Mon défi "zéro déchet" de la semaine

Me passer de ma voiture pendant une semaine : j'ai réussi !

Mes chers déchets

Comment j'ai commencé l'aventure du zéro déchet...

Vers le minimalisme

Carnet de bord d'une acheteuse repentie

Nos livres coups de coeur de juillet

On y parle abeille, jungle, conte de fée, valise et blaireau maniaque !

Notre table lumineuse

Ma participation (et les vôtres !) au RDV Montessori at home sur le thème de la lumière

23 avr. 2015

C'est quoi le concept ? [Me, myself & mon blog]

Je sais pas vous, mais ce soleil me donne des envies de liberté, de m'envoler loin loin et de me libérer des contraintes (si je vous ai pas mis la chanson infâme de Disney dans la tête, relisez bien la phrase précédente)...

Bref, comme je le disais ici, j'ai une envie désespérante de changement. Et le changement, comme disait un célèbre français, c'est maintenant. Ou bientôt. Ou alors pas tout de suite. Mais il va avoir lieu, promis juré craché de politicien.

Et même si mon travail et sa pensée unique (rappelez-vous, j'en parlais toujours sur cet article) (non mais si vous n'avez pas envie de lire mon article, je ne vous en voudrai pas, hein ? Mais je vous remets le lien cazou : LA ICI) (non, toujours pas ?) mon travail donc, me désespère par son côté à la fois moralisateur (si tu fais pas comme ça, t'es nul) et restrictif ("toujours les mêmes gestes, la jambes gauche d'abord, toujours, puis la jambe droite") (je vous laisse réviser vos classiques) (et non, ce n'est pas un lien vers mon article, si ça peut vous rassurer) (par contre, , oui !) (je suis lourde si je veux, d'abord !).

Cela dit, depuis quelques semaines / mois, je me remets en question, mon blog et moi. Qui est-il, où va-t-il, dans quel état erre-t-il, bref, je me demande où l'on en est tous les deux.
Je me sens larguée par la blogosphère en ce moment, je ne m'y retrouve pas, plus. Suis-je essoufflée ? Je ne crois pas pourtant. J'ai des idées, mais il me manque du temps. Et puis quand je relis mes derniers articles ou mes brouillons (et dieu sait si j'en ai un paquet de cadavres-brouillons dans les placards), je les trouve mauvais, pas drôles. Je ne retrouve plus la Kimie du début, qui écrivait avec rien et qui faisait rire (en tout cas moi elle me faisait rire, vous je sais pas !).

Mon principal problème, et je le sais depuis belle lurette, c'est que je n'ai pas de ligne éditoriale. Je suis une vraie girouette du blog. Un jour je vous parle de mode, et l'autre d'allaitement, le lendemain d'un livre que j'ai lu et le surlendemain d'un coup de gueule contre les vendeurs de téléphone... Sans rire, je suis partout et nulle part à la fois. Et ça, ça n'est pas très très bon pour un blog. On est là pour parler d'un sujet, on s'y tient. Point à la ligne.
Donc je vais vous parler d'émaux. Mes dernières créations. Mes couleurs, mon four... Ah non mince, ça fait 3 ans que j'en ai pas fait. Bon bin je mets la clé sous la porte alors ?!

Enfin, tout ça pour dire que les cordonniers étant les plus mal chaussés, croyez-vous que j'aurais eu l'idée d'appliquer la méthode du boulot à mon propre blog, mon bébé virtuel, la chair de ma chair (ou presque) ? Bah non, cruche que je suis !

Et comme je me dis que ça peut toujours servir à d'autres qui passent par le même chemin, je vous en fais un petit résumé :

- Diagnostic / approche globale
- Définition des enjeux et objectifs
- Concept
- Plan d'actions

J'en suis donc au diagnostic : qu'est-ce qui cloche dans mon blog, qu'est-ce qui va, qu'est-ce qui me plaît, qu'est-ce qui vous plaît, y'a-t-il encore quelqu'un à qui ça plait (oui, je sais, j'erre beaucoup en ce moment) ???

Pour être un peu plus rigoureux et pragmatique (les maîtres mots de ma boîte), je suis en train de faire un petit CQQCOQP, aka Comment / Quoi / Qui / Combien / Où / Quand / Pourquoi et Pour quoi... La page wiki a un beau tableau avec les explications des questions si jamais ça vous intéresse (ici) (et promis, ce n'est pas celui vers mon article précédent) (quoi que...).

