Les looks de la Miss #1

Une nouvelle rubrique avec nos coups de coeur modesques !

Introduction aux sons

Je commence d'ores et déjà à appliquer les conseils de Céline Alvarez en ce qui concerne l'écriture !

Céline Alvarez et sa révolution bienveillante

Ce que j'ai pensé des Lois Naturelles de l'Enfant et ce que je compte appliquer au quotidien

Nos livres de gommettes et d'autocollants

Ma sélection de 18 mois à 3 ans (voire plus...)

Ma pâte à modeler comestible et naturelle

Hyper simple à faire... et toujours efficace pour occuper ses enfants ! Que demande le peuple ?!

28 nov. 2016

Education positive : on se lance ?

L'éducation bienveillante.
Vous savez, le dernier truc à la mode pour élever ses enfants...
Non ?
Mais si ! On en entend parler partout, entre les magazines de parents, les émissions de TV ou de radios, et les blogs de super-mamans parfaites !



C'est quoi, ça ? (comme dirait ma miss)

La parentalité positive, c'est tout un art, présenté en général en une liste interminable de phrases qu'il ne faut pas dire, de gestes à éviter, en général assez efficaces pour déprimer une maman juste "normale".
Vous voyez, le genre de maman comme vous et moi. Celle qui après une journée bien occupée est crevée, fatiguée, et quand, au bout d'1/2h à table, commence à bouillir intérieurement en voyant son gosse qui met du riz à peu près partout à 1m autour de lui sauf dans sa bouche. Et finit par exploser en lui hurlant dessus quelque chose comme "MAIS C'EST PAS POSSIBLE ? TU PEUX PAS FAIRE ATTENTION ? TU EN FOUS TOUJOURS A COTE ! C'EST PAS COMPLIQUE POURTANT DE MANGER PROPREMENT !"
Ah la mauvaise mère...

Bah oui, j'avoue, je suis ce genre de mauvaise mère qui crie sur ces gosses, qui craque et se met à claquer les portes, jette les affaires par terre de rage et finit par faire peur à ses 2 terribles enfants.
Pas toujours, je vous rassure. Le moins souvent possible. Mais oui, ça m'arrive quand je suis fatiguée, quand j'ai passé une mauvaise journée, et quand j'ai juste envie d'être seule tranquillou-peinard avec un bon bouquin et une tisane mémé-qui-dort.

Un héritage du passé

Je suis la digne héritière de mes parents, je les ai eux aussi entendus me dire des choses comme ça quand eux-mêmes étaient énervés. Le point culminant étant le "tu n'as pas honte de... pleurer / crier / sucer ton pouce / etc.", expression hautement utilisée par mon père. Quand je me suis entendue la dire pour la première fois à ma toute petite Miss, je l'ai tout de suite ravalée. Ah non, pas de ça chez moi ! 
J'ai suffisamment honte moi-même aujourd'hui, suffisamment peu confiance en moi. Hors de question que mes enfants vivent avec la honte de ne pas faire tout bien comme MOI je le veux.

Et puis un jour, j'ai lu un billet de blog, 2 billets, 10 billets, 1 émission de radio, plusieurs articles de magazines, un livre sur la communication non violente...

Et en résumé

Finalement, l'éducation bienveillante, c'est pas compliqué du tout.
C'est un principe qui tient en un mot : le RESPECT.
Le respect de l'enfant. La Règle d'Or dans toute sa splendeur.
"Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse". Une maxime qui me suit depuis de nombreuses années.

Dès son plus jeune âge, je respecte mon enfant

Imaginez-vous à un repas de famille avec votre aïeul, qui tremble beaucoup, et renverse son riz sur la table quand il mange. Vous lui diriez vraiment ça : "MAIS C'EST PAS POSSIBLE ? TU PEUX PAS FAIRE ATTENTION ? TU EN FOUS TOUJOURS A COTE ! C'EST PAS COMPLIQUE POURTANT DE MANGER PROPREMENT !" ???

Non, même si ça vous agace fortement parce que vous savez que :
1- le riz ça colle
2- quand papy va se lever, il va marcher dedans et s'en mettre plein les chaussures (et accessoirement plein sur le parquet
3- il va se délester du riz petit à petit, sur le canapé, dans les toilettes, car il en a partout sur son pull
4- vous allez devoir nettoyer derrière lui en le suivant à 4 pattes pour le ramasser grain à grain, parce que le riz, ça colle au balai.
5- vous aviez récuré la maison juste avant qu'il arrive...

Ca vous énerve au plus haut point, certes. En même temps, l'aïeul, vous n'allez quand même pas lui crier dessus. Déjà parce que c'est inutile, il n'entendra rien. Et puis surtout, vous le respectez.

Vous lui direz juste "fais attention papy, tu mets du riz partout, secoue ton pull avant de te lever. Tu veux que je t'aide ?" ou ce genre de choses.
Bah voilà, c'est tout.

Y'a plus qu'à imaginer que vous parlez à votre grand-père quand vous vous occupez de vos enfants ! 

C'est quand même pas bien compliqué la communication positive !!

Allez, la prochaine fois, je reviens avec un manuel pratique bourré d'expressions à dire / ne pas dire pour s'améliorer en respect de l'enfant ! ;-)

25 nov. 2016

Petit tag entre amis...

Oh là là, ça fait tellement longtemps que je n'ai pas été tagué que je réponds tout de suite au Liebster Award 2016 dans la catégorie de la meilleure révélation, j'ai nommé Le Blog de Kimie (humhum, je m'emballe là !).



