Les looks de la Miss #1

Une nouvelle rubrique avec nos coups de coeur modesques !

Introduction aux sons

Je commence d'ores et déjà à appliquer les conseils de Céline Alvarez en ce qui concerne l'écriture !

Céline Alvarez et sa révolution bienveillante

Ce que j'ai pensé des Lois Naturelles de l'Enfant et ce que je compte appliquer au quotidien

Nos livres de gommettes et d'autocollants

Ma sélection de 18 mois à 3 ans (voire plus...)

Ma pâte à modeler comestible et naturelle

Hyper simple à faire... et toujours efficace pour occuper ses enfants ! Que demande le peuple ?!

31 mars 2014

Les 10 p'tits trucs qui me gonflent en fin de grossesse...

... qui me gonflent, enfin pas littéralement quand même !

Quoi que, maintenant que j'entre (officiellement demain) dans mon dernier mois de grossesse, je me sens bien gonflée de partout, en mode baleine échouée !

En tout état de cause, et comme vous le savez, j'adore râler m'exprimer, et voici ce qui m'agace en ce dernier mois :

1) marcher en canard. Appelez moi cow-girl, c'est so sexy !


2) me faire doubler par les petites mamies dans la rue. D'habitude, je marche relativement vite, mais là, j'ai l'impression que le bébé descend à chaque pas ! Et je déteste voir Chéri galoper devant moi et finir par me semer sans jamais pouvoir le rattraper. Grhhh !

3) qu'au labo, quand je vais faire mes analyses de sang, on me demande systématiquement en plus du nombre de semaines + de la date d'accouchement, la date de début de grossesse. Et pourquoi pas la position du kama-sutra, tant qu'à faire ?

4) que le corps médical, après m'avoir traditionnellement demandé la date d'accouchement et le nombre de semaines, vérifie systématiquement avec la petite roulette que le tout concorde. Mouais, j'ai pas de petite roulette à la maison, mais je me suis fait un petit calendrier donc oui, je suis sure, et  non, c'est pas la peine de vérifier !


5) les secousses de la voiture, surtout quand Chéri ne fait pas attention aux ornières... Je douille !

6) le manque de politesse des gens dans les transports en commun qui ne laissent toujours pas spontanément leur place assise...

7) me lever 3 fois par nuit pour faire pipi, et un nombre incalculable pendant la journée (je devrais compter, tiens !).

8) me faire frapper de l'intérieur par un bébé qui, je le sens, a déjà son petit caractère bien trempé. Si je ne me couche pas du bon côté, BANG, le rappel à l'ordre sous les côtes !


9) lutter la nuit pour me tourner d'un côté vers un autre. Une vraie baleine échouée qui tente de se remettre à l'eau, je vous dis !

10) soupirer devant les collections printemps-été dans les vitrines (tout a l'air trop joli je-le-veux-je-le-veux-je-le-veux), puis baisser les yeux devant son unique jean de grossesse et son unique pull de grossesse de disponible (le reste étant dans la valise de maternité, mouais mouais...).

Je vous rassure, hein, y'a plein de trucs aussi qui me plaisent dans ce dernier mois tout en attente, comme par exemple m'imaginer Bébé dans les petits vêtements tout propres de son placard, ou me demander comment elle sera (blonde aux yeux bleus comme ses parents ? Avec un nez tout rond comme son papa ?), me reposer avant la bataille... 

Mais ça, c'est un autre sujet !

27 mars 2014

"Pourquoi tu ne leur dis pas f*ck ?" Ou le complexe de la culpabilité


Hier soir, j'étais en train de ramper péniblement de la salle à manger vers la cuisine (environ 1m de distance donc), façon mémé qui aurait oublié sa canne, en disant à Chéri : "Ca ne va pas du tout, je vais être complètement molle du muscle quand j'aurai accouché, je ne pourrai plus rien faire...".

Chéri me répond alors : "bah pourquoi tu ne leur dis pas f*ck, aux médecins ? Rien ne t'empêche d'aller faire une petite promenade tous les jours..."

Sauf que depuis 1 mois et des poussières, on m'a bien recommandé de rester allongée sur le flanc (meuuh again) pour préserver mon col (et bébé par la même occasion) des méchantes-vilaines-contractions que j'ai.

Et moi, déjà d'un, j'aime pas contrarier les gens. Quand on me dit de faire ça, je le fais (je sais, appelez-moi béni-oui-oui).

Mais surtout, déjà que je ne peux pas m'empêcher de culpabiliser pour cette histoire de Spasfon-suppo que je n'arrive pas à prendre (remember), alors vous imaginez si en plus je sors me balader alors qu'on me l'a globalement déconseillé ?

Alors qu'on n'arrête pas de me rabâcher qu'il faut absolument que Bébé reste en place jusqu'à la 37ème semaine (plus qu'une semaine tout pile, je tiens le bon bout !) ?

Et si j'allais me promener et qu'après ça, j'accouche trop tôt et/ou qu'il arrive un truc pas glop au Bébé ? 

Non mais comment j'arriverais à vivre après un truc pareil ? Même si ça n'avait rien à voir, je ne pourrais juste pas m'empêcher de me dire que j'aurais dû rester tranquille, que quelques jours de plus allongée, ça n'était pas la mer à boire etc. Et que c'est ma faute...

Dès que je fais un pas de trop, c'est limite si je ne suis pas en train de vérifier que j'ai pas perdu de sang, de liquide, de bouchon muqueux ou quoi (vu que c'est la première question qu'on me pose quand on me voit, en ce moment)... Tous les jours, je m'attends à voir quelque chose de pas normal dans ma culotte (sympa, le flicage de culotte !).

Heureusement que j'ai un Bébé style remueur, parce que si en plus, il ne bougeait pas beaucoup, alors là, on n'en finirait pas (vu que c'est la seconde question qu'on me pose en ce moment : "Bébé bouge bien ?") !
Je crois que je serais toutes les 5min à le secouer dans tous les sens pour vérifier que tout va bien (pauvre bébé !!).

Au final, moi qui jusqu'à Noël vivais ma grossesse sans trop me poser de questions, j'en suis arrivée à un point où je m'inquiète pour un carré de chocolat en trop, un mal de ventre en fin de journée, une caresse que je fais à mon ventre ("il faut éviter de caresser votre ventre, madame, rapport aux contractions"), ou les 3 pas que je fais entre mon canapé et mon tabouret de cuisine (le fameux tabouret en bois), à douter de tout et de rien, et surtout pour pas grand-chose au final...

