Les looks de la Miss #1

Une nouvelle rubrique avec nos coups de coeur modesques !

Introduction aux sons

Je commence d'ores et déjà à appliquer les conseils de Céline Alvarez en ce qui concerne l'écriture !

Céline Alvarez et sa révolution bienveillante

Ce que j'ai pensé des Lois Naturelles de l'Enfant et ce que je compte appliquer au quotidien

Nos livres de gommettes et d'autocollants

Ma sélection de 18 mois à 3 ans (voire plus...)

Ma pâte à modeler comestible et naturelle

Hyper simple à faire... et toujours efficace pour occuper ses enfants ! Que demande le peuple ?!

24 mars 2016

La very bonne idée Montessori qui sauve nos nuits

 Et en plus ça rime ! Ca, c'est du titre teasing, moi j'vous l'dis !!

Petit Bolide est un bébé très demandeur d'être à bras. Ce qui en langage normal signifie qu'il reste collé à moi (voire sur moi) 24/24h avec option slurpage de sein dès qu'il est contrarié (càd dès qu'on a osé le mettre dans son berceau en douce), et qu'il hurle comme si on l'étranglait quand on le change, le pose, le déshabille et aussi en bonus-cadeau-trop-cool-la-soirée-en-amoureux le soir 2 bonnes heures pendant lesquelles il lutte contre le sommeil. 

Bref. Bonheur quoi. 

Les sirènes se mettent en route environ 2min après la dépose dans le berceau, ce qui me laisse le temps (au choix) : 
- aller aux WC 
- lancer une machine (mais pas en étendre une par contre) 
- me préparer une tisane (mais sans pouvoir la boire de suite malheureusement - 2min, c'est court !) 
- boire une tisane (froide en général)  
- remplir un formulaire à la c*n pour déclarer sa naissance, me faire payer mon congé mat' ou l'inscrire sur notre livret de famille
- regarder mes bras vides sans croire à ma chance

Le pire restant la nuit où bien entendu il dort entre chéri et moi (Tanguy ??). Quand on pense que notre miss dormait dans son berceau comme une fleur et que son père l'a virée au bout de 3 jours dans sa chambre parce qu'il ne supportait pas les petits bruits qu'elle faisait en dormant. Ah ah ah, désormais les petits bruits sont à 30cm de son oreille, la bonne blague ! 
Et comme Bonhomme a le sommeil léger, dès la fin de la tétée (en position allongée) j'étais obligée d'user de mille techniques de Sioux pour le monter plus haut dans le lit ou le poser entre nous sans qu'il se réveille, avec une fois sur deux le fail et tout à recommencer... La loose. 

Dimanche, pendant qu'il était en train de faire la sieste (sur moi, ai-je besoin de le préciser ?), je bouquinais un livre d'activités Montessori que j'avais acheté il y a longtemps. Je lisais plus précisément la page consacrée au lit du bébé quand je suis tombée sur un mot qui m'a intriguée : le Topponcino...

Késako le Topponcino ? 

Ni une ni deux, je me contorsionne pour récupérer mon téléphone histoire de chercher sur internet. Et bien le Topponcino, c'est ça :

source : cliquer sur l'image

Une sorte de matelas très fin qu'on laisse toujours sous le bébé, même quand il tête ou quand il est à bras. Ce matelas reste donc à son odeur et à sa chaleur, ce qui permet de le poser quand il dort sans qu'il ne sente trop le changement de température. 

Bien sûr j'avais ni le temps, ni les bras libres pour en fabriquer un. Je pourrais en commander un sur internet mais avec le dilemme de savoir si ça allait marcher ou pas. 

Et puis finalement j'ai eu l'idée de déhousser son matelas de berceau (qui lui est trop épais pour servir de Topponcino), et de juste garder la housse qui est un peu matelassée, en rajoutant par dessus un drap housse (pour les petits "régurgitou" de lait). 

Et bien... c'est magique ! 

La nuit, je peux déplacer le matelas avec bébé sans qu'il ne se réveille. 
La journée, ne nous mentons pas, ça ne marche pas à tous les coups mais j'ai quand même réussi à prendre ma douche sans ses cris d'orfraie, et même - bonus cadeau - préparer ma miss et prendre le petit déj' avec elle...

Bon, il reste quand même très demandeur d'être à bras mais le coup du matelas permet de faire la transition entre doudou-totote-géante (moi donc) et son lit. 



Du coup, on reste avec ce matelas de fortune pour l'instant, mais il n'est pas exclu que j'en fabrique un "vrai" (si des bras supplémentaires me poussaient, ne sait-on jamais ?!) ou que j'en commande un. 

En bonus, une belle explication du Topponcino et un tuto pour en fabriquer un sur le blog Le Coin Montessori (et dans les commentaires de l'article, il y a 2-3 sites sur lesquels on peut en commander un tout fait).

Et vous, des astuces pour réussir à faire dormir bébé dans son lit ?

15 mars 2016

Lui faire du mal

C'est ce que le père de Chéri lui a posé comme question, avant de partir de leur séjour chez nous : "tu n'as pas peur qu'elle lui fasse du mal ?"
"Elle", c'est moi.
"Lui", c'est notre Petit Bolide, notre 2ème enfant âgé de 2 semaines au moment des faits.