Bref. C'est Maman Dourgâ qui m'a nominée, une maman que je suis principalement sur Instagram. Parce que ne nous voilons pas la face, je suis globalement toute la journée - honte à moi - sur ce maudit réseau social qui bouffe mon blog et m'empêche de bouquiner un bon gros livre les pieds en éventail devant mes radiateurs.
J'aime beaucoup les idées d'activités qu'elle propose pour sa petite miss de 2 ans, et ses bricolages. Genre le lit cabane en bois qu'elle a fabriqué avec son chéri pour leur fille est juste waaouuuh...

Le principe du tag est de dire 11 choses sur soi et de répondre ensuite à 11 questions. Il fut un temps loin loin loin où j'avais fait d'un seul tag toute une série d'articles, parce que j'étais juste incapable de dire 11 choses sur moi sans en écrire toute une tartine.
Maintenant, je ne suis pas sûre de réussir un tel challenge (syndrome de la page blanche oblige), alors je vais me contenter modestement de dégoter 11 choses que vous ne savez pas sur moi.

Me, myself & I !

- je suis en congé parental, pile jusqu'au jour du premier anniversaire de Titom, et j'ai les boules de reprendre le boulot du coup
- de toute façon, j'ai les boules de reprendre mon boulot, je pensais en partir pour au moins 3 ans (soit une vie, ne nous leurrons pas), et finalement, je dois y revenir...
- ... parce qu'on a acheté un terrain avec chéri, et qu'un seul salaire ne va pas suffire pour construire le palace de nos rêves, avec une aile par enfant et par parent - OK, 3 chambres, nous disons.
- je suis un peu paumée sur mon blog, j'aimerais bien écrire plus souvent, j'ai des tonnes d'idées mais elles ne se mettent pas bien en forme. J'aime pas ça !
- j'ai allaité ma Miss 14 mois, et c'est bien parti pour durer autant pour mon Titom. J'aime ça !
- j'envie grave grave les gens qui ont un intérieur maison-témoin. Chez moi, c'est le bordel.
- je viens de perdre toute la fin de mon article parce que j'ai oublié de l'enregistrer avant d'éteindre mon ordi la semaine dernière. Les boules de chez M. et Mme Boule ! Il ne me manquait juste que la photo à ajouter avant d'appuyer sur "publier". Grrrhhhhhh !
- je suis incapable de faire un calcul juste du 1er coup. A mon boulot, je suis sûre qu'ils sont aussi heureux que moi que je sois en congé parental ! Ils devaient en avoir trop marre de re-re-re-vérifier tous mes calculs. Et moi aussi d'ailleurs ! Hier j'ai calculé la surface au sol pour faire faire un devis pour du carrelage, chéri a failli péter les plombs. Toutes les 30s, je lui renvoyais un message "ah non attends, j'ai oublié ça"... "ah mince, j'ai compté ça 2 fois"... "là, c'est bon !" "Ah non en fait !"
- je ne sais toujours pas ce que je voudrai faire de ma vie quand je serai grande ! Mouais. Je sais. A 33 ans, il serait bien temps d'y penser, non ?! (en tout cas, ça ne sera pas des maths, ça c'est sûr !). J'ai toujours fait ce qu'on attendait de moi, gentil petit mouton de ses parents. Résultats, je fais un boulot qui ne me plaît pas et pour lequel je ne suis pas non plus la plus compétente, et j'ai trop peur et pas assez d'idées (et d'argent !) pour me lancer dans autre chose.
- je ferai tout pour que mes enfant apprennent à penser par eux-mêmes du coup. Pour l'instant, ma Miss est à l'école classique, mais je réfléchis à d'autres moyens d'éducation, IEF, école Montessori (mais malheureusement pas vraiment dans notre budget...), école démocratique... à suivre !
- Ca fait plus de 10 ans qu'on déménage à peu près tous les 2 ans, chéri et moi (seuls ou ensemble). Ca fait 2 ans et demi que l'on est dans notre habitation actuelle, presque un record ! Dire que je pensais que l'on n'y resterait pas plus d'un an. Du coup, on a pas mis de cadre aux murs, j'ai pas installé les stickers "lapins" achetés pour ma miss... Et là, on y est encore pour un an. Ca va être long !

Les 11 questions, les voici les voilà !

1. Quand as-tu commencé ton blog ?
Mon préhistoriblog et moi, c'est une longue histoire d'amour ! Il est ouvert depuis septembre 2011 !

2. Aimes-tu faire des choses toi-même (DIY) ?
Oui, mais c'est pas toujours réussi. Dernièrement, j'ai essayé de faire des boules en laine pour faire un calendrier de l'avent... total FAIL !

3. Où rêverais-tu de vivre ?
Nantes

4. Quel est ton métier ?
Le congé parental ! ;-)

5. As-tu un loisir que tu pratiques seule ?
Pas en ce moment, j'ai les 2 loustics qui m'occupent bien assez. Sauf si on considère le blog comme un loisir ! Sinon j'ai fait du théâtre, du dessin, de la couture, de la sophrologie, des ateliers d'écriture...  Et je referais bien un peu de footing, mais chéri rentre trop tard le soir pour que je sorte courir, et nos WE sont trop chargés. Et j'ai la flemme aussi, ne nous voilons pas la face !

6. Pourquoi as-tu créé ton blog ?
J'en parle ici.

7. Quel est l'objet dont tu ne pourrais pas te passer ?
J'en parle ici.

8. Qu'aimes-tu faire de ton WE ?
Me prélasser au soleil avec un bon bouquin, les doigts de pied en éventail... OK, ça ne m'arrive juste JAMAIS !

9. Combien d'enfant rêvais-tu d'avoir ?
Quand j'étais petite : 2.
Avant d'accoucher de la Miss : 1 et on verra ce que ça donne
Après quelques mois de cohabitation avec la Miss : 3 Miss, s'il vous plaît !
Après avoir accouché de Titom : 10 (j'ai adoré mon accouchement ! Je sais, je suis folle !)
Après 1 mois et demi de Titom : 2 et une ligature des trompes
Maintenant : 2,5 et ça dépend d'où vient le vent !

