Mon défi "zéro déchet" de la semaine

Me passer de ma voiture pendant une semaine : j'ai réussi !

Mes chers déchets

Comment j'ai commencé l'aventure du zéro déchet...

Vers le minimalisme

Carnet de bord d'une acheteuse repentie

Nos livres coups de coeur de juillet

On y parle abeille, jungle, conte de fée, valise et blaireau maniaque !

Notre table lumineuse

Ma participation (et les vôtres !) au RDV Montessori at home sur le thème de la lumière

28 févr. 2014

C'est là que je me rends compte que je n'aurai jamais profité des caisses "femmes enceintes" des hypermarchés...


Hier, j'étais tranquillement en train de comater sur mon côté gauche (parce que le côté droit est celui de la veine cave / sur le dos ça me file des contractions / et sur le ventre, comment dire ? J'ai plus vraiment de ventre mais un ballon de baudruche). Bref, je comatais donc, quand j'ai eu un flash de lucidité...

En fait, je n'ai JAMAIS utilisé les caisses réservées aux femmes enceintes / handicapés dans les magasins.

Les 3 premiers mois où finalement tu es le plus fatiguée... bah ça ne se voit pas. Difficile donc de prétendre à un passage prioritaire.
Les 3 mois suivants, tu pètes la forme. Et puis dans mon cas de grossesse hivernale, avec mon manteau, on ne voyait pas forcément que j'étais enceinte. Chéri m'exhortait bien à sortir mon ventre et à me tenir les reins, j'avoue en toute honnêteté que je n'avais pas besoin de passer en premier et que je pouvais rester debout à faire la queue 5min (et aussi je n'osais pas forcément demander mais c'est un autre problème).
Et le dernier trimestre, bah je suis en arrêt maladie à rester avachie sur mon canapé, avec interdiction formelle d'aller faire les courses... Finalement, c'est au futur père qu'on devrait donner la priorité aux caisses, il faut qu'il gère tout : les courses, le ménage, les repas + son travail... Le pôôôvre ! 
Cela dit, je suppose que toutes les femmes enceintes ne sont pas interdites de courses. Mais une fois qu'on est en congé mat', on peut aller faire les courses quand on veut et éviter les moments où les magasins sont blindés. Donc là encore, pas besoin forcément de la caisse spéciale "femmes enceintes".

Et finalement, quand vous faîtes la queue aux caisses et que vous regardez la caisse "femmes enceintes", vous y voyez beaucoup de femmes enceintes, vous ? 

Moi jamais en fait ! Et les rares fois où il y en a, les gens devant regardent leurs pompes, leurs sachets de légumes, les chewing-gums devant la caisse, mais jamais ô grand jamais la femme enceinte... Au cas où elle oserait vouloir passer devant eux !!
Avec ma meilleure amie très enceinte (et avant que je le sois moi-même), je suis restée choquée par une femme devant nous, qui, malgré nos remarques sur la caisse prioritaire, la grossesse de mon amie, sa fatigue blabla, n'a jamais daigné jeter un coup d'oeil sur nous pour lui proposer de la laisser passer. Bon, ok on aurait dû demander directement au lieu de faire des remarques acides, mais mer*e quand même ! L'incivilité des gens est vraiment sans borne !

Du coup, je me pose réellement la question de son utilité. 

OK pour les fauteuils roulants car en général il s'agit d'une caisse adaptée avec un passage plus large et un tapis roulant plus bas. 
Mais pour le reste des PMR (personnes à mobilité réduite) dont font partie les femmes enceintes, est-ce que ce n'est pas réducteur et un peu discriminatoire de vouloir les parquer dans une caisse en particulier ? 
Est-ce que toutes les caisses ne devraient pas être prioritaires pour elles ? 
Est-ce que les gens au lieu de faire semblant de rien ne devraient-ils pas les laisser passer d'eux-mêmes, sans avoir besoin de le demander ?

Est-ce que finalement, ce n'est pas tout simplement un problème de notre société, peu respectueuse des autres, centrée sur l'individualisme plus que sur la solidarité ?

Image empruntée ici.

27 févr. 2014

Mon bilan après 2 mois de vie commune avec un smartphone [presque coup de gueule inside]


Je crois qu'à la base je ne suis pas une geekette. 

La preuve : j'ai vécu 8 ans avec le même téléphone portable, un simple Nokia sans connexion internet, qui ne savait pas envoyer de MMS, qui de toute façon prenait des photos (certes couleur) floues, et qui n'appréciait que moyennement les SMS de plus de 160 caractères.

Mouais, je sais, je suis (presque) irrécupérable.

Mais à sa décharge, mon vieux Nokia faisait son boulot de téléphone...

En appuyant sur une touche-une-seule (je défie tous les propriétaires de smartphone ne pouvoir en faire autant), je pouvais appeler mes numéros favoris, envoyer un SMS, lire mes SMS, accéder à la calculette, accéder au réveil... Ah-aaah, qui dit mieux ?

Je le chargeais à peu près tous les 32 du mois en usage normal (5min de conversation par jour, 1-2 SMS, et encore).

Il étais increvable. Sans aucune coque quelconque de protection, il est tombé un nombre incalculable de fois sans un seul gnon. A part quelques rayures d'usure, il était comme neuf, la bête !

Et j'avais même des super jeux de la mort qui tue (mais non, pas le Snake/serpent malheureusement, c'était mon téléphone d'avant encore) : le bowling (mieux que celui de la Wii ou presque), un jeu de backgammon (dont j'ai toujours joué en ignorant les règles ce qui explique pourquoi j'ai toujours perdu), et une sorte de tétris horizontal. Bref, des jeux grande classe mais qui avaient quand même le mérite de m'occuper quand je devais attendre longtemps quelque part (médecin, DIV, etc.).

Alors, pourquoi avoir succombé à la tentation du mal smartphone ?

Déjà parce que j'en avais marre de devoir toujours imprimer moult plans à chaque fois que je partais en déplacements pour savoir où était le lieu de la réunion, de noter sur des papiers (que je n'avais jamais sur moi quand j'en avais besoin) les noms des restaurants et leur adresse, d'écrire sur un post-it des idées d'articles quand elles me venaient au boulot (et de perdre le post-it dans la foulée), etc. Y'a pas à dire, Google Maps et Evernote sont mes nouveaux amis !

Je voulais pouvoir prendre des photos souvenir sans forcément avoir toujours sur moi mon appareil et sans avoir besoin que les photos soient parfaites, qu'elles puissent être utilisables a minima. Souvent je me faisais la réflexion que "mince, ça vaudrait bien une petite photo !" mais pas de bol, je n'avais pas mon appareil...