Moi, faire du mal à mon gosse ?? 
Frapper le bébé que j'ai gardé bien au chaud pendant 9 mois et que j'ai fait sortir de moi-même dans la douleur de l'enfantement ?

Sans rire ??!

Non mais on voit bien que c'est un homme, et qu'il n'a jamais connu ni grossesse ni accouchement, parce que toucher un poil de cheveux d'un petit bonhomme qu'on a porté aussi longtemps (oui môssieur, c'est lourd un verre de femme enceinte !) et pour lequel on a souffert, faudrait être maso, moi je vous le dis !

Sans rire, quand chéri m'a répété ça, j'étais choquée. Vraiment choquée.
Je n'en revenais pas qu'il puisse penser ça de moi.
C'est pas comme si je côtoyais ses parents depuis une dizaine d'années maintenant. C'est pas comme s'ils ne voyaient pas la relation que j'ai avec ma miss depuis 2 ans (allez, si je lui ai donné une tape sur ses fesses rembourrées de couche, en 2 ans, c'est bien tout). C'est pas comme si Chéri et moi on était ensemble depuis 10 ans (c'est moitié une insulte à leur fils s'ils le croient capable de rester avec une femme violente depuis tout ce temps...).

Certes, je suis une vraie râleuse. Mais du genre râleuse qui râle mais qui ne passe jamais à l'acte...
Certes j'ai mauvais caractère et ça peut m'arriver d'avoir des coups de sang (peut-être une fois tous les 6 mois, pas de bol ils étaient là !). En général quand j'ai pris sur moi trop longtemps, au bout d'un moment, j'explose. Je change de pièce et je hurle un bon coup. Ou alors je frappe dans quelque chose ou je casse un truc (je parle bien de "quelque chose", pas de "quelqu'un", hein ?!)

En plus, la semaine dernière a été difficile (et encore, j'ai pas eu de baby blues). Montée de lait hyper douloureuse (à en pleurer). Crevasses aux 2 seins (tant qu'à faire). Bébé tout neuf qu'il faut apprivoiser, et hyper demandeur d'être dans les bras et au sein pour se calmer et s'endormir (ce dont je n'ai jamais eu l'habitude avec ma miss qui dormait n'importe quand et n'importe où). Ma miss qui n'est pas allée à la crèche pour profiter de ses grands-parents et qui mine de rien fait pas mal de bruit (heureusement qu'elle ne parle toujours pas !). Et les beaux-parents à gérer 10 jours (encore qu'ils dormaient à l'hôtel, c'est déjà ça), avec package incluant les remarques, les leçons de vie et les bons conseils en tous genres : 
- "laisse le pleurer" 
- "pose le dans son berceau, il va bien finir par s'y habituer"
- "il prend le sein toutes les heures, tu n'as pas assez de lait", suivi du classique "et si tu lui faisais un biberon en complément"
- une tétée ne doit pas durer plus de 20min, après le bébé s'amuse avec le sein"
- collage de tutute au bec pour qu'on ne l'entende plus hurler (en fait c'était de la faim. Juste de la faim. J'ai donc laissé mon fils hurler de faim plusieurs heures parce que "ça fait qu'1/2h qu'il a mangé donc il a pas faim, pas avant 2h30 en tout cas". Quand j'ai réalisé ça, j'aime autant vous dire que la tutute a été planquée et mon sein déballé autant que de besoin.
- et j'en passe...

Bref, vendredi alors que j'avais bien besoin d'une sieste, bébé s'est mis à hurler dans mes oreilles, je l'ai donc calé sur un bras en mode super-énervée, en le balançant et en me déplaçant partout dans l'appartement pour ranger le bordel, en râlant super fort contre lui parce que j'étais vraiment très agacée de l'entendre pleurer tout le temps. J'espérais que le bercement de mes pas finirait par l'endormir, mais forcément vu que je râlais contre lui en même temps, ça n'a pas marché. 
Ma belle-mère a proposé de me le prendre, j'ai refusé, et j'ai continué à marcher de long en large en rangeant ce qui traînait. 
Au bout d'un moment, j'ai pensé à lui donner le bain, normalement ça calme les bébés... Forcément, étant probablement aussi énervé que moi, il n'a fait que hurler dans son bain. Mais moi ça m'a calmée (comme quoi, les vertus du bain...). 
Et c'est là que je me suis rendue compte qu'il avait faim. Juste faim. Voilàvoilàvoilà...

Moralités de l'histoire : 
- j'aurais mieux fait de refuser la venue de toute forme de famille le premier mois, le temps que tout le monde prenne ses marques et que les remarques des uns et des autres ne m'atteignent plus,
- je garde une sacrée dent contre beau-papa, je pense qu'il va se prendre un petit commentaire acerbe la prochaine fois que je le croise sur Skype.

Et puis je suis peut-être violente mais aujourd'hui le premier jour où l'on est uniquement tous les deux Petit Bolide et moi, ça fait 3h qu'il dort comme un petit ange dans son siège auto. Je dis ça je dis rien...

PS : je tiens à préciser qu'aucun bébé n'a été violenté pour prendre la photo illustrant cet article. Il s'agit juste de la tête de bébé de base quand il sort du bain !