10. Quel est ton dicton favori en tant que maman ?
"Tu veux faire pipi ? Tu es sûre que tu ne veux pas faire pipi ? "

11. Lis-tu des livres sur l'éducation ?
Pas pour l'instant, mais j'en ai 2 sur ma liste au Père Noel !
L'Enfant de Maria Montessori, et Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent de Faber&Mazlish.


Et pour terminer, 11 nouvelles questions et 11 nouvelles blogueuses !

- quel est ta plus belle qualité en tant que maman ?
- quel est ton en-cas favori ?
- depuis que tu es maman, mer ou montagne pour les vacances ?
- couches lavables ou jetables ?
- en 3 mots, comment définis-tu ton blog ?
- quel est l'article que tu préfères sur ton blog ?
- quels surnoms pour ton/tes enfants ?
- portage ou poussette (ou dos en vrac) ?
- combien de temps passes-tu sur internet par jour (hors pour le boulot) ?
- quelle question aurais-tu voulu que je te pose ?
- tu peux y répondre du coup !

- 2 fois bleu
- Bayu le Hibou
- les activités de maman
- maaademoiselle A
- maman, boulot, dodo
- Mom & Studies
- Mon Bazar Coloré
- Rêves en arc en ciel
- Sous mon parasol
- The Happy Mess Factory
- Veux pas


Bon courage les filles, n'hésitez pas à me laisser un commentaire si vous répondez à mon tag ! :-)

16 nov. 2016

Le syndrome de la page blanche

La page blanche, c'est un truc particulièrement vicieux. A chaque fois que vous avez enfin fini par vous débarrasser de vos mômes, et que vous vous retrouvez tranquillou-pilou devant votre ordinateur, un bon thé fumant d'un côté, un biscuit qui fait plein de miettes sur le clavier de l'autre, PAF ! Trou noir

Plus aucune idée ne vient, vous ne savez pas par quoi commencer votre article, ni même sur quoi écrire. Votre liste d'idées d'articles à rallonge que vous tenez depuis au moins 2 ans vous fait soupirer, pfff, ça pas envie d'en parler, pfff, ça je sais pas comment le tourner, pffff, ça trop compliqué à écrire, trop chiant, pas assez drôle blablabla et reblablabla...

Vous vous souvenez d'avant. Avant quand votre blog était tout neuf tout moche beau, vous aviez une idée et bloop, un flot de mots en découlait, des phrases, des paragraphes, des pages, sans s'arrêter, sans discontinuer... et c'était bon ! Des années plus tard, quand vous relisez vos-articles-votre-vie-votre-oeuvre, vous riez aux bonnes blagues, vous vous sentez émue pour cette "autre" qui n'est autre que vous, vous lisez avec plaisir autant de bonne humeur !

Tandis que si vous lisez les articles les plus récents, vous vous trouvez pesante, ch*ante même, et pourtant, vous savez, vous, qu'en backstage, pour cet article-là, vous avez mis toutes vos tripes, vous l'avez travaillé et retravaillé, écrit puis effacé, puis ré-écrit, puis il a traîné dans les brouillons plusieurs jours avant le déclic du clic : "publier".

Aujourd'hui, j'ai le syndrome de la page blanche. Il me bouffe tous les jours un peu plus, il vide mon esprit, englue mes mots et colle mes articles à la poubelle. Il me percute, il me casse, il me tacle. Il s'insinue en moi et je ne sais plus comment le faire sortir, comment m'en sortir, comment sortir les mots de mes doigts sur le clavier...

Et pourtant... pourtant le soir quand je me couche, les idées sont là, les mots viennent, tournoient, chantent en coeur la mélodie de l'inspiration retrouvée... Je m'endors en me disant : "demain, j'écris cet article"... 

Le lendemain, plus rien.

Et vous, l'inspiration, ça va, ça vient ou vous fourmillez d'idées en permanence ?

9 nov. 2016

Les 6 meilleures façons de perdre la boule quand on a un petit enfant... [faites des gosses qu'ils disaient]

Vous a-t-on dit, jeune maman, qu'une fois que la chair de votre chair serait difficilement expulsée, l'ange de vos jours (ou plutôt le démon de vos nuits, gniark gniark gniark) serait physiquement prêt à vous faire tourner en bourrique 24/24 ?



L'attaque du sommeil perdu

Dès le début, l'Etoile de vos nuits tente l'agression classique mais efficace : l'attaque du sommeil ! Petit à petit, sa stratégie s'établit. Patiemment, il construit son attaque. Dès qu'il voit vos yeux papillonner, vos paupières lourdes, un bâillement discret, OUUUUUUUUUINNNNNNNN !
Jour après jour, heure après heure, il grignote les heures de sommeil que vous aviez chèrement accumulées pendant vos quelques semaines de congé prénatal.
Non content de vous réveiller avec la régularité d'une horloge toutes les 2h37min46s de jour comme de nuit, offrant une totale impossibilité de sommeil prolongé, à moins de disposer d'un château (ou à défaut d'une pièce totalement insonorisée), d'une batterie de nounous, ou d'un mari insomniaque (la nature faisant mal les choses, je ne dispose personnellement d'aucune de ces solutions), l'enfant va encore plus loin. 
En effet, de 18h53 environ à 23h59, tous les jours que dieu fait (même le dimanche... je sais c'est dur), il décide de faire une petite crise d'angoisse existentielle, à base de "que fais-je ?", qui suis-je ?" "où est ma mère ?" "donnez-moi un truc à sucer !" "vite !" "plus vite !" "ah non, ça j'aime pas" "puisque que je vous dis que c'est dégueu ce truc" "j'en veux pas, lâchez moi avec ça" "le sein de ma mèèèèèèère je le veux je l'aurai je l'ai" "gniark gniark je le totote, je le suçote, je le mordille" "OUIIIINNNN finalement c'est pas ça que je veux, remettez moi dans mon endroit chaud et liquide OUIIINNNNNNN"