J'avais aussi envie de recevoir les MMS qu'on m'envoyait et de pouvoir en envoyer. Des fois une photo est mille fois plus parlante que des mots (surtout en 160 caractères hum).

Et puis surtout, et ça rejoint le premier point, des fois, on a quand même besoin d'internet quand on n'est pas chez soi ! Et même si c'est du confort, même si on peut toujours se débrouiller sans, c'est quand même un confort qui n'est pas négligeable et qui peut faire gagner du temps. Parce que je peux lire mes blogs favoris dans une salle d'attente, dans la voiture ou dans les transports en commun (et donc une fois rentrée chez moi je n'ai plus besoin de me ruer sur l'ordi), je peux vite fait checker les ingrédients pour une recette pendant que je fais mes courses (ce qui m'évite d'oublier bêtement un truc et de devoir revenir faire les courses), etc.

En plus, il faut bien avouer (à mon corps défendant presque), que le clavier tactile et la reconnaissance des mots permet d'envoyer des SMS beaucoup plus rapidement qu'avec mon vieux clavier où je comptais (par cœur) le nombre de fois à appuyer pour chaque lettre : 1-2-3-4 S, 1 A, 1-2-3 L, 1-2 U, attente, 1 T...

J'aime aussi pouvoir écouter la musique avec, même si je ne suis pas une grande obsédée de musique et que je suis loin d'avoir l'oreillette greffée à mon oreille comme certains !

Enfin, les jeux sont quand même d'un autre niveau que ceux de mon Nokia. Je suis pas une super addict de jeux mais quand vraiment on s'ennuie, ils permettent de faire passer le temps plus vite (et y'a même des jeux de culture générale plutôt pas mal fichus...)

Là où j'ai commencé à me bénir (oui je me bénis si je veux, d'abord), c'est quand j'ai passé mon WE à l'hôpital (remember). Franchement, je me serais complètement desséchée d'ennui si je n'avais pas eu internet. Pour lire les blogs, écrire des articles, et même regarder un peu la TV en direct histoire de passer du temps, c'était vraiment génial ! Et pourtant, dieu sait si je peux passer des heures et des heures à lire des bouquins. Là, j'étais en train de lire Sur la Route de Jack Kérouan, et même si je l'ai avalé (sans grand plaisir par ailleurs), j'avais bien besoin de quelques pauses sur internet de temps en temps...

Alors, les smartphones, est-ce vraiment le mal à bannir ?

Bah... non, je ne vois pas pourquoi...

J'ai un peu l'impression que certaines personnes le voient comme un ennemi, un suceur de temps, tout simplement parce qu'elles ne savent pas gérer l'utilisation qu'elles en font.

Çà me rappelle un peu quand je faisais de la compulsion alimentaire. J'allais enfermer ma bouffe dans ma boîte aux lettres pour ne plus être tentée de la dévorer en une fois... Sachant que j'étais au RDC juste à côté des boîtes aux lettres, vous imaginez l'efficacité de la mesure !

Sous prétexte qu'on ne sait pas arrêter quelque chose (que ça soit la bouffe, ou l'achat de fringues, ou FB ou l'utilisation d'un smartphone), alors on préfèrerait complètement se priver, voire s'en débarrasser ??

Youhou, c'est pas ça, la vie...

La vie, c'est de savoir par soi-même quand il est temps d'éteindre son téléphone, ne pas acheter notre 30ème mascara parce que mon blog préféré a dit que celui-là il était trop-méga-génial-et-en-édition-limitée, et savoir s'arrêter de manger avant d'être écœurée à vie de Nutel*a...

Parce qu'il ne faut quand même pas oublier : le téléphone reste (bêtement) un objet. Et c'est toi qui en fais ce que tu en veux. Pas l'inverse !

Et vous, vous vivez bien avec / sans votre smartphone ?

Cet article m'a été inspiré par cet article- du blog "les chroniques de Marie Kléber".

25 févr. 2014

Celle qui a passé le cap de l'achat d'occasion



A première vue, je suis quand même pas fana d'acheter des produits d'occasion...

...que ce soit sur les sites internet dédiés (Le Bon Coin, Ebay) ou en boutique (Les Petits Rien en Belgique, Emmaüs en France, Easy Cash...).

Je suis peut-être un peu stressée de la vie, mais j'ai l'impression que je vais me faire avoir, genre la personne qui vend quelque chose, c'est forcé qu'il y a un truc qui ne va pas dans l'objet en question, il est sûrement abîmé quelque part où on ne le voit pas, ou il est vendu trop cher par rapport au neuf, ou alors il y a un défaut. Bref, je psychote.

Dans les brocantes ou Emmaüs, c'est encore pire, je trouve que tout est vieux, sale, fripé. Ça sent la maison des grands-parents qui a été vidée après leur décès (d'ailleurs, on trouve toujours un ou deux vieux canapés en tapisserie fleurie dans un coin !). Bref, j'aime pas, quoi !

Sauf pour les livres, que je préfère acheter chez les bouquinistes depuis que j'ai vécu à Bruxelles, car il y a des tonnes de magasins avec des tonnes de livres et que j'adore les livres, surtout quand ils sont moins chers ! En plus, je m'en fiche comme de l'an quarante d'avoir un livre neuf, après tout, les lettres ne s'usent pas à force d'avoir été lues !

Mais depuis quelques jours, j'écume le site du Bon Coin à la recherches de perles rares.
Quelle mouche m'a piquée, me direz-vous ?

Et bien figurez-vous que je trouve exorbitant le prix qu'on essaie de nous faire payer pour tout ce qui concerne la puériculture. Franchement, tout est cher, très cher. Trop cher. Un exemple : une couche lavable peut atteindre 20 euros, et une sur-couche 20 euros aussi. Sachant qu'il doit bien falloir un vingtaine de couches pour assurer une bonne rotation, et a priori 5-6 sur-couches, vous imaginez le budget couche en investissement (même si on est d'accord, ça revient au final moins cher que les couches jetables, et ce n'est pas le seul avantage). Mais si jamais on achète des couches lavables et qu'on ne s'en sort pas avec ? Et qu'on repasse aux jetables ? On aura mis dans les 500 euros pour rien ?

Deuxième raison : cet été, on déménage en Belgique. Aujourd'hui, on a une place très limitée dans notre appartement pour les affaires de Bébé, et notamment pour les meubles. Exit l'idée d'acheter une jolie commode - table à langer (et puis en plus, si c'est pour se la faire rayer par les déménageurs...). Du coup, l'idée était d'acheter une table qui se clipse à la baignoire pour commencer ici à Lyon. Sauf qu'on ne sait pas si demain on aura encore une baignoire... D'où l'intérêt de ne pas mettre investir complètement dans du matériel neuf qui pourrait ne servir que 3 à 4 mois.

