Les looks de la Miss #1

Une nouvelle rubrique avec nos coups de coeur modesques !

Introduction aux sons

Je commence d'ores et déjà à appliquer les conseils de Céline Alvarez en ce qui concerne l'écriture !

Céline Alvarez et sa révolution bienveillante

Ce que j'ai pensé des Lois Naturelles de l'Enfant et ce que je compte appliquer au quotidien

Nos livres de gommettes et d'autocollants

Ma sélection de 18 mois à 3 ans (voire plus...)

Ma pâte à modeler comestible et naturelle

Hyper simple à faire... et toujours efficace pour occuper ses enfants ! Que demande le peuple ?!

20 juin 2017

Une table lumineuse [RDV Montessori at home]

Voilà bien longtemps que je devais vous faire un article sur notre table lumineuse, bricolée à partir de 3 fois rien ! Heureusement qu'il y a les idées "lumineuses" des copines blogueuses du RDV Montessori at Home pour que je prenne mon courage à 2 mains et que j'écrive cet article !


Une activité qui colle pile poile au thème de ce mois-ci : "la lumière", thème choisi par Maman sur le fil !

De quoi a-t-on besoin ?
- d'une grande boite translucide en plastique, pas trop haute, et avec un couvercle le plus plat possible
- une guirlande de Noël
- de 4 feuilles de papier calque et de scotch
- de papier alu

Comment fait-on ?

Très facile, on suit mon pas à pas en photo !

1- on tapisse les bords et le fond de papier alu



2- on met la guirlande de Noël dans le fond de la boîte, et si besoin, on perce un trou pour faire sortir le câble électrique ou l'interrupteur (si elle fonctionne à pile)


3- on scotche 4 feuilles de papier calque entre elles (ou plus si la boîte est plus grande que la mienne !)

4- on pose les 4 feuilles de calque sur la boîte ouverte, et on pose le couvercle dessus, de façon à coincer le couvercle dedans, le plus proprement possible (éviter les plis)

5- allumer la lumière, admirer son oeuvre, et se faire instantanément bousculer par une armée d'enfants prêts à jouer avec !

Comment l'utiliser ?

De façon assez intuitive, les enfants amènent tout et n'importe quoi sur la table, ce qui permet de commenter ensemble ce qu'on voit ! Des petits doigts tout sombres qui se découpent sur la table, des jeux en bois, des bouteilles lumineuses...


Ce qui est génial, c'est qu'on peut vraiment faire des activités multiples et variées avec ce genre de matériel qui fascine autant les enfants que les adultes (et permet à maman d'aller préparer à manger tranquille pendant que ses enfants et son mari sont occupés !!).

On peut axer l'activité sur la transparence et l'opacité, en proposant des feuilles plus ou moins épaisses, jusqu'au papier calque et au transparent, puis des feuilles perforées, de la toile de jute épaisse qui laisse passer la lumière entre les trames...

Pour les couleurs, on peut les travailler avec des jetons translucides, ou comme moi, avec des bouteilles colorées et des ballons translucides. 

On peut également dessiner sur la table lumineuse : sa main, les contours d'un objet...

Bref, une activité très facile à mettre en oeuvre, et qu'on peut garder longtemps (jusqu'à décembre prochain pour nous, après je dois récupérer ma guirlande de sapin de Noël !)

Cette activité constitue ma participation au RDV Montessori at Home, le RDV mensuel que j'organise avec Rêves en Arc en CielMom & Studies et Bayu le Hibou.
Pour rappel, il s'agit d'un RDV mensuel qui consiste à proposer tous les 20 de chaque mois une activité d'inspiration Montessori sur un thème choisi.

Le mois prochain, le thème sera "xx" thème choisi par Les petits Petons. N'hésitez pas à participer, que vous ayez ou non un blog, et à nous envoyer les activités réalisées avec vos enfants ! 

Et voici vos participations :

Maman sur le fil a fabriqué aussi une table lumineuse

Mom & Studies aussi !

Ayena a créé des bouteilles colorées aux couleurs de l'arc-en-ciel

Maman Seny et Cie a fabriqué un jeu pour apprendre le mélange des couleurs avec du papier bulle
Rêves en Arc en Ciel

Bayu le Hibou

Merci à toutes pour vos superbes idées lumineuses ! 😜

24 avr. 2017

Au cœur des émotions - Isabelle Filliozat [avis de lecture]

J'ai enfin lu ce livre, qu'on me recommandait de partout, et dont j'entendais parler régulièrement comme de la Bible de la pédagogie positive...



C'est koâââ l'histoire ? 
Filliozat évoque dans ce livre l'importance des émotions que ressent un enfant, et la façon dont nous, adultes, nous devons l'accompagner dans la gestion de ses émotions. 
Plusieurs chapitres sont consacrés aux situations difficiles que sont les séparations, les divorces, la mort... 
Au cœur des émotions nous renvoie également vers notre propre enfance, nos propres émotions qui n'ont peut-être pas été entendues, et la façon dont cette frustration /colère/violence se répercute sur l'éducation que nous donnons à nos enfants, avec toutes les conséquences négatives que cela peut engendrer. 