L'attaque par bouche interposée

Puis le Poupon d'amour en sucre d'orge grandit. Désormais il aime bien attraper des choses. N'importe quoi, pourvu que ça se fourre dans la bouche. N'importe quoi mais en particulier : 
- les cheveux de sa mère (aïe)
- les boucles d'oreille de sa mère (ouille)
- le piercing au nombril de sa mère (ah la vache)
- l'assiette (pleine ai-je besoin de le préciser) de sa mère (ça brûle, la soupe !)
- le couteau qui traînait à côté de la soupe (sueurs froides et cie)
- les personnages Polly Pockets vintage de sa mère pas vintage (chercher ma collection dans son caca, no way !)

L'attaque de la main qui s'ouvre

Mais la Pupille de vos yeux ne se contente pas de manger tout ce qui traîne et n'est pas comestible, rendant sa mère moitié chèvre à sécuriser le périmètre d'un mètre autour de lui, et rêvant de lui coudre une jolie petite camisole de force en lange Aloïs Aloïs (vous savez, celle avec les petites étoiles roses, ça rendrait tellement bien...). 
Ah non, l'enfant apprend vite qu'il a le loisir de rendre sa mère encore plus chèvre... tout simplement en ouvrant la main.

Leçon en 3 temps :
- temps 1 : je repère "oh le joli bibelot"
- temps 2 : je referme la main (et la bouche) dessus "mmmmh, c'est froid c'est bon en bouche"
- temps 3 : j'ouvre la main "oh c'est drôle, Newton, la gravité, les petits morceaux, enfin un peu d'action que diantre !"

Sachez chères mamans que vous n'êtes pas là au bout de vos peines, car le Lapinou en chocolat ne s'en arrêtera pas là. L'enfant ne restera malheureusement pas statique : de plus en plus loin, de plus en plus haut, il vous faudra bientôt sécuriser la maison du sol au plafond !


L'attaque du parler qui tue

Le Petit poulet est un jeune bambin charmant, qui désormais fait entendre des sons, des mots, des phrases, des chansons. Désormais, plus jamais vous n'aurez un mot de calme. Vous vivrez dans le bruit, le blabla continu, le parler qui rend fou. Le silence chez vous ? Fini. Terminé.
- cha ?
- cha, euh pardon, ça, c'est un biberon, mon lapin crétin d'amour.
- bron ?
- oui mon chéri, bi-be-ron.
- bron ?
- bi-be-ron, oui.
- bron ?
- BI-BE-RON je te dis.
- bron papa ?
- oui bron mon chéri. Et moi c'est maman, pas papa.
- bron papa ?
- mmmmh oui, bron...

C'est quand vous ne chercherez ni à comprendre ce qu'il essaie de vous dire, ni à corrigez les quelques mots que vous comprenez que vous serez définitivement perdue. Allez, courage, la fin est lointaine proche (dans 20 ans ça ira mieux).

L'attaque de la saleté propreté

Le Poussin mignon va entrer à l'école. Bientôt. Très bientôt. Malheureusement, Papillon de lumière fait encore ses petites crottes de poussin mignon dans sa couche, malgré ce joli petit ustensile bien pratique qui trône dans la salle de bain (avec une peluche dessus, faut bien que ça serve à quelque chose).
A chaque tentative de votre part de lui expliquer le pourquoi de l'utilité de la chose, il vous oppose un "nan" catégorique.
Très clair, ok.
Vous commencez à stresser. L'enfant portera-t-il des couches encore longtemps ? Toute sa vie ??
Vous commencez donc à retirer une couche, un jour, l'air de rien vas-y que je t'embrouille. Mesdames chères maman, sachez-le : retirer la couche, c'est le plus facile. Par contre, munissez-vous dare-dare de vos meilleures serpillères et éponges. Vous en aurez besoin.
N'hésitez pas à limiter le périmètre de nuisance déplacement du chérubin aux seuls endroits carrelés (pitié mon tapis crème, non non nooooooooon) (non mais quelle idée le tapis crème, me direz-vous ? Totalement kids non friendly... Et je vous répondrai que je n'ai pas toujours eu de gosse à la maison, sinon mon tapis n'aurait pas été acheté crème, mais multicolore tendance kaki-marron-caca !).
Et là, croyez-en mon expérience toute humide fraiche en la matière... Vous. Allez. Vraiment. Devenir. Chèvre. Point.
Vous allez devenir chèvre à force de surveiller votre gosse pour voir si tout va bien.
Vous allez devenir chèvre de lui demander toutes les 20 min s'il veut faire pipi/caca (le minuteur est votre BFF).
Vous allez devenir chèvre quand il vous répondra systématiquement non.
Vous allez devenir chèvre lorsqu'au bout de la 21ème minute (soit 1min après que vous lui avez demandé s'il voulait faire pipi), il vous inondera votre précieux tapis crème.
Vous allez devenir chèvre à force de dégainer l'éponge plus vite que votre ombre.
Vous allez devenir rouge de honte lorsque la Fondance de votre coeur va faire pipi en plein milieu d'une librairie (si si).
Vous allez devenir chèvre lorsque le Chaton en chocolat va faire pipi sur VOTRE siège auto car il a réussi à s'y faufiler au lieu de sortir de la voiture quand vous l'avez détaché.
Vous allez devenir chèvre à force de prononcer les mots "pipi" "caca" "tu es sûr" "tu es vraiment sûr" "oh mince, un accident"...