Et pourtant, ça avait plutôt bien commencé, je n'étais pas malade, tout allait bien. 

Bon quand en décembre on m'a annoncé que Bébé était un peu trop petit, je ne me suis pas trop inquiétée (je suis née à terme à 2,6kg, alors bon les chiens ne font pas des chats !). 
Quand on m'a annoncé que je faisais du diabète et qu'il fallait que je mange encore plus sainement sinon Bébé sera gras et gros et peut-être diabétique, là j'ai commencé à trouver ça beaucoup moins drôle mais encore gérable, car je n'avais pas d'envie de sucreries en particulier et que je mangeais déjà globalement plutôt comme il faut.
En plus j'avais la pêche, et du boulot à ne pas savoir qu'en faire. La semaine je courrai partout et le WE c'était grosse sieste et promenade dominicale, un bon équilibre il me semblait. Bref, tout allait bien.
Mais là, avec mon hospitalisation + cette histoire de contractions, ça me donne vraiment l'impression que c'est ma faute si j'ai un utérus qui fait des siennes. J'en veux à mon corps de ne pas me soutenir, de flancher alors que j'ai besoin de lui, d'être presque périmée avant la date limite de consommation...

J'en veux aussi au corps médical qui me donne l'impression d'être une petite chose perdue au milieu de leur cheptel de médecins et sage-femmes qui savent mieux que moi ce qu'il faut faire.

Quand Chéri me rapporte qu'une de ses collègues en Belgique avait un gynéco pas du tout interventionniste, qui ne lui a jamais examiné le col, et avait pour principe premier de laisser faire la nature, ça me cloue au lit le bec. Ca existe pour de vrai, ce type de bienfaiteur médecin ?

Sur ce, diabète ou pas, contraction ou pas, je m'en vais me lever faire les 3 pas qui me séparent de ma cuisine et me manger 2-3 gros carrés de chocolat. 

Parce que le chocolat, ça guérit de toutes les peines, y'a pas à dire !!

25 mars 2014

De l'art de s'habiller pendant la grossesse [idées de shopping inside] - partie 2

Hier, je vous expliquais les astuces et les habits que j'ai pu porter pendant mes premiers mois de grossesse (ici). 

Mais à partir du 4ème mois révolu, il a bien fallu que je me fasse une raison : mes pantalons étaient trop serrés même avec 2 rallonges de boutons et mes robes me boudinaient...

Je me suis acheté des basiques chez H&M : un jean tout simple et 2 paires de leggings + 2 paires de collants chez Kiabi.

Mais pour ce qui est des robes, après avoir fait le tour (peu convaincant) des magasins en ligne pour femmes enceintes, j'ai décidé de chercher les perles rares "grossesse-compatibles" dans des magasins "normaux".

J'ai fait un tour un peu désespéré chez Zara, ressortant du magasin avec une robe-pull informe mais dont j'avais l'idée qu'elle serait po(r)table avec une ceinture.
Robe-pull Zara et ceinture (old) Zara aussi (ça rend pas si mal tout compte fait !)
Chez H&M, avec les soldes, le rayon grossesse avait complètement disparu. Sympa.

A ce stade, je commençais à être un brin désespérée... J'envisageais même un tour dans le magasin de femmes enceintes Véronique Delachaux, c'est dire ! Malheureusement, arrivé à l'adresse indiquée, plus de magasin ! Fermé. Envolé. Bail à céder. Arghh...

Et puis j'ai eu une idée lumineuse : pourquoi ne pas retourner chez DDP où j'avais acheté mon manteau ? Bien m'en a pris, j'ai dévalisé le magasin, avec pas moins de 3 robes achetées !

Robe DDP (vendue avec un tee noir) mais là porté avec un tee de grossesse prêté par ma meilleure amie

Robe DDP avec veste gilet intégré (on est super bien dedans, mieux qu'un pyjama !)
Robe DDP + ceinture Naf-naf (en taille 3, faut ce qu'il faut !)
Pourquoi toutes ces robes, vous allez me dire ? 
C'est vrai qu'avant ma grossesse, je portais des robes plutôt l'été, parce qu'en hiver, je trouvais assez contraignant de mettre des collants ou des leggings (ils me boudinent le ventre ; pas vous ?).
Mais finalement, avec la grossesse, j'ai trouvé que mon ventre était bien plus à son aise dans des robes, sachant que les leggings/collants de grossesse ne serrent pas du tout car ils ont un empiècement spécial au niveau du ventre.
Du coup, on est carrément bien, mieux que dans les jeans dont le bandeau serre un peu plus, je trouve.

Cela dit, il y a des jours où c'était quand même pas plus mal de porter un pantalon (genre les jours où j'avais théâtre, activité durant laquelle on est largement susceptible de se retrouver à ramper par terre dans une impro totalement folle de Rambo !).

Bref, avec mon (unique) jean de grossesse, j'ai pu continuer à porter quelque uns de mes pulls les plus larges, mais je me suis aussi acheté une robe que je porte en tunique chez DDP + un gilet à longs pans chez Camaïeu.
Robe DDP portée en tunique + ceinture Naf-Naf + jeans straight H&M maternité
Gilet à pans Camaïeu + tee Naf-Naf + jeans straight H&M maternité
Et enfin, depuis le début de mon arrêt maladie, étant donné que je me voyais mal déambuler rester couchée à la maison en robe, j'ai envoyé Chéri chez Kiabi me prendre le plus basique des joggings de grossesse. A moins de 10 € et pour ce à quoi il sert, il est parfait !

Pantalon en coton Kiabi spécial activités de femmes enceintes (aka glandage sur canap')
Et pour la suite ?

Maintenant, je m'inquiète de l'après-grossesse et notamment de mon séjour à la maternité, comprenant des hauts compatibles avec un éventuel allaitement.

En ce moment, je dors avec des vieux T-shirts de Chéri. Pas très glamour donc. Je suis donc passée chez Kiabi m'acheter un pyjama léger et une chemise de nuit qui seront parfaits à la maternité et après, surtout si j'allaite. Ils sont en coton en plus, ce que j'apprécie particulièrement.

Chemise de nuit d'allaitement Kiabi (attention, elle déteint fort !)
J'en ai aussi profité pour m'acheter quelques tenues plus estivales (vu que je dois accoucher fin avril et qu'en plus, à l'hôpital on crève de chaud !), notamment 2 T-Shirts-tuniques et un pantacourt (affreusement mal coupé mais ça va être pour traîner à la maison je pense !).
Tee d'allaitement Kiabi (en vrai, il est saumon, couleur beaucoup plus sympa !)
Tee d'allaitement Kiabi (bon, les rayures, c'est pas très flatteur, mais j'ai pris ce que j'ai trouvé dans ma taille !)

