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Ma participation (et les vôtres !) au RDV Montessori at home sur le thème de la lumière

28 mars 2013

Manger vite et bon (et sans boeuf au porc) : les escalopes panées



 Les escalopes panées, c'est un grand classique de la cuisine française. Mais qui prend encore le temps aujourd'hui d'en cuisiner ?

Moi quasiment jamais d'habitude ! Mais avec ces sombres histoires de tromperies alimentaires, j'avoue que je commence sérieusement à me mettre à cuisiner des repas simples mais 100% home-made.

Et notamment, les escalopes panées.

A la base, c'est très simple. Pour 4 personnes, j'achète :
- 4 escalopes de dinde fines parce que je suis pauvre c'est pas la peine de sacrifier du veau vu que le goût principal sera celle de la panure et pas celle de la viande (enfin, c'est mon idée, mais avec du veau, c'est super bon aussi) (et puis aussi, faut dire que la dinde juste cuite à la poêle, j'aime pas trop, ça me rappelle mes régimes drastiques).
- 2 œufs bien battus, salés et poivrés dans une assiette creuse
- de la biscotte ou du pain mixé(e) dans une seconde assiette creuse
- et de l'huile (ne nous mentons pas, sans huile avec juste le goût du téflon, c'est pas si bon)

La recette est hyper simple, on trempe son escalope dans l'œuf, puis dans la chapelure, puis de nouveau dans l'œuf et enfin dans la chapelure, et on fait frire à la poêle en mettant suffisamment d'huile pour recouvrir tout le fond de la poêle (oui ça fait beaucoup, je sais, mais sinon, c'est cramé et carrément moins bon, croyez moi, j'ai testé aussi).
On fait bien cuire d'un côté puis de l'autre.

Et voilà un repas rapide prêt en moins de 15min. Servi avec de la ratatouille en boîte améliorée avec une courgette émincée dedans et du concentré de tomate, et en avant !

Pour l'escalope panée, vous pouvez aussi remplacer la chapelure par de la noix de coco râpée ou de la poudre d'amande ou de noisette. Garantie 100% original !

Et vous, l'escalope panée, vous aimez / cuisinez / mangez au restau ?

26 mars 2013

NON, la timidité n'est pas un charmant petit défaut


Du plus loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été timide.

Jeune (jusqu'à 18 ans), j'étais même maladivement timide : je rougissais, je transpirais et en même temps j'avais les doigts gelés. Je bafouillais. J'avais des plaques rouges du front jusqu'à la poitrine.
J'étais tellement timide que je rougissais juste à l'idée de prendre la parole.

Résultat : en classe, je ne parlais jamais. Jamais. Par contre, j'aurais été tellement mal à l'aise qu'on me montre du doigt que j'ai toujours été bonne en classe. Silencieusement.

Petite, j'ai tellement pleuré quand mes parents m'ont inscrite à une activité parascolaire qu'ils ont abandonné après 2 cours. Résultats, je je n'ai jamais rien fait, ni instrument de musique, ni sport, ni centre aéré.

J'ai testé l'homéopathie. Rien n'a changé. Je m'écrasais, j'étais telle un caméléon dans sa jungle : invisible.


Un jour, j'en ai eu marre. J'avais eu mon bac, je commençais mes études, presque personne ne me connaissais désormais, que quelques anciens camarades de classe lointains. 
J'ai décidé que mon heure était venue de changer. Arrêter de rougir, même pas la peine d'y songer. A part une opération chirurgicale, pas vraiment de solution "miracle" à mon avis...
Par contre, le levier sur lequel je pouvais jouer, c'est d'arrêter de me bloquer à chaque fois que je rougissais. Arrêter de me dire que tout le monde ne voyait que ça, cette énorme plaque rouge sur mon visage. Me dire que les gens s'en fichait, et donc moi aussi.