Ce qui se dessine pour mon blog, c'est de resserrer sa thématique, que je voudrais axer davantage sur la maternité ou future maternité :
- plus de trucs et astuces, d'idées d'organisation, d'achat utile/futile
- plus d'idées d'activités pour les bébés en diy par exemple
- j'aimerais aussi parler de mode (bébé et maman) mais sans montrer nos visages. C'est pas toujours très joli quand on coupe les visages, alors je cherche des idées pour un rendu plus sympa. Par contre je ne sais pas si ça intéresse grand monde par ici...
- je ne sais pas si je continue mes coups de gueule et mes billets d'humour mais à mon avis, forcément il y en aura !

Bref, je sais pas si je resserre grand-chose là dedans !

En tout cas, j'ai toute la mise en page à revoir, la bannière à refaire, les catégories à changer. Du boulot par dessus la tête quoi !

Mais surtout, j'en reviens à la question subsidiaire, la question à mille euros : est-ce que ça vaut la peine ? Y'a-t-il du monde derrière l'écran (toc toc, oui c'est de vous là, dont je parle !) ?

S'il vous plaît, je ne demande jamais ça, mais si vous lisez cet article (on dirait une bouteille à la mer diantre, je me ferais presque pitié), pouvez-vous le commenter ? Une seule fois une seule ? En anonyme si vous voulez (de toute façon, même quand vous donnez votre adresse mail, je n'y ai pas accès) (et puis j'en ferais quoi ?), juste un "coucou" suffit...


Siouplaît ????

20 avr. 2015

Inspiration Montessori

Depuis plusieurs semaines, j'ai envie de plus de simplicité, plus de naturel. Dans ma vie comme dans celle de ma miss. Ca doit être le renouveau printanier, le retour à la terre ou que sais-je.

Ce que je sais en tout cas, c'est que j'ai les tatanes qui me démangent dès que j'entends couiner cette $%#@ù de souris verte Vt*ch, qui passe sont temps à me rabâcher en boucle une comptine qui était ma préférée à la base. Le must c'est quand la souris verte commence à avoir les piles qui la lâche, elle prend alors une voix d'outre-tombe à te glacer le sang. Mais la chérie continue à appuyer inlassablement sur le bouton on... Argghhhh !

Bref, il fallait que ça change !


Je ne vais pas vous mentir : je ne suis pas devenu une pro de la pédagogie Montessori, ni une mono-maniaque de cette méthode. Mes sources restent basiques : les blogs, internet + quelques livres.


Quelques mots en vrac sur Montessori :
- Cultiver le désir d'apprendre
- Offrir un environnement adapté à l'enfant
- Manipuler
- Développer les 5 sens

Mais surtout, ce que j'aime dans les activités Montessori, c'est de pouvoir bricoler moi-même des petits jeux. Ca me fait mon activité manuelle de la journée et je suis ensuite super fière de voir ma miss jouer avec !

Quelques activités d'inspiration Montessori à la maison 

Je vous propose de noter ici un pêle-mêle d'activités que j'ai testées à la maison. Je pense les développer dans des billets à part, pour ne pas faire ici un article un peu trop indigeste !

Quand elle a commencé à bien tenir assise seule (environ 9 mois) : les paniers aux trésors 

Quand elle a commencé à bien manipuler les objets :
le panier sensoriel à base de riz,
les sacs sensoriels,
les bouteilles colorées,
les boîtes à son (j'utilise abusivement ce terme car elle est trop petite pour utiliser tout le potentiel des "vraies" boîtes à son façon Montessori) (je précise ça parce que je me suis fait taper sur les doigts en disant naïvement à une blogueuse Montessori que sa boîte à sons, c'était ni plus ni moins que des maracas... Aïe, mes doigts s'en souviennent encore !


Quand elle a commencé à s'éveiller au monde extérieur : les cartes de nomenclature.


Des jeux montessorien... ou pas


Parce qu'on ne peut pas tout fabriquer, on a trouvé en boutiques des jeux pour développer ses capacités de coordination, sa motricité fine...

- la boîte de notion de permanence de l'objet, ou boîte à formes chez Natu*e & Découvertes. Elle permet d'apprendre la notion de permanence de l'objet (bébé fait passer la balle dans le trou où elle disparaît. Elle réapparaît quand on ouvre le tiroir) mais aussi les formes (la balle dans le trou rond, le cube dans le trou carré... jusqu'au jeton rond que l'on met dans une fente rectangulaire...) et développe la coordination oeil-main et pince index-pouce. A 12 mois, ma fille sait mettre la balle, la balle molle et commence à mettre le cube un peu par hasard j'avoue !

un puzzle à encastrement H*ba avec des formes géométriques simples : un rond, un carré, un rectangle (parce que les formes les plus simples sont plus faciles pour un bébé qui commence les puzzles, merci Maman Psychomot' pour l'astuce !), qui a les mêmes objectifs que la boîte à formes. Pour l'instant, elle est encore un peu petite pour ce jeu mais ça va venir !