Pantacourt Kiabi (on voit bien qu'il est taillé bizarrement à l'entrejambe)
Désormais, il ne me reste plus qu'à acheter un ou deux soutien-gorges d'allaitement. J'attends la dernière minute car il paraît que les seins grossissent encore (mais jusqu'où iront-ils ?!).

Tous les habits que je vous ai montrés avec moi comme top-modèle (youhou comme je pose trop bien !!) sont de la collection hiver, mais l'idée était de vous donner des pistes pour vos achats de femmes enceintes... 

Sachant que le principal intérêt dans ce que j'ai acheté, c'est que je vais pouvoir tout remettre l'hiver prochain, puisque, à part le pantalon, il s'agit de vêtements "normaux" ! Et ça, c'est trop cool !

Et puis pour les grossesses estivales, avec toutes les robes et les tuniques fluides, y'a carrément moyen de s'habiller les doigts dans le nez !!

Et pour celles qui sont déjà passées par les affres de la grossesse, où avez-vous acheté vos vêtements ?


24 mars 2014

De l'art de s'habiller pendant la grossesse [astuces inside] - partie 1

Avant d'être enceinte, je me disais en voyant sur les blogs mode des nanas enceintes jusqu'au cou et portant néanmoins leurs fringues "normales" qu'elles étaient quand même bien ridicules. Entre leurs pulls qui les boudinaient et leurs jupes trop longues devant et trop courtes derrière (forcément, on est obligé de descendre l'élastique de devant par dessous le bidou !), même les fashionistas n'étaient pas loin du faux-pas !

Finalement, en tentant de m'habiller dans les magasins spécialisés "gros-ventre", j'ai un peu mieux compris cette pratique, tellement certains habits de femmes enceintes sont affreux et/ou affreusement chers...

Cela dit, désormais et malgré mon régime diabétique (qui a au moins l'avantage de ne pas me faire prendre trop de poids), je suis aujourd'hui bien incapable de rentrer dans mes fringues d'avant.

Alors que faire ? Voici mes petites astuces et bons plans pour s'habiller enceinte 

Dans les premiers mois, j'ai continué à porter mes habits normaux (jusqu'à 4 mois de grossesse environ)

J'ai dû quand même privilégier mes pulls les plus larges et les plus longs (pas mes préférés car étant plutôt petite, je porte souvent des hauts près du corps).
Pour les pantalons, j'ai dû ruser avec une sorte de bouton relié à un élastique (ça a sans doute un nom... un élargisseur de pantalon ? un bouton de bouton ?) que j'ai trouvé au rayon mercerie de mon hypermarché. Heureusement que j'avais ça, sinon j'étais condamnée à ne pas fermer mes pantalons et à sans cesse tirer sur mes pulls pour cacher le tout, la loose quoi !

L'agrandisseur de pantalon en action (source - google images)

Au niveau sous-vêtements, j'ai continué à porter mes culottes fétiches en coton (c'est important, le coton, ça peut permettre d'éviter les infections urinaires). 
Pour les soutien-gorge, j'ai rapidement pris de la poitrine, et pas qu'un peu (déjà que j'étais bien servie avant). J'ai donc fini par aller m'acheter un soutif à ma taille. La vendeuse m'a conseillé d'éviter les dentelles (snif) car le mamelon devient très sensible. J'avais pris déjà 2 tailles de bonnet (arghh), et en plus de ces 2 tailles, elle m'a donné une taille encore au-dessus en m'assurant qu'ils allaient encore grossir (elle avait raison, pfffff). 
Elle voulait aussi que je prenne une taille de dos plus grande mais j'ai refusé car d'habitude, je serre au max mes soutifs. 
En fait, j'aurais dû l'écouter car j'ai été rapidement juste au niveau du dos. M'obligeant à acheter toujours au rayon mercerie de mon hypermarché une rallonge de soutien-gorge (ça a sûrement un nom aussi !).
Rallonge de soutif - moche mais efficace

Et enfin, hiver oblige, j'ai été très rapidement obligé de m'acheter un manteau. Vous allez rire, mais ce n'était pas au niveau du ventre que je n'arrivais plus à fermer mes manteaux, mais bel et bien au niveau de la poitrine. Pffff. A la base je voulais une cape, mais impossible d'en trouver une en début d'hiver (elles se sont mis à sortir un mois plus tard, dégoutée !).
Mais j'ai trouvé mon bonheur complètement par hasard chez DDP avec un manteau tout simple mais qui laisse la place pour ma poitrine et mon ventre. Ce n'est pas le manteau le plus chaud que j'ai eu, mais il a de la laine quand même et avec l'hiver qu'on a eu, ça a amplement suffi. 
Par contre, je l'ai pris une taille plus grande que ma taille habituelle (j'ai dû faire retoucher les manches du coup) et il est tout simplement parfait, encore aujourd'hui.

Mon manteau DDP

La suite avec les vêtements que j'ai achetés à partir du 4ème mois de grossesse, c'est pour demain !

Et vous, des astuces fringues pour un début de grossesse épanouissant ?


20 mars 2014

La grossesse, une maladie ? Vous voulez rire !

Bien entendu que non, la grossesse n'est pas une maladie, voyons ! C'est NA-TU-REL. Vieux comme le monde !

Enfin ça, c'est le point de vue des gens que ça arrange bien. Genre la CPAM qui ne nous donne "que" 6 semaines de congé prénatal en faisant la chasse aux médecins qui rajoutent le congé pathologique.

Ou genre mon employeur qui ne voyait vraiment pas en quoi mon planning devait changer pendant ma grossesse : "Oh tu as le droit de travailler 20min de moins par jour ? Je croyais que c'était 10, moi ? Oui bon de toute façon, on va te les rajouter sur tes heures sup' et pis c'est tout ! Je t'ai dit que demain tu allais à Bordeaux et après demain à Valence, et la semaine prochaine à..."

Parce que bon, rien qu'à voir le nombre de "cachous" que je prends tous les matins, je commence à douter du côté "bon enfant" de la grossesse...