Troisième raison : on essaie d'économiser depuis quelques années, dans l'idée qu'un jour prochain (dans 2-3 ans peut-être), on pourra s'acheter une maison, une vraie. Et arrêter de vivre chez les autres à stresser pour un pet dans le carrelage ou un trou fait dans un mur (et croyez-moi, les trous dans les murs, on ne les compte plus, sachant qu'à chaque déménagement, on installe nos éléments de cuisine !).

Et enfin, j'avoue que je me suis prise au jeu de la recherche de LA perle rare en bon état ! Finalement, c'est assez drôle de comparer les objets en vente, d'appeler les gens, d'aller chez eux voir les objets, de discuter avec eux de bébés / de choses et d'autres... Bien plus humain en tout cas que d'acheter sur un site Internet ou même de se faire baragouiner par un vendeur qui n'y connaît dans certains cas pas grand-chose sur les bébés !

Pour l'instant, on n'a pas acheté grand-chose, mais on est plutôt contents de nous !

Un kit de couches lavables quasiment neuf, la maman l'avait reçu en cadeau mais n'a pas réussi à s'y mettre...

Et une table à langer pile comme on voulait, le modèle Amplitude duo. En plus, en discutant avec le papa qui nous l'a vendue, on s'est rendu compte que c'était encore mieux qu'une simple table à langer. En fait, on pourra aussi s'en servir comme support pour sécher bébé en sortant du bain. C'est carrément la classe !

En ce moment, je cherche (mais ne trouve pas) : 
- encore des couches lavables mais d'autres marques pour tester lesquelles nous iraient le mieux
- une écharpe de portage sling, voire une classique si j'en trouve une pas trop chère
- et peut-être un lit parapluie du genre pop-up (car neufs, ils sont affreusement chers et je ne suis pas sure qu'on s'en serve très souvent au final)

Bon, c'est sûr que je n'achèterai pas n'importe quoi d'occasion...
Notamment le siège-auto, car il pourrait avoir reçu un choc qu'on ne verrait pas à première vue. 
Mais aussi les habits car je vais en récupérer d'une amie et de la belle-famille et que j'ai aussi envie de craquer sur des petits bodies / pyjamas en magasin (c'est trop meunion !!).
Le lit à barreau, la poussette, car j'ai envie de choisir pile poil le modèle qui me plaira dans la couleur que je veux. Et tant pis si c'est justement les postes de dépense les plus importants !

Et vous, vous achetez d'occasion ?

23 févr. 2014

Ce que j'ai aimé lire cette semaine sur vos blogs...


Oui parce que cette semaine, du temps (pour une fois), j'en ai eu ! J'ai lu TOUT mon fil d'actu, et même que j'ai eu le temps d'aller lire la sélection du jour de CHAQUE catégorie (ok, pas la catégorie "Voyages", ne remuons pas le couteau dans la plaie de celle pour qui aller chercher le pain à 400m de chez elle entre dans cette put*in de catégorie, bordel) (oui j'adore rester enfermée chez moi si si).

Bref, sur cet interlude absolument pas grossier, voici (et par catégorie hum), les articles que j'ai trouvé utiles / divertissants / nécessaires / amusants etc.

Dans la catégorie "Par et pour les blogueurs", les coulisses d'Hellocoton du blog Tribulons, qui j'ai vu a (presque) déchaîné des passions en ce qui concerne les Unes et Sélections du jour.

Dans la catégorie "Glandage devant TV en vue", l'article de CBTH sur Broadchurch, la nouvelle série du lundi soir sur France 2, m'a donné carrément envie de la regarder (même en VF, soupirs). Et j'ai pas regretté mon après-midi sur le replay, vivement lundi prochain !

Dans les catégories "J'ai encore beaucoup à apprendre en Histoire" et "J'ai encore beaucoup de livres à lire dans ma vie (mais j'ai désormais du temps pour le faire)", cet article de Et Croquer la vie qui chronique le livre Le Lecteur de Jules Vernes d'Almudena Grandes.

Dans la catégorie "Météorologie", sur le Blog de la Chauve-Souris : pour m'avoir fait ouvrir toutes les fenêtres après l'orage, histoire de chercher un arc-en-ciel... tout ça pour entendre chéri me dire le soir en rentrant qu'il y en avait un magnifique quand il a quitté le travail... à l'est, le côté où l'on n'a pas de fenêtres...

Dans la catégorie "future maman déjà bavarde", j'ai aimé l'article de "Je veux une 'tite soeur fille" sur comment parler aux bébés et l'intérêt de le faire. Je parle déjà à Bébé dans mon ventre, je lui explique ce qu'on va faire, où on va aller (du canapé au lit, du lit à la douche, youhouu ma vie est trépidante !). Bref, un article qui me parle ! 

Dans la catégorie "future maman en stress", j'ai aimé déculpabiliser sur le fait que cette semaine, j'ai mangé du sucre à foison malgré mon diabète et que je suis sortie (ôôoo reur !) m'acheter un coussin d'allaitement au lieu de rester couchée chez moi : cet article sur le blog de Maman 24h/24.
 

Dans la catégorie "Encore des découvertes à faire sur Lyon (par procuration)", le Street Art vu par Lyon City Crunch (j'adore ce sens interdit !)

Dans la catégorie "slurpmiam (par procuration, mon lecteur de glycémie en fait des sauts monstrueux)", la tarte banane, vanille et caramel de Sandrine Cuisine.

Et vous, quelles lectures vous ont marqués cette semaine ?

PS : je me suis permise d'emprunter les images directement des blogs mentionnés. Il va sans dire que si jamais l'un des auteurs se sent lésé, j'enlèverai immédiatement les susdites illustrations !

20 févr. 2014

Au secours, mes parents se prennent pour des pré-ados !


Franchement, il y a des jours comme ça où j'ai vraiment l'impression que mes parents retombent en plein âge ingrat... 
Avec comportements puérils, à base de "nan mais toi tu m'a fait ça, alors moi je te fais pareil. Et toc". Si vous saviez comme c'est agaçant !

Je sais pas à quoi c'est dû. Peut-être à la retraite ? Comme ils sont tous les deux tous seuls entre 4 murs, ils doivent se mettre à cogiter sec j'imagine, et à se monter le bourrichon.