Mes lectures

60 activités Montessori pour mon bébé de Nathan. Il s'agit d'activités très simples, du hochet au mobile, de l'enfilage de perles au ramassage de grains de café... Je regrette de ne pas l'avoir eu à la naissance de ma miss car à 12 mois, elle arrive presque au bout des activités proposées...




Le blog Merci Qui ? Merci Montessori, j'aime les récaps des bacs sensoriels, le classement des activités par âge qui permet de toute suite trouver ce qu'on cherche, les idées de lecture...

Le blog Les Petits Homeschoolers, pas forcément Montessori, mais j'aime les activités proposées pour ouvrir les enfants à la curiosité, même si on n'a pas envie d'éduquer ses enfants à la maison.

Le blog Journal Montessori, qui n'est plus alimenté, mais offre de belles idées d'activités (peut-être pour les enfants un plus âgés que ma miss par contre).

Le blog Growing a jeweled Rose (en anglais mais on n'a pas besoin de comprendre pour s'inspirer...), avec de très très belles idées (et réalisations !) de bouteilles colorées, de bacs sensoriels et d'activités diverses "home made" pour les bébés dans cette section ici.

Alors convaincues par Montessori ou complètement réfractaires à cette pédagogie ? 

N'hésitez pas à partager vos idées d'activités ou vos blogs favoris en commentaires, j'ai encore beaucoup à apprendre sur cette méthode !

2 avr. 2015

L'éternelle insatisfaite... ou l'art de souhaiter du changement

En ce moment, je réfléchis beaucoup
... à ma vie professionnelle, à notre vie familiale, aux aspirations que j’aies, aux valeurs et à l’éducation que je veux transmettre à ma fille. Mon cerveau carbure à 1000 à l’heure, au détriment de mon sommeil malheureusement !

Finie la consommation à outrance, les déchets à n’en plus finir…
Depuis quelques temps, je dirais bien deux-trois ans, et le phénomène s’est accéléré depuis que l’on vit en Belgique, on consomme différemment.
J’essaie de réduire gentiment mes déchets : j’achète des gros pots de yaourts plutôt que des petits, des bouteilles en verre plutôt qu’en plastique, on fait notre compost (parce qu’on a enfin un jardin !), j’utilise des produits plus « écolnomiques » (oui j’invente des mots ! Contraction de « économique » et « écologique », ça a du sens, non ?!) comme le vinaigre blanc, la lessive à la cendre…
On achète des légumes et fruits de saison (quel intérêt d’acheter des fraises dégueulasses en mars, qui contiennent plus de pesticide que de fruits et qui ont été trimbalées vertes à travers toute l’Europe ?), de plus en plus de produits du coin, et de moins en moins de viande. Qu’on se le dise, la viande je l’aime d’amour pourtant ! Mais en supermarché, j’ai eu trop de mauvaises surprises, trop de viande non périmée et jetée ou alors cuite et mangée du bout des lèvres car elle avait un drôle de goût… A Lyon, on avait un boucher exceptionnel mais la viande coûtant ce qu’elle coûte, et même si on a des revenus tout à fait corrects (je ne vais pas vous mentir ou faire pleurer dans les chaumières), on n’en mangeait pas tous les jours.

Le cas « Belgique » 
Notre vie en Belgique me laisse de plus en plus un goût amer. Autant on s’y est énormément plu en 2011 autant aujourd’hui, je relève tout un tas de choses qui m’agacent, m’ennuient ou me mettent carrément en rogne.
Les produits ici sont vraiment très chers par rapport à la France (+10% par rapport à Lyon et pourtant nous vivons plutôt en campagne), on a perdu Grand Frais et je le pleure à peu près à chaque fois que je mets le nez au rayon fruits et légumes du supermarché. Je n’ai jamais vu des légumes aussi infects qu’en supermarché belge. Ils sont déjà tout mous comme quand je les laisse traîner 3 semaines dans mon frigo, ont plein de points noirs. Les bananes sont moches et grises, ni vertes ni jaunes. Je n’arrive pas à manger un kiwi potable, il passe systématiquement de l’état pas mûr à l’état pourri, et tout est à l’avenant. Heureusement on arrive à trouver d’autres circuits de consommation (ferme, magasin bio - mais cela rajoute des kilomètres, du temps, de l’argent…).
On regrette très fort la CPAM. Malgré tout ce que les français peuvent cracher sur le système de santé, qu’ils viennent tester le belge ! Chéri s’est fait radier sans aucun avertissement ou quoi pour une raison débile de leur système, qui nous oblige à prouver qu’en France il avait droit à la sécu. Du coup, notre miss qui était rattachée à lui n’était plus couverte... J’étais furieuse, je les aurais bouffés quand on s’en est rendu compte par le plus grand hasard. En plus, on est remboursé à la mords-moi-le-nœud, faut coller des vignettes en n’en plus finir, c’est juste archaïque.
Je finis par me dire que je suis une éternelle insatisfaite. A Lyon j'étais nostalgique de Bruxelles. Et maintenant que je suis en Belgique, la France me manque...