Vous n'avez qu'à voir :

- 1 complément alimentaire pour le cas où j'aurais la saugrenue idée de manger tous les jours la même chose, 1 Big Mac et ça repart... C'est pas comme si je ne faisais pas d'effort : je me mets au soleil minimum 30' en milieu d'après-midi (Vitamine D), je mange du boudin noir une semaine sur deux en alternance avec des lentilles (fer), je prends une orange ou un kiwi en dessert une fois par jour (Vitamine C) et 3 produits laitiers par jour (calcium)...

- 2 Daflons pour les hémorroïdes (welcome amis de la poésie), en plus de ma paire de bas de contention : j'adore être glamour seule à la maison et par cette chaleur. Chéri apprécie ou pas étant donné qu'avec les contractions, c'est abstinence, welcome l'amour les paillettes roses et le bonheur conjugal
- 2 Spasfons sous la langue 3 fois par jour pour les contractions

Et je vous épargne (et à moi également) les Spasfons en suppos que je suis également sensée prendre entre 2 prises de Spasfons normaux. Parce que l'unique et douloureux jour où j'en ai pris un, mon tabouret en bois a morflé (et les couches entre mon auguste fessier et le susmentionné tabouret également !). Les dégâts sont irréparables... sans mentionner qu'on a mis une journée + 1 nuit à s'en remettre, mes intestins et moi (je sais pas, ça doit mal se "digérer", le spasfon suppo).
Bref, à chaque fois que la sage-femme me demande si je les prends bien, j'acquiesce en souriant, et je lui propose de s'asseoir sur mon tabouret en bois en espérant que le bois n'ait pas tout absorbé (il n'y a pas de petite vengeance).

 Je ne vous parle même pas de mon calendrier très chargé

Certes, je suis sensée rester allongée sur le flanc (meuuuuh...)
http://www.fermedesbouviers.com/archives/278
La vache Limousine est la meilleure (entre vaches et entre limousines, soyons solidaires !)
Mais je dois néanmoins : 
- aller à l'hôpital : sage-femme une fois par mois, endocrinologue une fois par mois, diététicien 1 fois, anesthésiste 1 fois, entretien avec la sage-femme 1 fois, cours de préparation à l'accouchement 7 fois (?)
- aller au labo d'analyses médicales 1 fois par mois
- aller chez l'échographiste 1 fois par mois
- recevoir 1 fois par semaine une sage-femme pour un monitoring (et un rappel de prise de Spasfon donc). Monitoring qui, selon elle-même, me file des contractions.

Et puis c'est vrai que c'est très intelligent de la part de l'hôpital de caser systématiquement les cours de préparation à l'accouchement le dernier mois
Comme ça avec un peu de malchance, je risque de ne pas en voir la couleur. Mais c'est peut-être le but : seules les meilleures d'entre nous pourront prétendre à la formation, les élues des élues, l'élite de la nation ???

Cela dit, je ne vois pas du tout pourquoi je m'inquiète (pour le bébé peut-être ?), parce que tout ceci est parfaitement NA-TU-REL et des millions et des millions de femmes sont passées par là le plus naturellement du monde !

Trop hâte de voir ce que l'accouchement me réserve comme pratiques 100% NA-TU-RELLES ! Je sens qu'on va douiller rigoler !


19 mars 2014

Mes soins anti-vergetures pendant la grossesse [produit bio et naturel inside]

Quand j'ai commencé à avoir la peau du ventre bien tendue (merci petit Jésus Bébé), je me suis inquiétée de ce que j'allais bien pouvoir tartiner sur mon ventre pour l'hydrater.

Comme j'avais déjà dit (ici), je ne suis absolument pas fana des crèmes,
1) déjà parce que j'estime que ma peau est bien assez grande pour s'hydrater toute seule, 
2) mais aussi, parce que je commence à m'inquiéter de plus en plus des conséquences des produits chimiques nocifs pour la santé, ces fameux "perturbateurs endocriniens" qui pénètrent dans la peau dès qu'on en met (et dont je parlais ).

Oui mais bon, là il était quand même question d'éviter l'apparition de vergetures du plus mauvais effet sur mon bidon.

Les vergetures, je connais, j'en ai déjà une cargaison sur les cuisses, because adolescence avec prise de poids fulgurante puis yoyo pendant des années. Elles sont globalement assez discrètes (ou alors j'ai pris l'habitude de les voir) car depuis le temps, elles sont devenues blanches et se fondent dans la graisse des cuisses la couleur de ma peau.

Ce qui n'est quand même pas une raison pour m'en récupérer encore une nouvelle fournée. Donc crème-crème-crème !

J'ai commencé au début (disons de novembre à mi-février) par utiliser la crème pour le corps "Défi Vergetures" de Mary Cohr

C'est une crème assez fluide (ni trop ni trop peu), agréable à étaler et qui ne donne pas l'impression d'être grasse à la fin. 
Elle ne colle pas et fait bien son boulot d'hydratation. 
Et je n'ai pas eu à déplorer l'apparition de vergetures en l'utilisant, donc nickel.
http://www.marycohr.com/minceur/defi-vergetures/
Deux points négatifs cependant : son odeur qui est très présente : je ne pouvais pas mettre la crème le soir car l'odeur me gênait quand je me couchais. 
Et le fait qu'elle soit pailletée : j'avais du coup des paillettes dans le décolleté car je mettais de la crème sur ma poitrine en plus du ventre et des cuisses. Donc sympa pour les fêtes mais au jour le jour, sans plus. Bon, j'avoue que ce n'était pas non plus à ce point dérangeant vu que c'était l'hiver avec pulls à col roulé, écharpe et tutti quanti. Mais en été, je crois que j'aurais tiqué.

Niveau perturbateur endocrinien and co, je viens d'aller voir sur le site la composition de la crème, et elle contient du cyclopentasiloxane. Pas top donc.

Et enfin, pour ce qui est du prix, j'en sais rien, car c'est un cadeau de ma meilleure amie. A la base, je devais me faire poser du vernis en gel mais finalement, le bon d'achat s'est transformé en l'urgence de la crème anti-vergeture !

Quand je me suis rendue compte que ma crème était en bonne voie pour être terminée, j'ai cherché par quoi la remplacer, si possible par quelque chose de bon de beau de bio et naturel.
Sur internet, j'ai pas mal vu des femmes enceintes conseiller de l'huile d'amande ou de l'huile d'avocat.
Malgré l'inconvénient que ces huiles ont du mal à pénétrer et sont (forcément) très grasses, me voilà convaincue. Je lis même qu'en ajoutant du beurre de karité, on peut faire une sorte de baume plus facile à appliquer sur la peau...
Je me prépare à passer ma première commande sur Aromazone (le site de prédilection de mon père qui adore faire des savons, des gels douches, etc.), quand, en fouillant sur leur site, je tombe sur du beurre végétal d'amande et du beurre d'avocat bio
Plus besoin de faire une mixture avec l'huile et le beurre de karité ! Mais c'est parfait tout ça !