Les quelques dernières petites anecdotes en date :

1) il y a une semaine en début de soirée, le téléphone sonne. Je suis dans la chambre la tête fourrée dans mon armoire en train de retourner toutes mes affaires pour retrouver un truc (en vain soit dit en passant). Le temps qu'on s'extirpe du placard, mon gros ventre et moi, et que je file dans la salle à manger, c'est trop tard. "Bon, que je me dis, un appel masqué. Ca doit être mes parents. J'ai pas le temps, je les rappellerai demain."

Mais c'était oublier comment les pré-ado parents sont de petites bêtes sensibles et susceptibles...
Parce que le lendemain soir, à 21h, une fois l'ensemble de mes tâches accomplies (rentrée du boulot à 19h30, préparé à manger, mangé, et préparé le repas du lendemain midi), quand j'ai appelé mes parents, pas de réponse... Doutant fortement de leur éventuelle absence de chez eux à cette heure-ci, je rappelle derechef. Ma mère finit par décrocher. A mon "je vous dérange ?" voilà la réponse que j'ai obtenue, dite d'une voix nonchalante : "ah bin naaaan, mais on fait comme toi, on filtre nos ââppels"

... No comment !

 2) Mon père m'a reproché à Noël de bailler quand je l'ai au bout du fil. C'est vrai qu'on ne peut pas considérer qu'après ma journée de boulot de 10h environ (pause-déjeuner d'1/2h comprise), quand on m'appelle jusqu'à 22h, je suis juste morte et que ce dont je rêve le plus au monde d'un coup d'un seul, c'est de mon lit. Je rappelle aussi que comme circonstance atténuante, je suis un peu enceinte et que, entre septembre et novembre, je me couchais à 21h, 21h30 au plus tard (ah ce fameux 1er trimestre quand il nous tient...).

Du coup, maintenant je fais super gaffe à ne pas bailler, je me refrène et tout et tout. Même que c'est tout sauf agréable ! Mais hier, j'ai eu droit à toutes les sortes de bâillements possibles et imaginables de mon géniteur. Comme quoi il était fatigué d'avance de devoir se lever le lendemain pour son RDV médical de 8h30... Mrrrrfffff, aurais-je dû lui dire que mon réveil était calé 5 jours sur 7 à 6h30 ?

Voilà voilà...

Il y a sans doute une bonne raison à ces agissements de gosses mal léchés... 

Peut-être qu'ils se sentent floutés de ne plus être le centre de mon monde (m'enfin, ça fait quand même un paquet d'année que ça n'est plus le cas !). Ou alors ils veulent me préparer psychologiquement à l'arrivée future de Bébé et à ses comportements enfantins ? 

Qui sait, ça partirait alors d'une bonne intention finalement ?

Et vous, la relation avec vos parents, ça passe ou ça casse ?

19 févr. 2014

Contractions au 6ème mois de grossesse (ou même avant) : quid, pourquoi, comment...


Suite à mon petit séjour 4 étoiles à l'hôpital pour fêter comme il ne se doit pas la St Valentin, j'en profite pour faire un petit article sur le sujet qui m'a amené à y poser mes valises (que je n'avais pas humhum...) pour tout le WE. 

Pour rappel, lors de mon RDV avec la sage-femme, celle ci a remarqué que je faisais contractions sur contractions. Première nouvelle. Je ne m'en étais même pas rendu compte, vous voyez le genre ?! L'archétype de la future mère indigne qui mettait ça sur le compte des mouvements de bébé ! 

Alors les contractions, comment ça fait concrètement ? 
Quand on a les mains sur le ventre, il se met à devenir tout dur pendant quelques secondes, puis se relâche progressivement. Un des symptômes que je sentais vraiment par contre, c'était que j'avais mal au bas du ventre comme quand j'allais avoir mes règles. Mais pas super fort, pas de là à me tordre de douleur et à me chercher un spasfon. Non juste une douleur pas trop présente mais lancinante. 

Pourquoi ces contractions ? 
J'ai eu plusieurs tentatives d'explications sur ce qui peut favoriser ces contractions de la part des nombreuses sage-femmes et médecins que j'ai croisés ce WE : 
- je suis trop mince. Merci au régime diabétique qui m'empêche de m'empiffrer de chocolat !). Bon je l'ai presque pris comme un compliment, c'est bien ma première fois qu'on me trouve mince, ma culotte de cheval appréciera (et si elle pouvait en fondre de plaisir, je ne dirais pas non !). Du coup, si bébé bouge trop fort, ça peut déranger Môssieur mon Utérus, qui est un petit organe sensible et délicat. 
- je suis constipée (pas énormément mais un peu quand même et Môssieur mon Utérus n'aimerait pas quand je me force à pousser sur le trône si j'ai bien compris). 
- ça peut être dû à des causes infectieuses mais pas dans mon cas apparemment. 
- ma théorie personnelle, c'est surtout que j'en ai trop fait : trop de boulot, trop de déplacements (un à deux par semaine à une heure en voiture, c'est pas rien non plus), trop d'activités (le marathon du jeudi avec le dessin et le théâtre qui s'enchaînent de 18h à 22h, les sorties ou les repas à la maison le WE). Et pourtant je n'étais pas si fatiguée que ça et certainement moins qu'en décembre... 
- et des fois, il n'y a pas de raison. Finalement, c'est comme ça et pis c'est tout ! 

 Résultat : 
C'est malin, mais maintenant je vais devoir rester à ne rien faire au moins 15 jours mais probablement jusqu'à 37 SA, et ça c'est pas cool ( même si je n'ai rien contre me faire dorloter !). 

Bon, la bonne nouvelle, c'est que mon col est intact, long et fermé comme au premier jour. Bébé est donc encore bien au chaud ! 

Et le traitement dans tout ça ? 
Aux urgences, on a commencé par un monitoring pour enregistrer mes nombreuses contractions tout en me donnant un "train" de spasfon (aka 3 suppositoires à 15 min d'intervalle. Sachant que les derniers suppos que j'ai dû prendre datent de mon enfance... et croyez moi bien que c'était pas moi qui m'en chargeais... Bref, j'ai adoré cette nouvelle expérience !). 
A ce stade, j'imagine que si le Spasfon avait arrêté les contractions, j'étais bonne pour une petite ordonnance, une tape dans les fesses et retour à la maison. Malheureusement, ça n'a pas été le cas. 

J'ai donc eu droit à l'écho du col et à celle de Bébé et à la chambre 4 étoiles pour le WE. 

 La suite du traitement 
- une dose de cheval de médicaments pour rendre Môssieur mon Utérus souple et complètement sonné (et moi aussi par ailleurs, j'avais l'impression d'avoir picolé un coup de trop !) 
- une piqure vendredi et samedi soir de corticoïdes dans les fesses (môman, au secours !). Le produit fait vraiment un mal de chien sur le moment, mais heureusement, ça ne dure qu'une poignée de secondes. Ça, c'est pour que les poumons de bébés se développent plus vite, au cas où. Ça fait effet 4 semaines environ. Après bébé est mûr pour se débrouiller tout seul si jamais il naissait. 