J'ai changé. Pas du tout au tout, ne nous leurrons pas. Timide je suis, timide je resterai toute ma vie. Mais là, j'étais passée du stade "timide-compulsive" à timide-réservée"

Je me concentrais sur l'aspect positif de mon caractère : ok je suis réservée mais en contrepartie, je suis quelqu'un qui observe et analyse avant de dire n'importe quoi, qui ne parle pas à tort et à travers.

Je pensais avoir gagné la partie. D'ailleurs, j'avais l'impression de moins rougir, ou plutôt de moins souffrir des effets secondaires de mon rougissement (transpiration, blocage...).

Bref, ça allait mieux. Jusqu'à mon embauche de mars dernier. Cet emploi où je ne me suis jamais sentie vraiment à mon aise, plutôt inférieure aux autres personnes de mon âge, considérée comme débutante, mais sans l'être vraiment vu mon âge et mon expérience passée.
Ca a recommencé. Petit à petit, sournoisement. On a eu le malheur de me le faire remarquer. Que j'étais très rouge. Bien sûr, ça n'aide jamais (vu que j'essaie toujours de m'auto-persuader que quand je rougis, ça ne se voit pas tant que ça). 

Aujourd'hui, j'ai l'impression d'être revenue au point de départ. Le caméléon. Invisible toutes les fois où je peux l'être. Phosphorescente dès que j'ouvre la bouche.

Fail. Total fail.

La timidité, ce n'est vraiment pas mignon. Vraiment pas...

Ce post m'a été inspiré par l'article de la chauve-souris, Unicks, sur le même sujet.

25 mars 2013

Un minimum de respect, c'est trop demander ?



Je commence sérieusement à en avoir ma claque des gens pour qui le mot "respect" n'est qu'une vue de l'esprit des gens trop sérieux ou pas fun.

Oui, je suis pas fun. Oui, je suis chiante, pénible. Mais au moins, je respecte autrui. Ou au moins, je fais tout pour.

Il y a quelques jours, on était invité avec Chéri à une soirée dans un gîte, grosse fiesta pour un anniversaire. Alcool autorisé et même pas avec parcimonie, vu qu'on dormait sur place.

Bien sûr, avec chéri, vu qu'on a toujours pas pondu de gosse brailleur et gigoteur, on a dans ces cas-là jamais le privilège d'avoir une vraie chambre avec un vrai lit 2 places et une vraie porte qui nous ferme de l'extérieur. Certes.

L'après-midi, on arrive, on visite le dortoir, agréablement surpris. Il s'agit en fait d'un long couloir qui dessert de chaque côté des sortes de box tous en longueurs (avec des lits 1 place bien sûr, faut pas charrier !). Avec chéri, on a un box avec 2 lits l'un derrière l'autre. Malgré l'absence flagrante de porte, paravent ou tout système de protection de la lumière ou des bruits entre le couloir et le box, on a presque un semblant d'intimité. Qu'il nous semble...

La soirée passe : on picole bien, on mange bien, on danse bien, on rigole bien, bref, une bonne soirée. A 3h30, j'ai un coup de pompe, et comme je sais qu'on doit se lever avant 8h le lendemain pour reprendre le train, zou, je file au lit.

Dans le dortoir, mauvaise surprise… la lumière est grande allumée dans le couloir, et ça cause. Fort de préférence. Avec moult rires gras de l'assistance.
En fait, c'est un mec d'une quarantaine d'année, un coup dans le nez, qui trouve drôle d'asséner les vérités de la vie à la bande de djeun's de 15 à 18 ans, qui l'écoute religieusement en rigolant à ses "bons" mots (le public n'est pas difficile).

Bon, que je me dis. Il voit que je me couche, il sait qu'il y a aussi des enfants qui dorment déjà, il est juste en train de dire bonne nuit et il va se coucher ou repartir ou ce-qu'il-veut-je-m'en-fous-tant-que-ça-n'inclut-pas-du-bruit-dans-mes-oreilles.