Du coup, un jour sur deux, j'utilise du beurre végétal d'amande et le jour suivant, celui d'avocat 

http://www.aroma-zone.com/aroma/beurres.asp#amande-bio
Je trouve que tous deux se complètent bien, le premier assouplit et protège tandis que le second nourrit et régénère.

Et mon avis dans tout ça ?
A utiliser, c'est du beurre, donc forcément moins fluide que de la crème. Mais ça pénètre plutôt bien par contre.
Le beurre d'amande fait des petits morceaux comme de la noix de coco râpée, qui ont tendance à tomber par terre si on ne les étale pas assez vite (ce qui n'est pas hyper propre quand on marche dessus après), mais ceux-ci fondent quand on fait pénétrer la crème. C'est un beurre très gras, ce qui ne me dérange pas plus que ça car il ne colle pas sur mes vêtements et finit de pénétrer dans la journée de toute façon.
Le beurre d'avocat est plus sec si on peut dire mais plus facile à étaler, car la texture est plus lisse. Quand il faisait très froid, j'avais du mal même à en prendre sur mes doigts car il était vraiment dur, mais il faut dire que je suis une warrior qui ne chauffe pas sa salle de bain. Quand le chauffage était mis (aka quand Chéri passait avant moi), plus aucun problème à ce niveau.


Les 2 produits n'ont quasiment aucune odeur, ce que j'apprécie (parce que sentir l'avocat, comment dire ?!).
Pour l'instant, toujours pas de vergeture à l'horizon, donc bon point !
Niveau prix, j'ai payé pour les 2 pots (100ml chacun) 13 €, ce qui est largement correct par rapport à une crème.
Et en plus, c'est bio. Que demande le peuple ?!

Bref, je pense que vous l'aurez compris, je suis définitivement conquise par ces deux beurres végétaux. 

Vu la contenance et le fait que l'on n'a pas besoin de beaucoup de produit à chaque fois, ils devraient me faire jusqu'à la fin de la grossesse et même après.

Et vous, les vergetures pendant la grossesse, ça s'est passé comment ?

17 mars 2014

J'ai lu un livre qui finit en plein milieu d'une phrase aka Le Château de Kafka


C'est bien la première fois de ma vie que je lis un livre qui n'a pas de fin. Qui se termine même en plein milieu d'une phrase ! Et c'est particulièrement déroutant et frustrant. J'aurais envie d'attraper l'auteur et de le secouer comme un prunier pour qu'il crache la fin de son livre. 
Bon, ok avec Kafka, ça va pas être facile...

Bref, Le Château nous disions. Je ne pense pas me tromper de beaucoup en disant que c'est un conte onirique, dans la même veine que le procès (dont j'ai parlé ) et avec des thèmes communs comme la bureaucratie et son côté inhumain, la solitude du narrateur qui ne peut avoir confiance en personne, et l'impression de tourner en rond jusqu'à l'absurde. 

 Dans ce livre, on se trouve entièrement en vase clos. Dans un village où le narrateur ("K.", c'est son nom, on sait d'où s'est inspiré le film Men in Black !!) arrive car il a été appelé par l'administration (aka "le Château") pour travailler comme "arpenteur". 
Au dessus du village, le château se dresse, comme s'il surveillait les moindres faits et gestes des villageois. Un château inaccessible, inatteignable, une sorte de quête pour le narrateur.
Dans le village, des villageois (logique), des habitants complètement soumis à la dictature administrative du Château, et qui ne semblent vivre que pour lui.
Et entre le village et le Château, des secrétaires qui font le lien entre les administrés (les villageois) et les fonctionnaires du Château (les grands pontes comme on dirait aujourd'hui).

C'est un conte disais-je, un peu à la manière de Voltaire dans des livres comme Candide. Étrange d'ailleurs que j'apprécie autant Kafka, étant donné que mon exemplaire de Candide, lu pour le collège, a été le seul livre que j'ai définitivement mutilé (après un dimanche à écrire une rédaction pour une note pourrie au final) en l'enroulant de scotch pour qu'il ne soit plus jamais ouvert !!

Un conte, oui, mais qui se veut une allégorie de la réalité. Une manière indirecte d'ouvrir les yeux des lecteurs sur le fonctionnement de l'administration, la bureaucratie en général, et sur son côté tyrannique et absurde.

Il y a également un thème que j'ai trouvé très intéressant et qui, de mémoire, ne se retrouve pas dans Le Procès, c'est celui de la pluralité des interprétations. Le narrateur est confronté à plusieurs reprises  à des explications de certains villageois sur des situations qu'il a vécu avec tel ou tel personnage. Avec pour conséquence de retourner complètement le point de vue du narrateur, qui ne sait plus (et nous avec) où est la vérité, et à qui faire confiance... un peu comme dans la vie où finalement, on se sait jamais qui pense quoi et pourquoi telle ou telle personne agit de telle ou telle façon. Assez cynique, donc... 

Au final, j'ai aussi retrouvé dans ce livre l'ambiance du Premier Cercle d'Alexandre Soljenitsyne, où est raconté (notamment) le côté invraisemblable des emprisonnements dans l'URSS de Staline. (C'est amusant d'ailleurs, en relisant ma critique du Procès du même auteur, je me rends compte que j'ai écrit exactement la même chose, bravo la fille originale !).

Ici, je vous rassure, tout est loufoque, tourné en dérision et traité de façon tragi-comique, presque comme une pièce de théâtre burlesque.
Sachant que Kafka a écrit ce livre dans les années 20, donc bien avant l’avènement des régimes totalitaires, deux thèses s'opposent : soit il avait vu le truc arriver quasiment 10 ans avant, soit son oeuvre est totalement surréaliste et il a tapé dans le mille sans le faire exprès, décrivant juste de façon très exagérée le monde de l'administration (il travaillait dans une banque).

En tout cas, qu'il soit un visionnaire génial des futurs régimes totalitaires ou simple farceur aigri de son travail, Kafka nous livre un récit qui résonne douloureusement dans l'histoire mondiale, d'autant plus que ses soeurs mourront pendant la guerre à cause de leur religion juive...