Les contractions, comment les éviter ? 
- sans grande surprise, repos-repos-repos... Durant les prochaines semaines, je devrai me lever uniquement pour aller aux toilettes, prendre ma douche et manger mon repas (qui devra donc être fait par une tierce personne, appelons-la par exemple Chéri !). Point. Les seules sorties autorises seront celles pour aller à l'hôpital. Chouette ! 
- du Spasfon si je sens que j'ai de nouveau des contractions. 
- une sage-femme m'a aussi conseillé de ne pas me caresser le ventre ou de le tapoter (ce que je faisais grandement, par exemple en écoutant de la musique). Si je veux communiquer avec Bébé, le mieux est de poser ma main sur mon ventre et éventuellement d'appuyer longuement mais pas très fort jusqu'à ce que je sente Bébé venir se nicher dans ma main. Je confirme, ça marche du feu de dieu ! Et ça évite de déranger Môssieur mon Utérus contractile.

Forcément, ça ne tombe pas très bien car en bons parents indignes que nous sommes avec Chéri, nous ne nous sommes absolument pas inquiétés d'acheter quoi que ce soit. J'ai pas mal de choses de ma belle-sœur et de beaux-parents mais qui attendent encore chez eux à approximativement 700 km d'ici (et qu'ils doivent nous ramener d'ici un mois... pourvu que bébé reste bien au chaud d'ici là). J'attends aussi des habits de la part de ma meilleure amie.

Mais en attendant, en fait on n'a pas grand-chose ! Pas même le couffin ni quelques habits, ni un paquet de couches ou de quoi faire la toilette de bébé !). 
J'avoue que dans la nuit de vendredi à samedi, j'imaginais déjà Chéri en train de courir chez Aube*t ou Ki*bi (les deux magasins les plus près) acheter le minimum syndical... 

Bref, je sens que les achats sur internet, ça va y aller à fond les ballons les prochaines semaines !!

Et sinon, pour les contractions, mieux vaut prévenir que guérir et aller voir le médecin si vous avez l'impression d'en sentir... Ce n'est pas forcément trop grave tant que ça ne modifie en rien le col, mais ne sait-on jamais !

17 févr. 2014

Mon WE de détente tout confort pour la St Valentin... à l'hôpital !

Quand je suis rentrée dans les locaux de l'hôpital vendredi (le 14 février donc) pour ma visite mensuelle du 6ème mois, j'étais bien loin de me douter que je ne referais pas le chemin inverse 2h plus tard...

... comme prévu, juste à temps pour préparer une petite pâtisserie pour fêter la St. Valentin.
Non. Au lieu de ça, la sage femme a vu en m'examinant que je faisais contraction sur contraction. Elle m'a signé derechef un arrêt de travail (même plus besoin de m'inquiéter pour mon congé patho dans 15 jours...) et m'a envoyée tout aussi derechef aux urgences gynécologiques
Où j'ai eu droit à une petite batterie d'examens : monitoring, écho du col de l'utérus, écho de bébé… 

Avec finalement l'apothéose, le moment de grâce, où ils m'ont annoncé qu'ils allaient me garder tout le WE, par "principe" (depuis que les policiers nous ont dit qu'on nous avait volé notre ordi par "principe" lors du cambriolage de notre appart, et sachant qu'il contenait toute notre mémoire visuelle de 2009 à 2012, j'avoue que j'ai du mal avec ce terme…).
Enfin bref. 

Mais finalement, l'hôpital, c'est un peu comme un hôtel 4 étoiles ! 
Je suis logée, nourrie (certes, c'est régime spécial diabète donc pas de grandes fantaisies !!), blanchie, j'ai une magnifique vue, je peux me reposer tranquillement et je suis au calme (dernier étage et chambre en coin de bâtiment !). 



Certes, la comparaison s'arrête là ! 
Parce que dans un hôtel, on ne vous force pas la main pour rester une nuit, deux nuits, trois nuits (mais quand est ce que ça va s'arrêter ??), ni à prendre des médocs toutes les 8 heures (en plus de ces 2 mémorables piqûres de corticoïdes qui font un mal de chien sur le moment). 

Et puis dans la chambre d'hôtel, on a la petite pancarte "ne pas déranger" pour éviter qu'on y entre comme dans un moulin pour n'importe quel prétexte à la c*n : me mettre des bas de contention, me faire un petit monitoring, me demander si je veux une tisane (bon, ça j'aime bien !), emprunter la machine à monitoring… 

Aussi, qu'est ce qu'on s'ennuie dans une chambre d'hôpital ! Même si on a pris de la lecture, qu'on a internet et la TV grâce à la 3G, ça ne vaut pas quand même son appartement chéri ! (et puis ma 3G va commencer à donner des signes de faiblesses à force de regarder The Voice et autres vidéos, vivement que je retrouve ma box !)

Et quand qui plus est l'hôtel hôpital se trouve à moins de 3km de chez soi, bon pour le dépaysement, on repassera !!
 
Allez, après ce petit interlude ironique, demain promis, je reviens avec un vrai article qui dit des choses utiles, qui cause contractions et comment ne pas paniquer quand on en a...

13 févr. 2014

Les 10 choses qu’on ne m’avait pas dit sur la grossesse (ou que je n’avais pas voulu écouter)


1. que je penserais bébé, vivrais bébé, serais bébé 24h/24 7 jours sur 7. 
Rien qu’à voir sur mon blog, j’écris 1 article tous les 32 du mois, et de quoi il parle ? de bébé bien sûr ! Presque flippant… Et le pire, c’est que quand ce n’est pas moi qui en parle, c’est les autres. Genre ma grossesse est le sujet de discussion n°1 quand je cause avec un collègue, même quand j’aurais envie de parler d’autres choses… Re-flippant ! 

2. que ma grossesse se verrait aussi vite. 
Naïvement, je pensais que les femmes ne changeaient morphologiquement qu’à partir du 6ème mois. Que nenni ! Belle-maman m’avait prévenue pourtant : à Noël (soit à 23 SA – en gros 5 mois de grossesse), j’aurais déjà un bon bidou. J’ai essayé de tenir sans acheter de fringues spéciales grossesse. Jusqu’à Noël, en usant d’astuces pour repousser les limites du boutonnage de pantalon, j’ai réussi à n’acheter que des collants / leggings de grossesse (et plus jamais je remets les collants-coupe-ventre de toute ma vie maintenant que j’ai testé ceux-là !). J’avais même acheté une tenue de Noël un mois à l’avance en me disant que « ça serait large »… mouais. En fait, j’étais super boudinée dans ma jupe longue (pourtant élastique) et le pull chauve-souris qui était presque un peu grand à l’achat s’est révélé être plutôt trop petit un mois plus tard… Du coup, je me rattrape sur les chaussures… 3 paires de bottines neuves cet hiver, humhum, pas très raisonnable tout ça ! 

