, la couper, la sentir... un vrai plaisir, même pour nous, adultes ! 
Et enfin, elle permet de muscler les petits doigts en vue de mieux maîtriser l'utilisation du crayon plus tard... 

La recette homemade
Jusqu'à présent, je n'ai jamais acheté de pâte à modeler toute faite. La pâte maison est tellement rapide à préparer et dure tellement longtemps que je n'ai pas trouvé l'intérêt d'en acheter ! 
J'en ai fait une première fois quand la miss avait 1 an et demi en suivant la recette de Merci Montessori (mon blog chouchou depuis très très longtemps !), elle a duré 1 an sans bouger ! 
De temps en temps, je prenais juste le temps de bien la malaxer avant de l'utiliser car le sel a tendance à ressortir, mais rien de méchant. 
J'ai fini par la jeter il y a quelques semaines, ma miss avait mélangé les couleurs, et c'était vraiment moche ! 

Pour une grosse boule de pâte à modeler (environ 700g) :
- 300g d'eau 
- 200g de farine 
- 200g de sel fin
- 2 cuillère à soupe d'huile (olive, tournesol, colza...)
- 40g de crème de tartre - c'est une sorte de poudre qui sert en pâtisserie dans les macarons, on en trouve en Belgique chez Alice Délice, en France chez Ambiance et Styles ou sur internet. J'ai payé mon sachet 7€ pour 120g, soit 3 utilisations.
- des épices pour colorer (ici du paprika et du curcuma) ou des colorants alimentaires liquides, ou pourquoi pas remplacer l'eau par du jus de cuisson d'artichaut, de betterave rouge (non testé) ?

On mélange grossièrement tous les ingrédients dans une casserole, on fait chauffer à feu moyen en remuant constamment. 

Assez rapidement, une boule se forme. 

En touchant du bout du doigt, on vérifie si elle est prête : dès qu'elle ne colle plus, on peut la sortir de la casserole et la mettre dans un plat pour la laisser refroidir

Naturellement, cette pâte a une belle couleur blanc crème. 
La première fois que j'en avais préparé, j'avais partagé ma pâte en 3 boules, et mis quelques gouttes de colorant jaune, rouge et bleu dans chacune d'entre elles, les couleurs étaient superbes, très vives.

Cette fois-ci, j'en ai laissé une blanche, dans la deuxième j'ai mis du paprika pour la couleur rouge, et dans la troisième du curcuma pour la couleur jaune


Je n'ai pas encore testé, mais on peut également parfumer sa pâte à modeler avec un peu d'huile essentielle (attention avant 3 ans), des épices (cannelle, 4 épices, noix de muscade...), ou même pourquoi pas y mettre de la lavande séchée mixée ? 

J'ai plusieurs fois empêché Titom (11 mois) de la goûter... mais ça le tentait trop ! Ah la grimace qu'il m'a faite en la mettant dans sa bouche ! 😂 Au moins, je suis tranquille de ce côté-là. Elle a beau être techniquement comestible, je n'avais pas spécialement envie qu'il en fasse une orgie !

Quelques objets indispensables 
À la maison, on fait très simple. Ma miss a réquisitionné un rouleau à pâtisserie (un tout petit que j'avais quand j'étais étudiante), j'ai ajouté des pailles coupées en 4, des nouilles colorées (rapidement trempées dans un bocal d'eau avec quelques gouttes de colorant et laissées sécher sur du papier absorbant), des emporte-pièce que je lui ai prêtés (je ne les utilise qu'à Noël !!), de gros boutons, des yeux mobiles, des coquillages, un couteau en bois, des ciseaux à bout rond...

Novembre 2015 - 19 mois... comme le temps passe vite !
Conserver la pâte
Pour garder la pâte, je la roule en boule après chaque utilisation (il ne faut surtout pas la laisser à l'air libre sinon elle sèche).
Puis j'enferme chaque boule dans du film alimentaire, que je conserve dans une boîte à chaussures de la Miss avec les accessoires (sauf le rouleau à pâtisserie qui réintègre sa place dans mon placard !)

Et voilà une activité qui plaît toujours, et n'est vraiment pas compliquée à préparer !

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8 févr. 2017

Bac sensoriel de fausse neige et tri des couleurs

La semaine dernière, je vous parlais de notre bac sensoriel de vraie neige. Sauf que la neige, il n'y en a plus. Fini. Au revoir. A bientôt peut-être !

En attendant, la Miss me demandait un nouveau bac avec de la neige

Alors, comment faire ?

Heureusement, Maman-Récup, c'est moi ! L'an dernier, nous avions reçu un énorme carton rempli de polystyrène blanc (avec surement un objet très fragile à l'intérieur, mais je ne me souviens plus de ce que c'était !).
Depuis, j'ai gardé dans un sac tout le polystyrène, me doutant que cela servirait un jour ou l'autre !