Dommage qu'il n'ait pas eu l'inspiration ou le temps suffisants pour terminer son livre, je reste sacrément sur ma faim !

12 mars 2014

La vie de femme enceinte est loin d'être drôle, parfois...

... et croyez-moi, je suis la première à m'en plaindre.

Parce que depuis que je suis enceinte, je vais de mauvaise surprise en mauvaise surprise...

En décembre, on me dit que Bébé est une crevette, dans la limite basse des courbes de croissance.

En janvier, on me dit que je fais du diabète gestationnel et que je vais devoir faire un régime (comme si les femmes enceintes avaient envie de faire un régime !) et me piquer les doigts 6 fois par jour (aïe !).

En février, je passe 4 jours à l'hôpital pour cause de contractions, heureusement pour l'instant sans conséquence sur mon col. On m'arrête derechef, un mois avant la date normale du congé maternité, avec la stricte consigne de rester allongée au maximum, et sur le côté de préférence.

Début mars, j'ai bien cru que je faisais une appendicite, j'avais une sorte de point de côté en bas à droite. Je suis pas franchement du genre hypocondriaque, mais avec tout le reste (+ les forums sur internet jamais très rassurants - note à moi-même : ARRETER de les consulter !), j'ai fini par appeler les urgences de la maternité, qui m'ont rassurée. Il s'agit d'une douleur "classique", mon utérus prend la place des différents organes, dont les intestins, qui du coup "ne sont pas très contents". 
Ouf. J'ai quand même passé mon WE sous Doliprane à ne pas savoir comment me tourner pour limiter la douleur, qui a disparu comme par enchantement une nuit...


Et depuis, je passe mes journée affalée sur mon coussin de maternité (oui, c'est moi sur l'image, la vie est vraiment dure), à ne rien faire et à béqueter 6 à 10 Spasfon par jour. 
Et même si j'aime bien procrastiner, j'avoue que voir chéri faire tout à la maison en plus de ses horaires (pas légers-légers) de travail, je culpabilise. 
Tout comme j'ai culpabilisé au niveau de mon boulot quand on m'a arrêtée brusquement, et que je ne laissais rien en ordre, les dossiers pas bouclés, mon bureau en vrac (alors que quelqu'un doit prendre ma place définitivement mi-mars).

Alors que j'étais gentiment en train de me plaindre d'expliquer mes déboires à une copine, cette dernière m'a brusquement remis en place : "bah moi, j'aurais préféré avoir toutes les maladies du monde quand j'étais enceinte plutôt que d'avoir un enfant malade" (son bébé a une maladie assez rare et lourde).

Bah vous savez quoi ? Je me suis sentie drôlement con. Parce que bien sûr, elle a tellement raison...

Alors même si j'ai la trouille d'accoucher trop tôt, ou d'avoir l'appendicite ou de garder mon diabète à vie, finalement, TANT QUE BÉBÉ VA, TOUT VA !

10 mars 2014

Serait-ce (par hasard) le printemps ?

 

J'ai l'agréable impression que depuis quelques jours, il fait un vrai beau temps, pile poil pour fêter mon congé maternité !

Bon ok, c'est pas cette année que je vais en profiter le plus, masque de grossesse et contractions obligent.

Cela dit, c'est quand même bien sympa de pouvoir passer une petite heure au soleil à bouquiner tranquillement ou à regarder les plantes de notre terrasse qui commencent à bourgeonner... la glycine dont j'attends avec impatience la floraison (j'adore l'odeur), le kiwi (nous fera-t-il un jour des fruits ? The challenge année après année, je commence à douter de son côté "auto-fécondant" !).


Et puis le soleil, c'est bon pour la vitamine D, non ? (la fille qui essaie de se persuader !)

En attendant, j'ai fait quelques semis dimanche, des graines qui peuvent se semer hors abri dès mars : des pois de senteur, des mini-tournesols et du persil (car le mien commence à s'épuiser).

J'attends d'être sure qu'il n'y aura plus de gelées (avril ?) pour semer les fleurs les plus fragiles, enlever la mauvaise herbe, ajouter de l'engrais (il y en a bien besoin) et pourquoi pas, acheter quelques pieds de légumes (sur terrasse, la tomate marche du feu de dieu, et je me tenterais bien un pied de courgettes, ça pousse comme du chiendent chez mes parents !).

Il n'y a plus qu'à profiter des premières fleurs de l'année : à part le laurier-tin en bas à droite, les autres fleurs sont complètement et étrangement hors saison... Comprenne qui pourra !


Allez, je vous laisse, j'ai du jardinage qui m'attend !

6 mars 2014

Le diabète gestationnel pour les nulles

 
Aujourd’hui, j’avais envie de vous faire un topo un peu clair sur le diabète gestationnel. 

Parce qu’entre le moment où j’ai eu les résultats de ma prise de sang (cf. mon article ici) qui n’étaient pas trop bons (mais pas affreusement mauvais non plus apparemment) et le jour où j’ai eu (enfin) mon premier RDV avec l’endocrinologue, il s’est quand même écoulé plus de 2 semaines

Soit amplement le temps de stresser et de se demander ce qu’il fallait faire. Et donc de psychoter sur les forums docti-truc ou autres aufémini-chose à lire les témoignages des unes et des autres. 

Forcément dans ces cas-là, sur 20 témoignages, tu as 20 conseils différents / 20 versions des faits / 20 régimes variés, et forcément, que des trucs pour te faire peur. Je sais bien que la dernière chose à faire est d’aller traîner sur ces sites, mais vraiment je ne peux juste pas m’en empêcher, c’est affreux ! 

Bref, tout ça pour dire que pour les prochaines « victimes » du diabète, il puisse y avoir une alternative à ces forums via mon article. Qui bien sûr ne remplace en rien ce que votre médecin vous dira… 

Donc le diabète gestationnel, qu’est-ce que c’est ? 

En gros, le corps n’arrive pas à se dépatouiller du sucre que l'on avale (le glucose donc) et qui provient par exemple les fruits, des gâteaux, du pain, des féculents (pâtes, pommes de terre, etc.), les boissons sucrées et tutti quanti.

Normalement, le pancréas fabrique de l’insuline, l’hormone permettant de fabriquer de contrôler le taux de glucose dans le sang et s’il y en a trop, de le stocker dans les cellules musculaires ou dans le foie. 