Croyez-moi, il faut avoir la foi... peace and love.

Et puis quand ça commence presque à aller bien, méfiez-vous du retour de bâton, l'enfant est fourbe taquin, il aime bien vous refaire de petites surprises après un changement dans sa vie (retour de vacances, rentrée à l'école, biscottes au lieu du pain au petit-déj...) ou, à une semaine de la rentrée en maternelle, à cause d'une petite infection urinaire (ça fait mal alors on se retient on se retient jusqu'à plus pouvoir... welcome le tapis crème, il absorbe bien le pipi, ce tapis crème dis donc ! Un achat plus que parfait !).

Le singe qui rend chèvre

Et enfin, last but non least (je crois que je pourrais lister encore bien plus de bonnes raisons de perdre la tête), l'attaque par imitation interposée !
Certainement une période sensible de l'imitation, dirait Madame Montessori.
Elle aurait certainement raison, ce qui n'empêche que cette période est longue, longue, mais looongue...
Quand vous passez le balai et que le Poulet de vos jours trépigne dans votre "bourri" (on est limousin ou on ne l'est pas !) et vous pousse afin de prendre SON balai pour "mettre" le bourri dans sa pelle et dans la poubelle - comprendre : disperser tout et en foutre partout sous ses chaussons.

Là, c'était la 1ère fois, y'avait pas de bourri qui traînait !

Quand vous faites pipi tranquille (vous pensiez avoir une ouverture, le Chérubin-lapin étant absorbé par son activité favorite du moment : ouvrir votre portefeuille et tout sortir en vrac par terre) mais que l'Ange déboule et regarde dans les WC entre vos jambes pour voir ce qui coule (l'apothéose étant certains jours par mois : "couche maman ?", euh comment dire ?) avant de vous pousser complètement en chouinant "ma-ssi ma-ssi" (comprendre "moi aussi maman j'ai d'un coup une envie pressante de faire pipi dans les WC et pas dans le pot, parce que le pot c'est totalement has-been")

Désolée, photo censurée...

Quand vous êtes particulièrement en retard le matin (10 min pour s'habiller et prendre le petit-déj, ça le fait ?) et qu'au moment de prendre la brosse pour peigner votre Petit Cygne sauvage : "nan seul maman". Au moment de lui mettre son pantalon "nan seul maman", au moment de vous peigner "nan, moi maman". L'avantage est que lorsque vous serez vieille et dépendante, vous saurez que la Rose d'amour est capable de prendre soin de vous !

Lorsque vous débarrassez vos courses et que votre Ourson mignon vous aide avec amour. "Noooooon, pas la bouteille en verre !!" Et merdecredi, trop tard... 


Enfin, je vous rassure, je n'ai pas encore ligaturé mes trompes, c'est qu'on arrive à s'en sortir au bout du bout !
Et heureusement qu'on les aime, nos petits Chérubins-chatons-lapin-ourson-en-sucre-d'orge !


Et vous, vos gamins, ils vous font perdre la tête un peu / beaucoup / passionnément / à l'hôpital psychiatrique ?


8 nov. 2016

J'ai testé le no-poo avec mes 2 bébés (et on a tous survécu) !

J'avais prévu de vous faire un no-poo pas à pas, avec des articles toutes les 1/2 journées pour vous montrer en gros plan l'état de ma tignasse sans shampoing depuis 1/2 journée, 1 journée, 1 WE etc... 
Et puis en fait, la réalité s'est rappelée à moi.

BAM.

J'ai 2 enfants. 

Mouais je sais, j'abuse. J'ai "que" 2 enfants et je bosse même pas. Non mais sans rire. Elle bosse pas et elle vient se plaindre de pas réussir à pondre 3 lignes avec une photo de ses cheveux sales... Allo, quoi ?!

Soit. Du coup, au lieu d'un récap mois par mois, je vous fais un récap de la mort qui tue qui j'espère ne sera pas mortel (mouarf mouarf le mauvais jeu de mot !).

Le pourquoi du comment ?

J'ai commencé mon no-poo juste après avoir été chez le coiffeur (et acheté un shampoing super cher, oui je sais, on n'est pas à une contradiction près !) début septembre.

En revenant du coiffeur...

Depuis ma 2ème grossesse, mes cheveux sont dans un tel état de délabrement que je ne sais plus quoi en faire. 
Avant (comprendre : quand j'étais jeune, belle, svelte et sans enfants), je faisais un shampoing par semaine. Point. Oui oui, un vrai point. Jamais de soin ni quoi que ce soit impliquant de rester des plombes à poireauter sous la douche que le truc prenne ou que le machin régénère ma tignasse. Pas besoin de frotter, malaxer, brosser, huiler... Besoin de rien, je vous dis !
Et puis avec cette grossesse, et encore plus depuis l'après-grossesse, j'ai été obligée d'acheter des soins tellement mes cheveux étaient secs, abîmés, ternes... en un mot : MOCHES !
Et puis les mois passant, je me suis rendue compte que mes cheveux commençaient à être un véritable bouillon chimique, entre le shampoing, l'après-shampoing, le masque, le sur-masque, l'huile, le patin et le couffin.

Par un complet hasard, je suis tombée sur cet article du blog d'Antigone XXI, dans lequel Ophélie explique qu'elle ne se lave plus les cheveux depuis... des plombes.

Et là, ça a fait tilt dans ma petite tête, sous ma tignasse de paille desséchée... Et si c'était ça la solution ? Si au lieu d'en rajouter toujours plus, j'en enlevais ?