Alors vite fait bien fait, ma Miss a versé un bon paquet du polystyrène dans le bac. Quant à moi, j'ai caché discrètement quelques Playmaïs de couleurs vives, j'ai rapproché nos bols Grimm's aux couleurs de l'arc-en-ciel, et j'ai invité la Miss à chercher ce qui pouvait bien se cacher dans le bac !

Résultats 
Une petite fille heureuse comme tout de fourrager dans ces beaux gros flocons de neige, un peu de travail de tri des couleurs (tant qu'à faire !), et de transvasements avec la pince à cornichon et la louche, plein de marmites remplies et cuisinées...


... et de la neige lancée partout autour du bac !


Parfait pour travailler sa coordination main-oeil en passant le balai, n'est-ce pas ?


Et Titom (11 mois) dans tout ça ? Il a adoré attraper dans ses petits doigts les flocons, les serrer très fort jusqu'à ce qu'ils éclatent, essayer de les mettre en bouche, bref, travailler sa motricité fine et sa coordination main-oeil...


Une activité parfaite pour amuser les enfants avant le dîner... sous étroite surveillance quand même !

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7 févr. 2017

Les contes de fée [dans notre bibliothèque]

Je garde un souvenir attendri des lectures que mon papa me faisait tous les soirs dans mon lit. D'ailleurs, il ne manque pas de me rappeler que c'est grâce à ces lectures-là (et uniquement grâce à elles), que j'aime autant la lecture. Mais oui papa, mais oui !

Il n'empêche que depuis ces fameuses lectures du soir, j'adore les contes de fée. Pas très Montessori tout ça, je sais, je sais. Mais on n'est pas obligé d'être toujours d'accord avec la pédagogie Montessori, n'est-ce pas ? 
Quel plaisir de se plonger dans des mondes imaginaires, des fées qui volent, des méchantes sorcières qui font un peu peur, des robes brillantes et soyeuses des mille et une nuits... même adulte, j'ai les yeux qui brillent en pensant aux contes de fée !

Aussi, j'avais envie de vous partager une petite sélection de nos contes de fée préférés :

La Belle et la Bête - éditions Usborne

Etonnamment, c'est Titom du haut de ses 11 mois, qui s'est jeté sur ce livre le premier. Il faut dire que les pages sont bien cartonnées, facile à tourner pour ses petits doigts. Comme le livre est joliment découpé à l'intérieur, il adore mettre ses mains dans les trous, faire bouger les rabats... regarder les pages colorées... même si le sens de l'histoire lui échappe complètement !
J'adore les découpes, elles sont féériques !
Ma Miss (de 2 ans 3/4) a quant à elle adoré l'histoire. Elle est pile poil dans l'âge où elle arrive à suivre des histoires longues comme celle-là.
Pour ma part, j'apprécie que le texte soit suffisamment étoffé, avec beaucoup de vocabulaire et avec l'utilisation du passé (passé simple, imparfait, tout ça tout ça). Je trouve qu'il n'y a rien de plus horripilant que les livres (surtout les contes) écrits au présent et simplifiés à l'extrême. Je sens d'ailleurs que ma Miss est demandeuse de textes plus subtils, plus compliqués, elle s'intéresse, pose des questions, demande la signification de mots qu'elle ne comprend pas.
"Quoi caché bête maman ?"
Bref, une belle découverte que ce livre-là !
J'ai vu qu'il y avait à paraître dans la même collection Cendrillon et le Petit Chaperon Rouge. Vite vite, on les veut !

Mes Contes préférés - éditions CIL 

Celui-là, vous risquez d'avoir du mal à le trouver en librairie, car c'est un de ces fameux livres que mon père me lisait.
"Quoi nez là ?" demande ma Miss en montrant l'orifice nasal proéminent de la sorcière !
J'ai cherché sur internet s'il n'était pas réédité, mais je ne le vois nulle part. Dommage, c'est un de mes livres de contes préférés ! Et pour ma Miss, il est bien adapté car les textes ne sont pas trop longs, les pages épaisses et faciles à tourner (même si elles ont déjà été usées et re-usées !), et les illustrations sont superbes. On se croirait vraiment plongé dans un monde ancien et féérique... 
Le conte préféré de la Miss : devinez pourquoi ?!!
En plus, il est très complet, plus de 30 contes différents, dont Raiponce, Aladin, Blanche-neige, le Chat botté, la Princesse au Petit Pois (que l'on peut apercevoir ici), le Vilain Petit Canard, etc.
Bien déçue qu'on ne le trouve plus en vente 😕

J'ai bien d'autres livres de contes de mon enfance que mes parents nous ont donnés, mais pour l'instant, ils sont vraiment trop longs pour ma Miss. Vivement qu'elle grandisse mais pas trop vite quand même !