Dans le cas d’un diabète gestationnel, le processus est bloqué, car certaines hormones produites pendant la grossesse empêchent l’insuline d’agir. En plus, il peut y avoir du gras sur les capteurs des cellules qui empêchent l’insuline de rentrer (mais j’avoue que j’ai compris sur le moment mais que je ne suis plus capable d’expliquer, j’aurais dû prendre des notes !). 

Bref, tout le sucre que l’on a dans le sang qui n’est plus stocké passe tranquillement dans le sang de bébé qui s’en abreuve fort, au risque de : 
 - devenir grand et gros, avec toutes les conséquences sympas qui vont avec : bébé de plus de 4kg à la naissance donc risque de césarienne ou d’accouchement prématuré ; 
- développer un diabète plus tard.

Bien sûr, la mère peut aussi développer du diabète entre autres maladies sympathiques. 

3 façons de « combattre » le diabète gestationnel

1) un rééquilibrage alimentaire, en diminuant le sucre mais aussi le gras 
2) une activité physique comme la marche, la piscine, qui restent compatibles avec la grossesse
3) si les 2 autres méthodes ne suffisent pas pour faire baisser le taux de sucre dans le sang, alors il faut passer aux injections d’insuline… (ce qui n'est pas mon cas)

Du coup, je vais être suivie tous les mois (sauf complications) par une endocrinologue de l’hôpital. J’ai aussi eu un RDV avec un diététicien pour voir ce qui n'allait pas dans mon alimentation (RDV qui n'a pas servi à grand-chose, j'ai eu les mêmes recommandations que celles de l'endocrinologue). 

Pour l’instant et au vu de ma glycémie actuelle, pas de "régime" à strictement parler, mais des recommandations : 

- au petit déjeuner, le pain-beurre va bien, essayer de privilégier le pain complet. Il est possible de manger du fromage blanc ou un yaourt, mais plutôt du 0% (no-way, je préfère ne pas en manger du tout que de m’imposer des produits allégés ou édulcorés plein de cochonneries). Eviter la confiture, limiter le jus de fruit (à la rigueur, préférer un fruit).
- pendant les repas de midi et du soir, toujours manger des légumes avec une petite portion de féculents (100g cuits) ou de pain (environ 15cm de baguette ou 2 tranches de miche de pain toujours complet de préférence), une viande ou un poisson. Après, je peux manger du fromage ou un produit laitier
- J’ai le droit à 2 fruits par jour, à « coller » après les repas de façon préférentielle plutôt que d’en manger en collation tout seul, pour éviter de faire travailler le pancréas trop souvent. 
- en collation justement, on peut manger un produit laitier : du fromage (mais sans pain), un yaourt (perso, il est maison au lait entier), mais il faut éviter de le sucrer (snif mon sirop d’agave). Par contre, on peut mettre dedans des crudités (youhou, c’est la fête, un yaourt au radis, ça me paraît trop cool, j’ai hâte de tester !!). 

Et bien sûr, j’ai quitté l’hôpital avec une prescription pour un lecteur de glycémie. Chouette, je vais pouvoir me piquer 6 fois par jour ! 

Avant de partir, l’infirmière m’a sorti plusieurs modèles de lecteurs et a pris un bon moment pour m’expliquer leur fonctionnement afin que je choisisse mon préféré. 

 Le lecteur de glycémie, comment ça marche ? 

On met une bandelette neuve dans le lecteur. Puis dans le porte-aiguille, on met une aiguille neuve. On amorce le ressort de l’aiguille et la bobinette cherra pour que l’aiguille vienne faire une minuscule piqure dans le doigt. On appuie sur le bouton d’une main avec le doigt qui sera piqué sur l’autre bout du porte-aiguille. En enclenchant le système, l’aiguille fait un aller-retour très rapide (on ne voit même pas la goutte de sang, il faut pousser sur le doigt pour la faire apparaître). On met la goutte de sang sur la bandelette et en 5s, le taux de glycémie apparaît. On jette ensuite la bandelette et l’aiguille dans une poubelle à part (fournie par la pharmacie et qu’il faudra leur rendre une fois pleine). 

Pour ma part, j’ai pris le "Accu Chek Mobile". J’ai trouvé qu’il était plus pratique que les autres car au lieu de devoir mettre une bandelette pour chaque mesure, on met une cartouche de 50 bandelettes. De même, au lieu de se balader avec plusieurs aiguilles, on a un barillet de 6 aiguilles (donc pour moi un barillet par jour). J’ai trouvé le système pas mal, car je me voyais assez mal changer les aiguilles en plein milieu de ma journée de travail et devoir stocker les aiguilles usagées avant de les ramener chez moi le soir. Et enfin, il fonctionne sur pile, contrairement aux autres modèles qui m'ont été présenté, qui devaient être rechargés comme un téléphone (USB ou prise).

Le fonctionnement de mon lecteur de glycémie
J’appréhendais fort l’aiguille mais en fait, déjà on ne la voit pas (elle sort et rentre dans le porte-aiguille très rapidement et avec le système de barillet, on ne la voit jamais) ; et en plus, ça ne fait pas mal du tout, on sent à peine la piqure : il faut vraiment pousser sur le doigt pour faire sortir une goutte de sang. 

Finalement, le plus pénible est de ne pas pouvoir manger complètement ce que l'on veut quand on veut (me mangerais bien une petite gaufre là tout de suite maintenant, par exemple)...

J'espère avoir pu aider d'autres personnes qui sont dans le même cas que moi...

Un autre article intéressant sur le diabète : http://www.afd.asso.fr/diabete/gestationnel

5 mars 2014

Ma 1ère fois... avec le diabète gestationnel

La 1ère fois que j'ai entendu parler du diabète gestationnel, c'était à l'écho de contrôle qu'on faisait car bébé était trop petit. 

A l'écho de contrôle suivante, c'était le liquide amniotique qu'il y avait en trop (mais bébé se rattrapait niveau taille, ouf !). Et un trop plein de liquide amniotique peut être un symptôme du diabète gestationnel. 

Bref, j'ai dû passer le fameux test qui dure 2h

... arriver un samedi à 7 du mat´ devant un labo fermé car panne de courant (pas de bol), 
... attendre une bonne 1/2h qu'ils trouvent le disjoncteur, 
... m'agacer de voir les petites vieilles devant moi venant à l'aurore cherche leur résultat juste pour le plaisir de se taper une discut´ avec les laborantines sur leur précieux cas 
... et, ENFIN j'ai pu passer vers 8h !

Bien sûr ma veine était introuvable, je me suis fait charcuter les deux bras avant de réussir à avoir la première prise de sang (sachant qu'il y en a encore deux après vous imaginez comment je flippais… heureusement, la laborantine a été plus inspirée la fois d'après, ouf). 