En résumé
En guise d'introduction, Isabelle Filliozat nous montre l'intérêt d'écouter nos enfants qui nous parlent avec leur coeur, mais également de savoir nous écouter, nous, les adultes, de ne pas faire confiance à tel ou tel expert, telle ou telle personne soit-disant bien intentionnée, mais de se faire confiance !

La première partie s'oriente autour de 7 questions à se poser en matière d'éducation, 7 questions qui nous permettent de répondre aux besoins individuels de l'enfant, de ne pas faire de réponses toutes faites ou automatiques. 
- quel est son vécu ?
- que dit-il ?
- quel message ai-je envie de lui transmettre ?
- pourquoi dis-je cela ?
- mes besoins sont-ils en compétition avec ceux de mes enfants ?
- qu'est-ce qui est le plus précieux pour moi ?
- quel est mon objectif ?

La deuxième partie est centrée autour de l'importance des émotions. Les manifestations des émotions peuvent nous déranger (on adore toutes regarder notre gosse se rouler par terre en hurlant en plein magasin, n'est-ce-pas ?! 😱😱) et en même temps, elles sont terriblement utiles, elles permettent de se défouler, de se construire.
A travers les émotions, l'enfant construit sa propre personnalité, il affirme ses choix, il affirme son identité unique !
Si on ne l'autorise pas à exprimer ses émotions, il risque les refouler, avec le risque qu'elles explosent plus tard, telle une cocotte-minute sous pression...

La troisième partie est composée des émotions les plus communes ressenties par les enfants : tristesse, peur, joie, dépression, avec des conseils pour accueillir chaque émotion.

La quatrième partie parle de situations diverses que l'on peut rencontrer : deuil, séparation, arrivée d'un nouveau bébé.

Et enfin, le livre se termine sur une note plus joyeuse en proposant des idées pour amener joie et bonheur dans son foyer.

Ce que je vais appliquer au quotidien

Bannir le "pourquoi...?" 
Pour Isabelle Filliozat, le pourquoi fait appel à la réflexion, tandis qu'un "qu'est-ce qui se passe ?" se centre plutôt sur les émotions, le ressenti, et est moins culpabilisant.

La joie et le bonheur
Selon l'auteur, il faudrait ressentir de la joie 80% de son temps éveillé chaque jour. 
Quand j'ai demandé à chéri s'il se sentait joyeux 80% de sa journée, il a réfléchi... "quand je suis dans ma voiture, je suis bien tranquille"... 
Quant à moi, joker ! Je viens juste de reprendre le travail, alors bon, je n'irais pas jusqu'à dire que je suis joie-bonheur-oiseaux-qui-chantent-et-soleil-sur-ma-vie.
En attendant, tous les jours je pense à mon 80% de bonheur, et ça m'aide à relativiser mes petits malheurs, mon stress, les moments où les enfants m'agacent, et je me mets à sourire. Le sourire, ça se transmet méchamment bien, je vous assure ! 😀

La partie sur la timidité 
Ayant un passé de grande timide, je sais de source sûre que plus on fait remarquer à quelqu'un qu'il est timide, plus il se sent timide, et plus il est timide.
Ma fille parle très peu à l'école (mais est bavarde comme une pie à la maison), et je n'ai pas envie qu'on l'enferme dans la timidité, sous prétexte que je l'étais moi aussi.
Isabelle Filliozat conseille de répondre, aux personnes qui taxent notre enfant de timide car il ne dit pas spontanément bonjour : "mon enfant a juste besoin de temps pour faire connaissance"

Mon avis 
En première lecture, j'ai été déstabilisée par ce livre, voire même déçue. Très rapidement, j'ai eu l'impression que certaines situations évoquées étaient caricaturales (l'enfant enfermé dans la cave par exemple).
J'ai trouvé aussi que des raccourcis étaient vite pris, notamment lorsqu'elle parle d'"attraper" un cancer parce qu'on refoule ses émotions. Mon père a eu un cancer, et lire ce genre de propos me dérange vraiment. OK, un ulcère est lié au stress. Mais un cancer ???
Rattacher tous les problèmes de nos enfants à notre propre enfance, je trouve ça un peu réducteur. Non, ce n'est pas parce qu'on s'est fait violer que notre enfant va se faire violer ou va devenir violeur, même si on ne le lui dit pas. Ce genre de cliché met une pression de fou sur les parents. Alors si je n'entame pas une psychologie de fond en comble sur mon enfance et que je ne suis pas 300% heureuse dans ma vie, alors mes enfants ne seront eux-mêmes pas heureux, auront les mêmes problèmes que moi, voire pire ?
Au final, j'avais vraiment l'impression de lire un livre de psychologie de comptoir, et même de mauvais comptoir ! 

Et en même temps, certaines situations décrites sont on-ne-peut-plus-juste. 
J'ai aimé la partie sur les envies et la frustrations, et comment les gérer.
J'ai également aimé les chapitres sur les émotions, qui sont plus ancrés dans le réel, plus pragmatiques, avec des exemples concrets, comment appréhender les besoins de ses enfants, comment les écouter...