Je me couche. Et ça discute. Toujours aussi fort. Et ça rigole. Toujours aussi fort.
Je me dis que je vais bien réussir à m'endormir, vu l'heure et ma fatigue.
En fait non.
Je me dis que les gosses vont se réveiller et se lever et que ça va le faire partir.
Pas de bol, les enfants ont vraiment le sommeil lourd, ces chanceux !
Je finis par prier pour que quelqu'un vienne se coucher et lui dise de se taire, bordel de bordel.

Finalement, c'est chéri, particulièrement grognon toute la journée (c'est les dents qui poussent je pense ! Ou qui tombent…) qui finira par arriver, une heure plus tard, et lui dire de se la fermer.

Le mec a eu le culot de soupirer du genre "me fait chier celui-là !". Bref, le genre de mec égocentrique qui ne vit que par lui et pour lui. Le genre qui m'insupporte particulièrement !

Du coup, toute la jeunesse est partie avec lui dans la cuisine, et enfin, on a été tranquille ! Bon, certes, il a empêché de dormir une autre partie du gite, et c'est belle-maman qui a été le remettre en place (décidément, quelle famille, qu'il a dû se dire !).

Et plus tard dans la nuit, vous ne devinerez pas qui était en train de ronfler DANS les toilettes, m'obligeant à traverser tout le gîte à la recherche d'autres WC ? Bah oui, c'est évident, c'était toujours le même !

Le matin de bonne heure, je vous explique même pas comment j'ai fait claquer mes talons et les portes en me levant ! Malheureusement, les cons, c'est comme les gosses, ça a le sommeil lourd des gens bienheureux et innocents !

Au final, on dit toujours que c'est les jeunes qui sont mal éduqués, que la génération d'aujourd'hui ne connaît plus les valeurs traditionnelles, la politesse, la solidarité, le respect et tutti quanti.


Mais franchement, y'a aussi des vieux cons des fois. Et ceux-là, ils donnent vraiment pas envie de vieillir !

21 mars 2013

Mangez vite et bon (et sans bœuf au cheval) : la brandade de morue aux pommes de terre



Oui je sais. La brandade de morue ne se fait qu'avec de la morue et de l'huile d'olive et patin coufin. Mais moi, j'aime la brandade qu'on nous servait à l'école ou qu'on achète en plat préparé (cuisiné avec du cheval donc) (décidément, je ne m'en lasse pas de cette blague !) (cela dit, il y a aussi 20% de fraude dans les plats à base de poisson, donc bon. Ca n'est sans doute pas de la morue au bœuf, mais de la morue au colin…).

Bref, la morue. Une longue histoire. J'avais achetée cette morue il y a au moins 3 mois (ça se conserve 6 mois, heureusement !) mais on n'arrivait pas à se décider à s'y mettre. Faut dire qu'il faut déjà s'y prendre 36h à l'avance pour faire dessaler la morue. Du coup, l'un dans l'autre, bah... on n'y pensait jamais !

Mais là, j'avais des envies de vider le frigo et Chéri une dent en moins (il a réussi à se faire enlever sa dent par surprise chez le dentiste) (et encore, c'est moi qui lui ai pris RDV de force, parce qu'il est tout pile comme ce que je vous racontais ici en ce qui concerne les relations entre ses dents et lui).

Du coup, la veille au matin, j'ai lavé à grandes eaux ma morue (j'en avais 900g), puis l'ai mise dans une marmite pleine d'eau froide, eau que j'ai changé le soir, puis le lendemain matin.

Ensuite le soir, j'ai fait cuire 10min à la vapeur 800g de pommes de terre, et 20min ma morue dans une marmite remplie d'un mélange moitié d'eau moitié de lait + 1 feuille de laurier.

Après ça, j'ai écrasé les pommes de terre à la fourchette dans un plat à gratin, puis ajouté une gousse d'ail écrasée et la morue que Chéri et moi avions émietté et "désarrêté" (lui au couteau-fourchette et moi à la main, on n'a pas les mêmes valeurs !). J'ai bien mélangé le tout, ajouté un petit verre d'huile d'olive et du lait jusqu'à ce que le mélange ait une consistance de purée.
J'ai bien lissé avec le dos d'une fourchette et terminé par une petite couche de fromage râpé et zou, 20min à 180°C jusqu'à ce que le fromage commence à gratiner. Je n'ai pas du tout rajouté de sel et j'en ai oublié le poivre mais le goût était parfait comme ça !