Bref. J'ai bu la fameuse potion, qui soit dit en passant n'est pas à affreuse que ça : un simple sirop très sucré. Personne n'en est mort je suppose, surtout si comme moi vous êtes plutôt bec sucré ! 

Et les résultats quelques jours plus tard

Ok pour la prise de sang à jeun, ok pour celle 1h après. Par contre, la dernière dépasse le seuil... 

J'ai cherché partout sur internet histoire de savoir si un seul résultat supérieur au plafond suffit pour dire que l'on a un diabète gestationnel. J'ai pas vraiment trouvé de réponse.
J'ai cherché partout sur internet ce qu'il fallait manger / ne pas manger en cas de diabète gestationnel (autant vous dire que j'ai trouvé autant de régimes que de témoignages !).
J'ai cherché partout sur internet ce qui allait m'attendre si j'étais considérée comme diabétique. J'ai lu des trucs horribles, alarmistes, des conseils pour faire baisser (artificiellement) son taux de glycémie quand on doit se piquer le doigt (manger du citron, si ça vous intéresse. Perso, j'ai pas testé... On ne se ment qu'à soi-même en faisant ça !).

Bref, je n'ai trouvé aucune vraie réponse en attendant de réussir à joindre la sage-femme qui me suit à l'hôpital. Ce fut long.

Et voilà comment je me suis retrouvée deux semaines plus tard chez une endocrinologue… mais ça, comme qui dirait, c'est déjà une autre histoire !

Image empruntée ici.

4 mars 2014

De l'art de prendre le temps de perpétuer les traditions familiales...


C'était mon petit plaisir à moi, mon instantané de bonheur de la journée. 

Je ne vous apprendrai pas qu'aujourd'hui, c'était mardi gras.

Et chez ma grand-mère, mardi gras n'est ni synonyme de crêpes (malheur, les crêpes, c'est à la Chandeleur !), ni de beignets, ni de gaufres...

Pour le mardi gras, j'ai toujours vu ma grand-mère (et ma mère aussi du coup) faire une tarte aux pruneaux.

Et aujourd'hui, rien n'aurait pu m'empêcher de faire une tarte aux pruneaux, sauf une pénurie sèche de pruneaux dans l'Hexagone entier ! 

Et tant pis si je suis sensée rester tranquille couchée sur un flanc (meuuuh-la-vache),
Tant pis si je suis sensée être au régime vu mon diabète gestationnel.

Parce que je tenais en ce que ce jour de mardi gras, Bébé goûte à sa première tarte aux pruneaux. In utero, certes. Probablement pas aussi bonne que celle de ma grand-mère (parce que forcément, la cuisine de ma grand-mère est la meilleure cuisine du monde entier. Voire de l'univers entier).

Parce que si l'on ne perpétue pas les traditions familiales, celles qui ont bercé notre enfance, celles qui ont rythmé notre vie d'avant, si l'on oublie qui on était, qui nous a façonnés, qui nous a nourris, qui nous a montré comment on faisait la tarte aux pruneaux, alors... 
... alors on oublie d'où l'on vient, on casse les liens inter-générationnels, on renie notre passé en quelque sorte. 

Et on perd les générations et les générations de tartes aux pruneaux qu'on faites nos ancêtres peut-être ?

Alors en ce jour de mardi gras, je voulais rendre hommage à toutes les traditions familiales qu'on oublie peu à peu, qu'on remplace (et c'est bien naturel aussi), qu'on modèle à notre image. 

Tant qu'on garde celles qui nous semblent les plus essentielles... celles qui nous rappellent qui l'on est et d'où on vient.

Mémé, ta tarte aux pruneaux, on ne l'oubliera jamais, promis !

3 mars 2014

Blogs-note de la semaine n°2 : ce que j'ai aimé lire cette semaine sur la blogosphère


Me revoilà avec une nouvelle édition des lectures qui m'ont marquées / intéressées cette semaine.

A noter que les articles que je présente ne sont pas forcément des articles qui ont été publiés cette semaine, mais que moi, j'ai lu cette semaine...


1 - Dans la catégorie "la honte mais on en rit après coup !", une brève anecdote de Et Croquer la vie par ici...

2 - Dans la catégorie "j'ai du temps pour glander devant la TV", un article sur les séries du moment qui m'a bien donné envie de regarder "Call the Midwife", sur le blog d'Agathe St Pierre.

3 - Dans la catégorie "comment je cache un affreux bouton rouge", j'ai aimé la dernière vidéo de l'article ici  du blog Letz make-up. J'avoue que je l'ai découvert avec l'article des vidéos de la semaine sur Mon Blog de Fille.
Ci-dessous la vidéo dont il s'agit :


4 - Dans la catégorie "omagod-le-porte-bébé-qu'on-m'a-donné-n'est-pas-physiologique-faut-que-j'achète-une-écharpe-de-portage", cet article Comment choisir son ring sling du blog Papotage autour du portage m'a permis de débroussailler le terrain en ce qui concerne les écharpes avec anneau. Très utile donc.

5 - Dans la catégorie "tiens, mais c'est pas bête du tout" et "va falloir ranger, ma vieille", un article du blog Belle Enceinte sur son retour de la maternité. Qui raconte avec humour le côté pratique du changement de couches. Qui jusqu'à présent ne m'avait pas sauté aux yeux.
Alors certes, nous avons une "magnifaïque" table à langer dans la salle de bain... mais ça serait pas bête aussi d'avoir de la place pour le matériel de change, y compris les vêtements de bébé et la poubelle à couches. Va falloir sérieusement revoir notre aménagement de la salle de bain, moi j'vous l'dis !

6 - Dans la catégorie "allaitera-allaitera-pas-?" du blog "Amour, Bébé et Episio", un article sur les convictions post-accouchement vs la réalité, en particulier le passage sur l'allaitement. Son allaitement n'a pas fonctionné pour des raisons indépendantes de sa volonté, ce qui fait qu'on ne peut pas prendre son expérience pour un échec mais pour une formidable leçon de vie. Si jamais j'allaite, et grâce à son article, je connaitrai les points sur lesquelles être vigilante : bébé au sein rapidement après la naissance, ne pas rester à avoir mal pendant plusieurs jours, ne pas capituler face aux sage-femmes...

Comme la dernière fois, j'ai emprunté les images en direct de vos blogs, si vous vous sentez lésées, n'hésitez pas à me le dire !