3. que je serais aussi fatiguée les 3 premiers mois (au jour près quasiment) puis normale après…
J’étais en vacances au tout début de ma grossesse, et heureusement ! Une fois, je suis allée en ville faire des courses aux halles + les magasins, je ne m’étais jamais connue dans un tel état de délabrement. Jusqu’à traquer le moindre banc public pour m’assoir… Et après la reprise du boulot, couchée tous les soirs à 21h-21h30. Vous parlez d’une vie !! 

4. que le monde de la puériculture était un monde parallèle au nôtre.
Franchement, quand je rentre dans un magasin d’articles de bébés, j’ai l’impression d’être arrivée sur le quai 9 ¾, moi à la place d’Harry Potter ! C’est bien simple, la moitié des articles en rayon, je ne sais pas à quoi ils servent et quand je regarde l’étiquette avec le nom, je ne reconnais même pas le mot ! 

5. que l’on passerait autant de temps à disséquer des poussettes...
... de la taille de la roue au type de rembourrage du cosy en passant par la réversibilité du hamac… et on ne sait toujours pas laquelle on va acheter ni si on va en acheter une (cf. mon article ici). Ca promet quand il sera question du lit à barreaux ou de la table à langer ! 

6. qu’il y ait des moments où je réalise vraiment que dans quelques semaines, je vais avoir un bébé.
Genre une personne à part entière dont j’aurai la responsabilité (autre que Minette qui est un chat indépendant humhum). Non, parce que je SAIS que je vais avoir un bébé, je le vois tous les jours à travers mon ventre qui s’arrondit, les coups qu’il me file. Je lis toutes les semaines ses progrès de « construction » dans mon petit livre qui ne me quitte plus (cf. point 1 !). Mais entre « savoir » et « réaliser », y’a un sacré gap. Et ça fait sacrément peur, des fois, à base de « mais qu’est-ce qu’on a fait ? » et autres « On est fou, on était si tranquilles tous les 2 ! »… 

7. que la grossesse serait aussi médicalisée et avec des prises en charge aussi nombreuses.
Franchement, tous les mois je passe au labo faire ma prise de sang, le lendemain j’y reviens pour rendre mes urines. Après j’ai RDV avec ma gynéco (jusqu’au 5ème mois), maintenant, c’est avec ma sage-femme (qui va suivre la fin de ma grossesse). En plus, les 3 échos obligatoires qui sont faites par un cabinet ou un gynéco spécifique, donc encore une personne différente. Et ça, c’est que le début (je crois bien que les prises de sang / analyses d’urines s’intensifient en fin de grossesse, youpi !). Et encore, c’est si tout va bien. Dans mon cas, j’ai des échos de contrôle tous les mois (cf. mon article ici) et le test du diabète qui m'a pourrie 2h d'un samedi matin (alors que j’aurais plutôt vu une petite grasse-mat’, perso…). En plus, j’ai pas encore commencé, mais y’a les 8 séances de préparation à l’accouchement, et aussi le RDV avec l’anesthésiste… Bref, on n’en sort pas, quoi ! 

8. que je dormirais avec un coussin entre les jambes et sous le ventre. 
Chéri apprécie moyennement cette concurrence déloyale qui l'éloigne de moi. Et en plus, depuis la grossesse, je ronfle particulièrement fort. Donc finalement, avec Chéri dans la chambre d’ami, je peux remplir mon lit de coussins !! 

9. que mes seins allaient doubler de volume. 
Vu leur taille de départ, je me disais (naïvement, encore une fois) qu’ils ne grossiraient quasiment pas. Mouais. J’ai doublé de bonnet. Si j’ai dû me racheter un manteau grossesse-compatible, ce n’est pas à cause de mon ventre proéminent, mais parce que je n’arrivais plus à fermer mon manteau au niveau de la poitrine. Et je m’étonne que j’ai mal au dos, après avoir dit ça !! 

10. que je me tartinerais autant de crème. 
Je hais la crème. Je pars du principe que la peau, elle sait très bien s’hydrater par ses propres moyens. Mais que quand on commence à y mettre de la crème, elle se dit « bah si la Kimie, elle est assez conne pour dépenser son fric pour faire faire mon job par un agent extérieur, alors là, je m’en lave les pores ». Ce qui se vérifie je trouve, genre avec les baumes à lèvres style Label*o que l’on est obligé d’appliquer toutes les 5 min dès qu’on a commencé à en mettre une malheureuse fois…. Bref, tout ça pour dire que malgré tout, je supplée à ma peau, j’anticipe d’éventuelles vergetures, je crème-crème-crème en me disant qu’on ne sait jamais… Mais j’aime toujours pas ça ! 

Et vous, vous avez découvert des choses pendant votre grossesse ? Vous avez peur d'en découvrir quand vous le serez ?

11 févr. 2014

Au ciné : "Le vent se lève" mais ne m'a pas décoiffé


Vendredi dernier, on avait le choix dans notre petit ciné de quartier entre 2 dessins animés : "Jack et la Mécanique du cœur" et le dernier Hayao Miyazaki, "Le Vent se lève".

Finalement, on est allé, sans suspense et comme le titre de mon article l'indique, voir "Le Vent se lève".

L'histoire ?

Elle part d'une histoire vraie, celle de Jirō Horikoshi, dont le rêve enfant était de piloter des avions et qui, une fois adulte les concevra. Bien sûr, il y a une histoire d'amour avec une jeune femme qu'il a rencontrée pendant le tremblement de terre de Tokyo et qu'il retrouvera complètement par hasard plusieurs années après.

Vous allez me dire que ce n'est pas très poétique, cette histoire de conception d'avions. De chasse qui plus est... Effectivement. Elle ne l'est pas franchement en soi.

C'est la force du réalisateur du "Château dans le Ciel" de rendre cette histoire émouvante, principalement grâce à la musique du film, très réussie, aux scènes entre Jirō et son amoureuse et aux passages où Jirō rêve de ses rencontres avec un ingénieur aéronautique qui a réalisé ses rêves de créations d'avion.

Mais malgré ça, qu'est-ce que je me suis ennuyée...