Le verdict : même chéri qui trouvait que crue, la morue sentait le poisson pourri, a aimé. C'était meilleur que les plats cuisinés, qu'il m'a dit.

J'ai pris ça pour un compliment !

20 mars 2013

Marre des périples de WE !



Je suis sure que vous les connaissez, ces longs voyages de 5h ou plus, que l'on se tape en un WE parce qu'on va voir Pierre ou Paul à Pétaouchnok.
Pétaouchnok étant situé de préférence pile dans le quart de la France opposé au vôtre, cela va s'en dire. Le genre de Pétaouchnok qui fait traverser à la fois la région parisienne (amis de Massy, bonjour !), le massif central, et plusieurs gares régionales dans laquelle la correspondance est longue, longue, sur le banc en face du tableau d'affichage des départs…

Franchement, j'en ai ma claque maintenant, de ces voyages là ! J'y suis abonnée depuis bien trop longtemps (au moins 10 ans, pfff, ce que le temps passe vite !), entre :
- aller voir la famille qui refuse de se déplacer à cause du chat (et nous le nôtre de chat, on le déplace bien s'il le faut, et ça ne pose problème à personne faut croire !)
- aller voir chéri qui systématiquement, choisi de se vivre dans une ville à minimum 5h de là où je vis mais a du mal avec le concept "je-viens-te-voir" (cela dit, maintenant, le problème est résolu… Enfin, j'espère !)
- aller voir certaines personne de la belle-famille qui sont à peu près dans le même esprit que la famille sans le chat (et qui n'ont même pas l'excuse bidon du chat en plus, la honte)
- aller voir les amis pour leur mariage, leurs bébés, leurs 30 ans leur-ci leur-là…
- + les déplacements professionnels

Avec ça, si j'ai pas fait le tour de la Terre en train, rien qu'avec des voyages franco-français !

En plus, dans ces voyages-là, on passe plus de temps dans le train qu'avec les gens qu'on vient voir, tout ça pour entendre à la fin du WE : "la prochaine fois, essayez de rester plus longtemps"… "Ducon, le WE, y fait que 2 jours, dont 1 entièrement coincé dans un wagon entre la fenêtre et le couloir, avec un gosse en face qui hurle et un alcoolique qui cuve à côté (véridique de mon dernier WE), alors si tu veux me voir plus longtemps, c'est pas compliqué, tu tapes sur gogle-ton-ami "seuneuceufeu", tu vas voir, en un microième de seconde, il va te trouver un site super pour voyager, tu vas voir !" En vrai, tu serres les dents, tu souris et tu te dis "bah oui, c'est loin en même temps, pour venir te voir, hein…"

Je passe sur le voyage en train en lui-même, je pense que je l'ai assez développé sur ce blog : ici, , par ici ou .

Et puis c'est super de faire la grande traversée de la France, les voyages forment la jeunesse etc. etc., mais en attendant, toi, tu t'es tapé tes 10 ou 15h de train dans le WE, couché tard le samedi soir pour profiter, le vendredi soir soit dans le train soit à faire ta valise, et le lundi, tu fais quoi ? Bah tu bosses. Résultat, t'es crevé pendant toute la semaine, tu négliges ton chez-toi, tes lessives s'entassent, mais t'as jamais le temps de les faire, parce que le WE prochain, t'es encore parti voir Tatie Huguette qui se languit de toi dans son Limousin profond !

Bref, des fois, je me dis que vivement qu'on ponde un gosse, qui nous fournira une excuse toute trouvée pour être définitivement sédentaire. Mais au final, j'ai quand même comme un doute. "Dis donc Kimie, c'est quand que tu viens nous voir avec Bébé Kimie, il va plus reconnaître ses grands-parents, à force !"

Argggh, achevez moi direct !!!