Et vous, quels sont vos livres de contes favoris ?



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6 févr. 2017

"Elle est dégourdie, cette petite !" [Montessori inside]

"Mais vous êtes fous de laisser porter ce gâteau à votre fille ?!" : ce WE, une amie se précipitant pour récupérer l'assiette sur laquelle trônait un très beau (et très fragile !) gâteau, que notre miss apportait fièrement à table. 

"Oh là là, quand je compare ta fille à mon neveu du même âge, j'ai l'impression qu'il est particulèrement assisté" : un ami, admirant la miss se servir de l'eau au robinet dans sa cruche en verre, avant de revenir à table se servir un verre (en verre toujours !) d'eau et de le boire.

Bref, ma fille est dégourdie. 

Force est de constater que si elle a pris son temps pour parler, notre fille a toujours été particulièrement débrouillarde.

Et vous savez quoi ? J'en suis drôlement fière ! 

Notre éducation tournée vers l'autonomie

Avec son papa, nous sommes globalement d'accord (pour l'instant !) sur la façon d'éduquer nos enfants. Et notamment sur ce point : hors de question d'en faire des assistés.

Quand on voit comment se comportent nos parents avec elle "il faut couper la viande plus petit, elle va s'étrangler" "attends je vais te mettre tes chaussures" "et vous allez vous promenez à pied, comme ça ?" (aka à pied sans poussette), "monte pas toute seule les escaliers / sur ta chaise Stokke / sur le tabouret, tu vas tomber !" etc. , je me demande s'ils étaient comme ça avec nous... et comment on n'est pas devenu de véritables assistés de la vie ! 

Depuis toujours, nous aidons notre fille à faire elle-même tout ce qu'elle peut. Elle nous facilite grandement les choses car elle est très demandeuse de faire par-elle même comme nous.

Le maître-mot : la confiance

L'un ne va pas sans l'autre à mon avis ! Je ne vois pas comment on peut développer l'autonomie de son enfant si on le couve comme une poule son oeuf, si on fait tout à sa place, si on ose pas lui donner l'opportunité de montrer qu'il sait faire... bref, si on ne lui fait pas confiance !

Alors oui, ne nous mentons pas, il y a eu de la casse

Je ne compte pas le nombre de fois où la miss s'est cogné, pincé les doigts... Je vous rassure, pas un ne manque à l'heure actuelle !
La miss est tombée de sa chaise Stokke. Elle s'est jetée en arrière alors que j'étais assise juste à côté d'elle à la regarder manger, elle a été si vite que je n'ai pas eu le temps de la retenir... ce qui nous a occasionné un petit passage aux urgences (l'occasion de visiter le lieu de mon proche accouchement, même si je n'imaginais pas une seconde accoucher dans cet endroit !), mais plus de peur que de mal...

La miss a cassé du verre : un bocal de ratatouille, une bouteille de jus de fruits (oh la galère à nettoyer...), et pas plus tard qu'avant-hier, un verre en le sortant du lave-vaisselle (il a tapé un peu trop fort contre la paroi supérieure de la machine). Mais si on compte bien, ni plus ni moins que moi, qui suis particulièrement maladroite !

Comment porter son autonomie

Au quotidien, par mille petites choses qu'elle peut/veut apprendre à faire toute seule : 
- vider le sèche-linge
- étendre le linge (ses petites culottes notamment, même qu'elle ne se pince plus les doigts avec les pinces à linge !!)
- la laisser mettre et enlever seule son manteau et ses chaussures (mieux vaut quand même investir dans des chaussures à scratch pour commencer, puis avec une fermeture éclair)
- lui confier les clés de la maison pendant les promenades (ok, je serre les fesses quand je fais ça, et je lui demande de vérifier de temps en temps qu'elles sont toujours dans sa poche !)
- la faire manger avec des vrais couverts (on est d'accord, son couteau, c'est le couteau à pain !), et la faire mettre ses couverts et les débarrasser, ce qui nécessite de les laisser dans un placard accessible pour elle
- accepter son "aide" lors du jardinage. C'est souvent contre-productif mais elle est tellement heureuse de participer en arrosant ses pieds les plants du potager !
- lui demander de menus service, du genre ranger ses bavoirs propres (dans un endroit à sa hauteur donc), porter quelque chose à son papa quand il est dans une autre pièce (un papier, son téléphone, une pomme... ou un gâteau très beau et très fragile !) etc.