Le concept m'a tenté, alors je me suis lancée...

Et concrètement, ça donne quoi ?

Concrètement, ça va faire 3 mois que je ne me suis plus lavée les cheveux avec un shampoing. Je vous rassure, je les lave quand même (je suis pas une grosse sagouine, voyons !), mais différemment.

Une fois par semaine au début, et maintenant 1 fois toutes les 2 semaines, je les lave avec du bicarbonate de soude mélangé à un peu d'eau, que j'applique consciencieusement sur toutes mes mèches en massant bien le cuir chevelu. Je rince puis je mets du vinaigre de cidre dilué avec un peu d'eau pour nettoyer les restes de bicarbonate et faire briller. Je rince de nouveau et c'est fini. Finito ! Vade retro shampouino !
Et pour la vie de tous les jours, la seule contrainte est de laver sa brosse à cheveux tous les jours pour éviter de mettre du sébum ou des poussières dans ses cheveux.
Les jours où mes cheveux sont raplapla car j'ai dormi dessus, je les mouille, et c'est reparti mon kiki !

Franchement, mes cheveux n'ont plus rien à voir avec ce qu'ils étaient avant, ils sont plus forts, plus volumineux, à la fois bien moins secs au pointe et moins gras aux racines. 
En 3 mois, c'est vraiment le jour et la nuit !

Par contre, honnêtement, faut supporter les 2-3 premières semaines où l'on a cette sensation affreuse de cheveux gras, quand ça gratouille partout sur la tête, qu'on a l'impression d'avoir une masse poisseuse sur soi. 
Je suis en congé parental donc mis à part mon chéri et mes gosses, je ne vois pas grand-monde dont l'opinion m'importe vraiment. Mais si j'avais dû aller bosser, pas sûre que j'aurais tenu ce petit laps de temps indispensable pour la régulation du sébum mais pas vraiment agréable.

Il faut également supporter que les cheveux ne sont plus comme avant. Avec les shampoings, le sébum est supprimé, d'où cette sensation de cheveux légers qui volent au vent (avant l'effet retour de bâton du cheveux gras à pointe sèche dès le lendemain du shampoing). 
Là, mes cheveux ne sont pas légers et ne volent pas au vent. Ils ne sont pas tout raides non plus, mais  différents.

Et mes enfants dans tout ça ?

Il y a 2 ans et demi, j'étais très étonnée quand la maternité nous a expliqué qu'on donnait le bain tous les jours aux bébés, et qu'on leur lavait les cheveux à chaque fois... Qu'on m'explique comment un bébé se salit aussi vite, surtout les 3 pauvres cheveux sur le caillou que ma miss avait !
J'ai quand même suivi le conseil (ou presque, un bain tous les 2 jours suffisait amplement pour moi), et je me suis vite rendue compte que les 3 pauvres cheveux de ma miss devenaient de plus en plus gras au fil du temps...

Et puis je me suis dit "mais pourquoi pas un no-poo pour mes enfants également ?". 

Du coup, pour mon Titom de 8 mois, c'est simple, je lui mouille ses cheveux lors des bains mais sans les laver au shampoing. Ses cheveux sont nickel, ils sentent bons le bébé chaud et ne sont pas du tout gras.
Pour ma miss, on a également arrêté le shampoing. De temps en temps je lui fais un petit coup de bicarbonate de soude / vinaigre de cidre, mais elle ne semble pas tellement en avoir besoin. Rien que de les rincer à l'eau et ses cheveux redeviennent brillants et bouclés...

Aucun cheveu n'a été maltraité sur cette photo depuis 3 mois...
Et vous, le no-poo, ça vous tente, ça vous rebute, ça vous file des gratouillis dans les cheveux et des boutons sur les fesses ??

7 nov. 2016

Une enfant très débrouillarde

C'est ce que la maîtresse m'a dit d'un air ravi quand je suis allée chercher ma miss de 2,5 ans à l'école après sa toute toute première fois journée en maternelle !
Forcément qu'elle était ravie, avec ses 20 gosses à gérer toute seule (cf. mon article de vendredi), si y'en a une en plus qui se débrouille toute seule, c'est toujours ça de pris ! 

Bon, elle a rajouté tout de suite après "ah oui, parce qu'elle a enlevé ses chaussures toute seule !".

OK.
Bien bien.
Certes.

On n'a pas tout à fait la même notion de la débrouillardise...

Parce que ma miss sait effectivement enlever ses chaussures toute seule, peut-être que tous les enfants n'y arrivent pas (et encore, c'est parce que l'on achète des chaussures qu'elle PEUT enlever toute seule, on n'est pas fous ! Les lacets, c'est joli, mais c'est pas gérable pour un enfant si jeune !).

Je crois que la maîtresse n'a pas encore tout vu alors, parce que non seulement ma miss sait enlever ses chaussures toute seule, mais elle sait également les mettre seule, fermeture éclair incluse. 
Elle sait enlever son manteau, son bonnet et son écharpe, et les ranger sur son porte-manteau. 
Elle sait enlever et mettre sa culotte, son pantalon, ses chaussettes (même si c'est "pas-cile", "pas facile" donc), se peigner, se laver les dents, se laver le visage tout en nommant les différentes parties. 
Elle sait se servir à boire, mettre ses couverts, manger seule (avec une grosse grosse régression le midi car elle me voit donner la becquée à son frère et donc ne mange rien si je ne fait pas pareil avec elle... damned !).
Etc.

Enfin bref, la débrouillardise de ma miss fait l'objet d'un futur article dans mes brouillons depuis des plombes, car j'ai la flemme de prendre 3 photos pour l'illustrer. Elle a le temps d'être encore plus débrouillarde d'ici à ce que je le publie, celui-là !