En revanche, et de façon générale, j'ai trouvé le film très décousu. On passe allègrement du coq à l'âne, de l'enfance de Jirō à ses années étudiantes, puis d'un coup il est employé à Mitsubishi pour son 1er poste où il conçoit des morceaux d'avion, puis il va visiter une entreprise aéronautique en Allemagne. Sans transition, il se retrouve dans un hôtel au Japon sans qu'on sache pourquoi alors qu'il était sensé visiter l'Europe, etc etc.

C'est un film qui dure plus de 2h. Et franchement, on les sent passer... Au bout d'une heure et quart, je commençais déjà à regarder ma montre, c'est dire. J'avais l'impression qu'on n'en verrait jamais le bout. 

Car il y avait toujours de nouvelles scènes, empilées les unes par dessus les autres, ponctuées par de grandes bourrasques de vent, de quelques "le vent se lève, il faut tenter de vivre"... 

Au final, pas de véritable scénario qui se tient, une fin de film à la morale qui m'a échappé (je devais être en train de regarder ma montre à ce moment-là !), et un personnage principal tout plat et sans saveur, si j'ose dire.

Bref, un film qui m'a bien déçue. En regardant la bande annonce, jamais je ne me serais attendue à ça ! Et d'ailleurs, j'aurais préféré avoir quelque chose de plus proche de l'idée que j'avais en tête !!

Et vous, avez-vous vu ce film ? Qu'en avez-vous pensé ?



10 févr. 2014

Le manège des rabat-joie de la St-Valentin a commencé...


Ca y est. A quelques jours à peine de la St-Valentin, on commence à voir fleurir à droite à gauche des articles de blogs ou de magazines qui pourrissent la St-Valentin.

Et moi, j'avoue que ça m'agace : tous les ans à la même période, on a droit au "j'aime pô la St Valentin", "la St-Valentin, ça craint", et autres ritournelles incluant les mots "célibattantes", "fête commerciale" et "pression sociale".

A peu près comme tous les ans autour de la mi-décembre on a le même topo avec en lieu et place des mots "St-Valentin", le mot "Noël".

Alors oui, la St-Valentin est une fête commerciale... 
... Noël est une fête commerciale, la Chandeleur est une fête commerciale (y'a qu'à voir le rayon vide du cidre une veille de Chandeleur pour s'en convaincre), l'épiphanie est une fête commerciale, le réveillon du jour de l'an est une fête commerciale. Son propre anniversaire est une fête commerciale, vous en rendez-vous compte ?

Et oui, tout est commercial dans ce bas-monde. On vit dans une société de consommation, alors ça va être difficile de trouver quelque chose qui ne soit pas à des fins commerciales, mais on peut chercher ensemble si vous voulez... Mmmmmhhhh... Bah non, tout de suite, là, je ne vois pas !

Alors bon, une fois qu'on a intégré le principe de la St-Valentin telle qu'elle est aujourd'hui, et bien c'est simple : soit on passe son chemin une fois pour toutes (et j'en connais plein qui ne fêtent pas la St-Valentin et qui sont en couple), soit on profite de l'occasion pour une fois dans l'année, s'organiser un petit truc avec son chéri : du petit repas dans un restau ou chez soi à une toute simple attention (des bougies pour le dîner, un massage, un "bon pour..." ou une soirée en amoureux devant la TV, y'en a quand même pour tous les goûts)...

Parce que celles qui disent la bouche en cœur "oui mais les petites attentions, on a 365 jours pour en donner et en recevoir"... bah franchement, elles me donnent bien envie de rigoler. 

Je ne pense pas être particulièrement tombée sur un chéri rustre ni être moi-même de la pire espèce des nanas, mais les attentions délicates du type "petit massage un soir de semaine", ou "oh je suis passée devant un fleuriste et je t'ai acheté un bouquet de roses rouges", voire même "tiens, je t'ai écrit une lettre d'amour dans le métro aujourd'hui", elles ont quand même du mal à émerger une fois qu'on est pris dans la routine quotidienne du lever 6h30 - retour à la maison à 19h.

Bref, je suis quand même bien contente si une fois dans l'année, je reçois un joli bouquet de fleurs (même si je déteste m'occuper des fleurs coupées et qu'elles restent plusieurs semaines à sécher et tomber pétale par pétale, voire se momifier dans le pire des cas, avant que je n'aie le courage extrême de les jeter). Et je suis sûre que chéri apprécie que je passe à la pâtisserie lui prendre son gâteau préféré !

Alors, une bonne fois pour toute, on arrête de râler sans cesse contre cette malheureuse St-Valentin qui en a les oreilles qui sifflent et on en profite tant qu'on peut !

6 févr. 2014

Savoir tirer un trait


2013 est terminé. 

Qu’en tirer, mis à part un n-ième scandale alimentaire, une baisse catastrophique de Hollande dans les sondages (mais n’importe qui aurait pu le prédire ; de quel bord qu’il soit, le Président finit toujours par décevoir les français, un coup la gauche, un coup la droite et rebelote !) ?

 Mais pour moi, pour mon propre monde égoïstement personnel, quel bilan je dresse de cette année ? 

Une année en demi-teinte, que j’avais finalement hâte de voir se terminer.

Parce qu’elle a mal commencé. Pendant les 6 premiers mois, encore une fois le monde professionnel m’a déçue. Finalement, c’est un peu comme le Président, je ne sais pas pourquoi on se fait des illusions, notre travail finit toujours par être une source de frustration. Quand j’en parle autour de moi, il n’y a pas une seule personne qui se sente épanouie dans son travail. Pas plus tard que la semaine dernière, un stagiaire me disait qu’il ne comprenait pas pourquoi on travaillait autant pour si peu de reconnaissance

Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fait peur quand même. Même pas entré dans la vie active, et déjà blasé par le monde du travail… Quant à moi, en presque 6 ans d’expérience professionnelle, j’ai déjà eu 3 expériences plus ou moins décevantes. Et qui en tout cas, ne me font clairement pas rêver pour la suite, et ne me motivent certes pas à tout donner pour mon employeur. Quant à une possible évolution dans ma boîte, je n’en ai franchement pas envie. Qui voudrait pour une augmentation de salaire à peine substantielle, être surchargé de travail, travailler les WE, se taper 4 ou 5 réunions par semaine d’un bout à l’autre de la France (si ce n’est en Europe) et devoir être joignable n’importe quand n’importe où ? 

Mon chef a apparemment une théorie très intéressante sur les femmes dans la boîte.