Être loin de nos familles
Avec le déménagement, on s’est fortement éloigné de nos familles, qui, pas de bol ont en ce moment des problèmes de santé, aussi bien du côté de chéri que du mien. Avec 6h30 et 7h30 de route (aka 8h30 et 10h30 minimum avec les pauses pour la miss), on est bien trop loin pour aller les voir, et c’est dur. Dur de ne pouvoir rien faire, de continuer sa vie comme si de rien n’était alors que les gens qu’on aime souffrent, vont peut-être mourir, et on ne peut pas profiter d’eux, et leur faire profiter de notre miss qui grandit.

Mon boulot me désole…
Au niveau professionnel, je me sens très mal. J’ai l’impression d’être infantilisée, on me donne des directives comme si j’étais juste embauchée. J’ai 3 ans d’ancienneté dans cette boîte, 8 ans d’expérience professionnelle...
J’accepte de moins en moins cette situation, je m’en veux terriblement de nous avoir fait (par deux fois) déménager pour ce boulot qui a fini de m’apporter ce que j’avais à en tirer. J’en arrive à un point où j’ai hâte que ça soit le bon moment de faire un deuxième bébé pour me tirer (« bon moment » signifiant que j’aie suffisamment de mois travaillés pour avoir droit à quelque chose dans ce foutu pays).

La crèche, l’asthme du nourrisson et ma culpabilité
Et enfin, au niveau familial, je me sens aussi très coupable d’avoir mis ma miss à la crèche. En soi, elle a l’air de s’y plaire, c’est une chouette crèche, les puéricultrices sont très gentilles et la miss a fait beaucoup de progrès de motricité depuis qu’elle y est, elle n’a plus de difficulté à s’endormir, elle s’intéresse à plein de choses… mais, il y a un « mais », elle est tout le temps malade. Toutes les 3 semaines, le cycle recommence. Elle se met à couler du nez, à tousser, pendant 2-3 jours, on espère que ça va aller. Puis la crèche appelle, elle a de la fièvre, visite médecin, on doit la garder 1 semaine à la maison (ce qui commence à devenir problématique quand il n’existe pas de jours de garde d’enfant malade et que la boîte de Chéri a décidé de ne plus autoriser le télétravail). Après la semaine, elle tousse encore mais ça s’améliore. Puis ça va mieux et on se dit que c’était la dernière, qu’il fait moins froid, qu’elle a de l’immunité à revendre… Et puis ça recommence.
Notre miss est hyper-sensible des bronches, et à part la garder à la maison, y’a rien à faire. Du coup elle ne grandit pas beaucoup, elle est vraiment très mince, ses courbes se sont cassées nettes depuis ma reprise du travail. Ca me rend folle d’être coincée, de n’avoir pas de solution. On serait en France, j’aurais pris illico presto un congé parental (de toute façon, j’aurais pris un congé parental, je ne serais certainement pas revenue travailler avant d’avoir épuisé tous les congés auxquels j’avais droit). Mais en Belgique, je n’ai droit à rien, que mes yeux pour pleurer. Et ma carte bleue pour payer les médecins, les traitements, les antibios. Le nombre de médocs qu’elle peut ingérer quotidiennement me rend malade pour elle.


Vers une éducation différente ?
De plus, je suis en pleine réflexion sur la façon dont j’ai envie qu’elle soit élevée. Pour souffrir moi-même du moule de formatage qu’on nous applique (faire de grandes études pour mes parents, puis le moule de mon travail qui veut que l’on ait une pensée unique, une méthode unique), je ne souhaite pas ça pour ma fille. Je n’ai pas envie qu’elle grandisse dans un système scolaire où l’on enferme les enfants dans les classes, rideaux fermés, pour qu’ils ne voient pas l’éclipse solaire, dans une école où elle mangera des sandwiches à midi (la Belgique…). Je me renseigne petit à petit sur le home-schooling (j’ai le temps, elle n’a même pas un an !).
Depuis quelques temps, je propose d’autres jeux à ma fille en plus de ce qu’on trouve dans le commerce. Une autre approche, faite de bric et de broc souvent, mais qui s’accorde mieux avec mon souhait d’une consommation différente. Je me rapproche doucement de la philosophie Montessori. Pas de façon complète ou intégriste, mais petit à petit, je prends ce qui m’intéresse et je laisse le reste ! Sûrement un sujet qui sera développé dans le blog dans les semaines qui viennent !


Désolé pour ce pavé, mais aujourd’hui j’avais besoin de vider mon sac, et quoi de mieux que son espace perso pour le faire !