Ma miss a donc fait sa grande rentrée aujourd'hui ! 

Apparemment, ça s'est bien passé, elle a fait de la gym. Heureusement que j'avais changé sa tenue du jour en un simple pantalon-pull compte-tenu du froid, j'avais à la base prévu une robe, elle aurait été à l'aise pour faire du sport !

J'ai tanné ma fille de questions, mais je n'en ai pas su beaucoup plus que des "pfbflzjcnzjk*dk#osk" absolument incompréhensibles mais enthousiastes ! Et si je me réfère au flux de "pfbflzjcnzjk*dk#osk", elle en a fait des choses, en 3h !

Elle m'a juste dit qu'elle avait mangé sa banane (on voit où sont les priorités !). Et en passant devant le toboggan, qu'elle n'avait pas eu le droit d'en faire parce que c'était mouillé (ouhouh, madame la maîtresse, juste un petit chiffon et vous ferez le bonheur des enfants !).

En rentrant, elle a mangé comme 4 (pour une fois), et est partie à la sieste sans essayer de resquiller. 

Ouf, la rentrée s'est bien passée !

Quelques petits détails

En allant la récupérer, quelques légers détails ont fait trembler la française que je suis : 
- les bouts de chou en train de manger des sandwiches préparés par leur parents (c'est culturel, je sais je sais)
- comme déjà dit, il n'y a pas de place pour que tous mangent dans la classe. La maîtresse a installé une table pour que les enfants mangent... dans le couloir. Si je vous dis que le couloir est également le hall où tous les petits WC s'alignent, vos cheveux se dressent sur vos têtes ou pas ? Moi un peu j'avoue, même si le hall avait l'air tout à fait propre.
- le fait qu'elle n'ait pas eu le droit d'aller sur le toboggan parce que c'était mouillé, je trouve ça vraiment débile. D'autant plus que sur la photo que nous avions prise de l'école et que nous avions affichée dans sa chambre, il y avait justement ce toboggan. Et que j'ai pas arrêté de lui dire qu'elle pourrait en faire (#passiontoboggan). Oups, me suis peut-être un peu trop avancée sur ce coup-là !

Y'a plus qu'à voir demain matin si ma Miss montrera le même enthousiasme qu'aujourd'hui ! 

4 nov. 2016

La peur, ma Miss et moi... [mère angoissée inside]

La peur. 



C'était un mot qui n'existait pas jusqu'à présent dans le vocabulaire de ma Miss de 2 ans et demi.

Puis nous avons abordé le thème d'Halloween le mois dernier avec plusieurs activités (que j'ai beaucoup plus montré sur Instagram que sur mon blog, honte à moi) (je suis consciente que c'est comme ça qu'un blog se meurt, snif).

Bouh la méchante citrouille d'Halloween !

Ma Miss me réclame souvent la comptine "Promenons nous dans les bois", et elle fait "hou hou" à chaque passage où le loup parle !

Vous ne savez peut-être pas, mais ma Miss va rentrer à l'école en novembre. En Belgique, les enfants peuvent y rentrer dès qu'ils ont 2 ans et demi, et ils sont dans une classe appelée "pré-accueil", qui correspond aux TPS françaises.

Il y a 2 semaines, nous avons visité sa classe, un peu à l'improviste (en même temps, j'avais appelé le directeur, il m'avait dit de passer n'importe quand) (mais la maîtresse n'avait vraiment pas l'air ravie que je débarque comme une fleur, ambiance). 

J'avoue que j'en suis ressortie assez mitigée. La maîtresse est seule avec 20 enfants : 10 TPS et 10 PS (je parle le français, désolé pour les éventuelles belges qui me liraient...). 

La pièce où les enfants restent toute la journée est vraiment minuscule, les enfants mangent en classe (pas de cantine la plupart du temps en Belgique, oui je sais, c'est un crime de lèse-bouffe ! Et encore, on a choisi l'école en grande partie car elle propose des repas chauds, car je ne voyais pas ma fille manger des sandwiches tous les jours...). Ils dorment dans une mezzanine au-dessus de la classe.

A l'heure de notre visite, ils auraient dû être en récré, mais comme il pleuvait, la maîtresse a eu la flemme de les habiller préféré les garder au chaud. Je rappelle à celles et ceux qui n'ont pas suivi que nous sommes donc en Belgique, le pays où il ne pleut JAMAIS... A moins d'un miracle climatique dans les prochains jours, les enfants n'iront donc jamais prendre l'air du 15 septembre au 15 juin (je suis mauvaise langue, il fait un automne particulièrement beau. Mais quand même...).

Du coup qui dit pas de récré, dit enfants en cage, dit enfants énervés, dit enfants qui crient

Ma Miss n'a pas ouvert la bouche du début à la fin. J'avoue que moi aussi, j'étais un peu sans voix. Beaucoup de bruits autour de nous, des enfants qui se disputent, d'autres qui jouent dans un coin sans piper mot, un enfant qui pleurait désespérément en suivant la maîtresse, et qu'elle repoussait en disant qu'elle ne comprenait pas ce qu'il voulait...
La maîtresse qui me dit qu'elle désire favoriser l'autonomie. Ah ah, elle est bien bonne ! C'est sûr que ça fait meilleur genre de parler d'autonomie que de dire que de toute façon, étant seule avec 20 gosses dont certains ne sont pas continents ou parlent à peine, elle n'a pas vraiment le choix, elle ne peut pas être à la fois au four et au moulin !

Moi qui venais visiter à la fois pour me rassurer sur ses futures conditions de détention d'apprentissage et pour la préparer gentiment à l'école, j'ai un peu pris la douche froide. Et elle aussi apparemment !