Quelques aménagements bienvenus

La tour d'observation
La bien nommée tour d'observation !
Pour nous, le premier aménagement que l'on a bricolé dès qu'elle a su marcher (14mois et quelques), c'est la tour d'observation Montessori. Il s'agit "juste" d'un marche-pieds en pin sur lequel on a rajouté des barrières de protection pour qu'elle ne tombe pas, une fois juchée en haut.
Cela nécessite un sérieux lâcher-prise au niveau du contrôle. On est en effet obligé de lui faire confiance, car avec cette tour, elle peut en théorie accéder à TOUT (enfin, pas les placards en hauteur quand même, ce n'est pas une échelle non plus !). Elle peut désormais atteindre la gazinière, le tiroir à couteaux (et pas qu'à beurre), les interrupteurs, l'évier...

Quel bonheur de pouvoir faire la vaisselle !
Pour nous, cet aménagement a été salutaire, car la miss voulait absolument voir ce que l'on cuisinait, et hurlait quand on la posait par terre (en même temps, c'est pas facile-facile d'éplucher des légumes d'une main avec un grand bébé dans les bras !).
Elle a rapidement compris le principe et promène sa tour partout dans l'espace cuisine, elle s'en sert d'ailleurs pour grimper sur nos chaises de bar, pour se laver les mains, et pour voir tout ce qu'on prépare à manger.

Le lavabo

Elle avait à peu près 18 mois quand on lui a fabriqué avec quelques planches et un saladier en plastique son propre évier de salle de bain. 
C'était super pratique pour lui faire laver les mains mais on n'a pas pu (par manque de temps et de place) développer le concept. Il manque clairement un miroir pour qu'elle se voit quand elle se brosse les dents ou les cheveux.
Mais surtout, il n'y a pas de robinet avec de l'eau qui coule ! Depuis qu'elle a compris le truc (vers ses 2 ans je dirais), elle préfère nettement monter sur un tabouret qui reste en permanence dans la salle de bain, et ouvrir le robinet !

Ses affaires à sa hauteur


Tout ce qui est à elle (sauf ce que je ne veux pas qu'elle touche, par exemple les lots rangés de jouets  de ma rotation !) est disponible à sa hauteur. Dans sa chambre, j'ai vidé les 3 étagères inférieures de la bibliothèque pour y mettre ses livres, ses jouets. Pareil dans le salon, j'ai laissé de la place pour ses livres du soir.
Ses assiettes, ses couverts et ses cruches sont dans un placard en dessous du plan de travail, et les biscuits ou chocolat du goûter sont également à sa hauteur.

Son manteau, écharpe, bonnet et chaussures sont à sa portée dans la buanderie : on a installé une patère à hauteur d'enfant, et elle laisse ses chaussures au pied de son manteau.

Ou accessible à notre hauteur !
Même les poissons sont à sa hauteur !
Et pour tout le reste, elle est capable de grimper soit avec sa tour, soit avec un tabouret pour y avoir directement accès, comme par exemple sa brosse à dent dans la salle de bain, ou même ses habits dans des étagères au-dessus de son ancienne table à langer. La voir monter sur le tabouret puis sur la table à langer pour ranger elle-même une de ses culottes est particulèrement impressionnant la première fois, mais on s'habitue à tout !
J'aimerais mieux que ses habits soient à sa hauteur, mais malheureusement, je n'ai pas trouvé de solution satisfaisante pour l'instant. A suivre donc !

Et enfin... le lit

On est resté très longtemps avec son lit à barreaux, ce qui est anti-montessorien au possible. Mea culpa ! ;-) Pour ma défense, je dirais que :
1) on a acheté son lit avant que je ne lise des articles et livres sur la pédagogie Montessori, et croyez moi bien que si j'avais su, on se serait passé de cet encombrant objet.
2) le lit à barreaux, la cage donc, a aussi un côté bien pratique pour les parents. J'étais bien contente quand elle était réveillée le matin et qu'elle babillait gentiment avec ses doudous, de ne pas la voir débarquer avant que je ne sois habillée !

Avant l'été dernier (elle avait alors un peu plus de 2 ans), nous avons investi dans un matelas posé sur des lattes à même le sol. Elle est donc quasiment à ras du sol, et dort avec une couette et n'est plus mon bébé en turbulette ! , bref, elle est autonome pour se lever ! 
Bien pratique pour se lever faire pipi toute seule (ok, ça c'est en théorie, parce qu'en pratique, elle hurle "mamaaaaaaaan" en se levant, snif) ou venir faire un câlin dans notre lit à 7h du mat les WE...

Au final, rien de vraiment très compliqué à faire, il s'agit surtout de réorganiser l'espace pour que ses affaires principales soit à sa hauteur.
Au niveau bricolage, ce que je vous conseille en priorité car il sert tous les jours (et même pour moi !), c'est la tour d'observation. Pas grand-chose à faire, mais hyper pratique.

Et vous, est-ce que vous favorisez l'autonomie de vos enfants ?



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