Qu’il se garde bien de dire sauf à son propre sexe. Soit disant les femmes de notre entreprise qui ne se sentent pas bien dans leur travail partent ou tombent enceintes… 

Il est vrai que depuis mon arrivée il y a presque 2 ans, on peut compter 2 départs et 5 femmes enceintes. Dont 3 en même temps en ce moment. + 1 forte présomption de grossesse (à base de « tu as vu, elle n’a pas bu de vin ?! ») + 1 fort désir de maternité. 

Finalement, ça n’est pas faux.

J’ai 30 ans, mon travail ne me procure pas la satisfaction que j’aurais été en droit d’attendre. Ou du moins que je m’imaginais en droit d’attendre quand je suis arrivée frétillante et dynamique sur le marché du travail il y a 7 ans. 

Ça fait plusieurs années que je repousse l’idée de fonder une famille car « ce n’est pas le moment ». Et bien le bon moment, il faut se le dire une fois pour toutes, mesdames : ce bon moment, il n’arrivera jamais, il n'existe pas, ce bon moment. En vrai, c'est l'arlésienne, jamais il n'y a un moment idéal où notre vie est parfaitement adaptée à l'arrivée d'un nouveau membre dans la famille.

Dans mon cas, vie professionnelle perdue pour perdue, il est grand temps de passer à un autre mode, voir si celui-ci sera plus riche et source de bonheur !

2013, une année en demi-teinte donc.
Un début d’année bien sombre, mais une fin d’année sous le signe de l’apaisement, du bonheur même !

Et une année 2014 qui sera forcément synonyme de changement : le plus grand bouleversement, l'arrivée de bébé prévue pour fin avril, et un (encore) gros déménagement vers la Belgique, d'un appartement vers la Belgique, d'un appartement à une maison, de la ville à la campagne...

 To be continued...
 

5 févr. 2014

S'approprier une nouvelle vie (de famille)...

Dimanche dernier, j'avais envie pour une fois de me la jouer "normalité". 

Par là, j'entends : faire quelque chose que les familles font habituellement le dimanche. Une sorte de marche à blanc, un test grandeur nature avant l'arrivée de bébé, vous voyez ?

Parce que nos dimanches de jeune couple sans enfant, ça ressemble plutôt à ça :

- Grasse mat'
- Déjeuner à 15h
- Grosse sieste de l'après-midi
- Glandage sur l'ordi
- Repas à 21h
- Déprime du futur lundi qui s'annonce imminent...

Bref, dimanche, il faisait beau, les oiseaux chantaient, les crêpes sautaient, et j'avais envie de m'imaginer dans quelques mois, Chéri et moi marchant dans le bonheur le plus total les yeux moitié ouverts car Bébé nous aura réveillés toutes les 3h tranquillement au milieu de la verdure avec Bébé dans sa poussette.

Du coup, on s'est motivé (après la grasse mat', le déjeuner et la grosse sieste raccourcie pour l'occasion) pour aller au Parc de la Tête d'Or.

Rien de bien exceptionnel, me direz vous, mais c'était un dimanche après-midi familial...
 ... il y avait des enfants et des familles partout, des poussettes en veux-tu-en-voilà, et du soleil dans la roseraie qui hibernait.

En rentrant, nous avons eu envie d'un bon chocolat chaud avec des crêpes. Rien d'exceptionnel, une fin d'après-midi gourmande et apaisante après une marche fraiche autour du lac de la Tête d'Or.

Rien d'exceptionnel donc, mais pour nous deux finalement, c'était un dimanche pas comme les autres. 

Un dimanche comme le seront peut-être nos futurs dimanches dans quelques mois... 

Car plus que trois mois pour s'habituer à l'arrivée imminente d'un nouveau membre de la famille qui va chambouler nos repères, nos vies et nos journées dominicales.


Alors, cette promenade au parc, ce n'était pas grand-chose, mais c'était déjà beaucoup...

3 févr. 2014

J'ai lu : Ambiguïtés de Eliot Perlman



Ce livre, choisi complètement au hasard de mon bouquiniste préféré, plus pour son côté "pavé" (j'aime le bon gros livre et avec celui-là, je suis comblée, il compte plus de 850 pages à son actif) que pour son pitch.

Son pitch d'ailleurs, qu'en est-il ? 

C'est une histoire somme toute assez simple à la base : Simon est un instituteur au chômage. C'est un solitaire, qui s'enferme au fil des jours dans son appartement, à boire les volets fermés et à idéaliser sa première petite amie, Anna, une femme qu'il n'a pas revu depuis 10 ans, malgré la présence de sa petite amie actuelle, Angélique. Cet amour idéalisé va tourner à l'obsession, jusqu'à l'enlèvement du fils d'Anna.

A partir de ce pitch, l'auteur raconte à travers 7 narrateurs différents (le psy de Simon, le mari d'Anna, Angélique, Simon, Anna, etc.) une partie de l'histoire. C'est là où le titre du livre prend son véritable sens. Chacun recèle une part d'ambiguïté : pourquoi Simon a-t-il enlevé l'enfant, pourquoi Angélique a-t-elle appelé la Police quand elle a vu l'enfant chez Simon, pourquoi le mari d'Anna est-il persuadé que sa femme couchait avec Simon ?

Chaque personnage dans sa partie propre révèle le meilleur ou le pire de lui-même, ses pensées, son caractère, son misérabilisme parfois, la façon dont il vit la situation et comment il perçoit les actions de ceux qui gravitent autour de lui.

Cela dit, ce n'est pas uniquement un livre de mœurs, mais aussi un très juste portrait de l'Australie des années 2000, de l'univers carcéral mais aussi du monde (féroce) des courtiers en bourse, du système de santé, de l'économie. Mais c'est aussi une réflexion sur la société de profit actuelle versus les rêves d'un adulte idéaliste.

Ce que j'en ai pensé ?

Et bien, ce livre est très déroutant, surtout au début, car on ne sait pas qui parle et à qui il parle. Et quand on finit par comprendre ce qu'il en est, hop, la première partie est terminée et on a sauté dans la tête d'un autre personnage !

Il y a certaines longueurs dans les parties, ce qui fait que j'ai été plusieurs fois tentée d'arrêter ma lecture. Heureusement, les vacances de Noël sont arrivées et j'ai pu lire Ambiguïtés par grands pans...

Au final...

Je n'arrive pas vraiment à savoir si le livre m'a plu ou non. En tout cas, il m'a fortement marquée ; je ne sais toujours pas pourquoi d'ailleurs, même une semaine après l'avoir fini.

Bref, si vous n'avez pas peur d'être dérouté par l'écriture différente d'une partie à l'autre ou d'être découragé par les longueurs de ce long roman, alors lisez-le !

Je serais d'ailleurs curieuse d'avoir des retours sur votre lecture...