Hier, quand j'ai demandé à ma miss si elle était contente d'aller à l'école, elle m'a répondu un "non" catégorique. Génial. 
Et quand je lui ai demandé pourquoi, elle a commencé par faire "hou hou, le loup"... J'ai pensé qu'elle avait changé de sujet, mais en posant de nouveau la question, elle me répond :
- "Ai peur." 
"Peur de quoi ?"
"Aut' enfants"
...

Et pourtant, ma miss a été à la crèche non stop depuis ses 5 mois jusqu'à ses 2 ans. Depuis que je suis en congé parental, elle y va uniquement une journée par semaine, journée qu'elle aime tellement qu'elle ne veut plus faire la sieste pour mieux en profiter !

Cette nuit, elle s'est réveillée à 4 reprises en pleurs, inconsolable, ne semblant ni voir son père, ni moi, hoquetant "maman maman" sans s'arrêter...

J'aurais préféré faire mentir le proverbe "les chiens ne font pas des chats"... 
J'ai toujours été une enfant timide, je suis devenue une adulte avec peu de confiance en moi, très mal à l'aise lorsqu'il s'agit de mener une réunion ou parler devant un auditoire. 
D'ailleurs, hier encore, lorsque j'ai reçu le mail d'invitation pour la journée connectée des efluent mums, j'ai failli le supprimer, en me disant que je n'allais pas aller courir à Paris alors que je ne connaissais personne. 

Oui, moi aussi j'ai peur. Tous les jours j'ai peur. J'ai peur de prendre le téléphone pour appeler quelqu'un que je ne connais pas bien, j'ai peur de ne pas savoir quoi dire quand chéri invite ses collègues à déjeuner, j'ai peur de ne pas être assez si, ou alors trop ça. J'ai peur que les gens ne m'aiment pas...

Je comprends tout à fait que ma miss ait cette terrible appréhension de se retrouver avec toutes ces nouvelles têtes, dans un environnement étriqué et tristounet, face à une maîtresse qui ne prendra peut-être pas le temps de comprendre ce qu'elle dit.

Et en même temps, c'est à moi de lui montrer le côté positif de la chose, moi qui ne rêve que d'une chose : démissionner pour m'occuper à plein temps de mes enfants...

C'est pas gagné cette affaire !

Et vous, comme réagissez-vous lorsque vos enfants ont peur ?

1 nov. 2016

La grotte de la famille ours [activité enfant 2,5 ans]

Les jours refroidissent, les nuits s'allongent, l'hiver arrive... et les ours vont bientôt hiberner ! Enfin, pour être tout à fait exact, les ours n'hibernent pas vraiment. Ils "hivernent"! Mais pour ma toute première participation à l'"Art est un jeu d'enfant" sur le thème "ils hibernent", ne jouons pas sur les mots !

Avant de vous présenter notre création, juste un petit mot pour expliquer le concept de l'Art est un jeu d'enfant" : il s'agit de vous présenter une création sur un thème imposé. Une création de qui ? De ma miss, bien sûr ! C'est Doriane du blog "Le Pays des Merveilles" qui propose ce RDV mensuel.

Donc pour ce mois-ci, ma miss et moi avons réalisé une grotte avec 3 ours prêts à hiberner, une création toute simple, en 3 étapes.



1ère étape : la peinture
- peinture marron
- 3 rouleaux de papier toilette vides
- une feuille cartonnée.

Ma miss a peint sa feuille en marron, ainsi que les 3 rouleaux de papier toilette, puis nous avons laissé sécher.

2ème étape : le collage
- colle maison
- feuilles d'arbres collectées lors de nos balades journalières
- une feuille cartonnée (une feuille de "récup" déjà peinte dans mon cas)


Ma miss a mis de la colle sur chaque feuille d'arbre avant de l'encoller sur la feuille. Ca a été l'occasion pour moi de lui montrer les différentes couleurs des feuilles d'automne, les différences de formes, les tiges, les nervures... Toute occasion de s'instruire à la maison est bonne à prendre ! :-)
Nous avons laissé sécher, puis une fois la feuille bien sèche, je l'ai mise sous un livre épais car elle avait un peu gondolé.

3ème étape : montage et décoration
- des gommettes et yeux mobiles

C'est à cette étape que j'entre en scène, afin de découper des têtes d'ours dans les 3 rouleaux de papier toilette. Je me suis fait plaisir, j'ai également rajouté des bras et une petite queue toute ronde, mais ce n'est vraiment pas obligé ! J'ai fait 3 tailles d'ours, afin de représenter le papa, la maman et le bébé, ce qui a bien plu à ma miss !

Puis j'ai monté la grotte en découpant un bout de la feuille peinte en marron (la future grotte) et un bout de la feuille avec les feuilles d'arbres (le sol) afin d'encastrer la grotte (cf. plan de découpe ci-dessous).

On découpe...

... et on encastre !
J'ai scotché à l'arrière une feuille d'arbre pour que la grotte ait un fond.


Puis ma miss a customisé la famille ours avec des yeux mobiles et des gommettes pour faire le nez et la bouche, et sur sa lancée, quelques gommettes sur la grotte aussi !!
Et hop, de la neige rose sur la grotte !

Et après, place au jeu ! La famille ours peut aller faire dodo pendant l'hiver, se lever, se faire des câlins, aller manger, bref, vivre toutes les vies que ma miss aura décidé pour elle ! 

Papa Ours fait une petite sieste

Bientôt rejoint par maman et bébé Ours !
Je n'avais malheureusement pas de livre sous la main pour expliquer l'hibernation à ma miss, mais j'ai trouvé une vidéo assez simple sur youtube, même si les explications sont données à toute vitesse !


Age de ma miss : 2 ans et demi