Quelques citations pour finir

"Le petit enfant est prisonnier de l'immédiateté de sa réponse émotionnelle, sans médiation de la pensée pour relativiser les choses, ou hiérarchiser les enjeux. Il est facilement envahi par ses affects, et a donc besoin de nous pour l'aider à trouver la sortie."

""Elle m'énerve avec ses jérémiades !" Maryse est incapable de donner de la tendresse à sa fille, ses propres parents ne l'ont jamais prise dans les bras. Malgré son désir conscient, le blocage est trop puissant, elle n'y arrive pas. Quand Eve s'approche d'elle et lui demande un câlin, elle la repousse. Le donner, ce serait voir Eve le recevoir, et concevoir l'image d'elle-même petite fille le recevant... impossible."

"Il a peur d'un escargot ? Qu'est-ce que représente l'escargot dans son esprit ?"

"Pour guérir, il s'agit de regarder la réalité de sa propre enfance. Cesser d'idéaliser ses parents et oser voir qu'ils ont pu nous faire mal ou se montrer injustes. Se souvenir. Se donner le droit de sentir les émotions auxquelles, enfant, nous n'avons peut-être même pas eu accès."

"Et... pensez à prendre contact avec la part de joie en vous. Respirez, sentez la vie en vous, rappeler-vous la simple joie de vivre. Ne vous laissez pas envahir par le quotidien et son lot de difficultés. Prenez le temps de ressentir l'amour que vous portez à ceux qui vous entourent et à vous enfants, de sentir que vous avancez sur votre chemin, que vous êtes heureux de la vie que vous menez."

21 avr. 2017

Notre roue des émotions [à télécharger]

Pour Noël, j'ai failli acheter THE livre du moment, la Couleur des émotions, et puis finalement, je n'ai pas craqué. 
J'ai bien fait au final, car ma Miss (3 ans) est en train de l'étudier en classe ! J'ai entendu la maîtresse parler de finir de peindre la colère, et j'ai vu le livre qui trônait sur la bibliothèque.
En posant des questions à la Miss, elle nous a mimé les émotions, et a nommé les couleurs correspondantes. Trop mignonne !

Du coup, je me suis dit qu'il était temps de fabriquer une petite roue à émotions pour la maison, profitant de ce si bel engouement...

J'ai fait un benchmarking du tonnerre dans les émotions, entre celles du livre (tristesse, colère, peur, joie, sérénité, amour), et d'autres émotions que l'on peut trouver diverses roues à émotions (fierté, vexation, bonheur, dégoût, surprise, mépris, déception...).

Je ne me voyais pas du tout mettre des émotions non immédiates, genre le bonheur ou l'amour. Pour moi, la sérénité est trop compliquée pour un enfant de 3 ans. La surprise est visuellement proche de la peur...
Finalement, j'ai préféré me concentrer sur uniquement 4 émotions, facilement identifiables visuellement, et que ma Miss connaît déjà.
J'aurais aimé y mettre des photos d'un seul enfant mimant les 4 émotions, mais impossible de trouver sur internet. Ma Miss n'aurait pas été couchée, je pense que je lui aurais demandé de mimer les émotions, et que je l'aurais prise en photo pour faire la roue. Ca aurait pu faire l'objet d'une chouette activité !

Au final, ma roue se compose des 4 principales émotions : la colère, la peur, la tristesse et la joie, avec les couleurs qui correspondent au livre de la Couleur des émotions : rouge, noir, jaune et bleue.

Si vous souhaitez la télécharger, elle est disponible ici <CLIC> !

Comment utiliser la roue ?
Lors des moments de jeux, on peut s'amuser à mimer chacune des émotions, ou à improviser une scène autour de l'émotion pour les plus grands. Ma Miss est trop marrante quand elle met ses mains sur ses yeux pour imiter la peur, ou qu'elle fait semblant de pleurer en rigolant !
On peut également dessiner chaque émotion de la roue, en proposant à l'enfant plusieurs couleurs, plusieurs types et épaisseurs de crayons ou feutre...
Et bien sûr dans la vie de tous les jours, on peut inviter l'enfant lorsqu'on voit qu'il ressent quelque chose qui le dépasse, à nous montrer sur la roue par quelle émotion il est en train de passer. L'objectif est alors d'écouter l'enfant, accueillir son émotion et son ressenti, sans le juger. Souvent, les petits n'arrivent pas à mettre des mots sur leurs sentiments, les aider leur permet d'apprendre à les reconnaître et les gérer.



Sur ce, bonnes émotions !

20 avr. 2017

Peindre des formes géométriques [RDV Montessori at home #5]

Voilà quelques semaines que je n'ai pas publié sur mon blog, honte à moi ! Je suis en plein tri de printemps, mais le vrai bon gros tri avec remises en question de plein de choses. J'y reviendrai dans un (ou plusieurs) article(s), promis !

En attendant, voici une activité que nous avons réalisée avec la Miss (3 ans), très simple en apparence, mais qui fait travailler plein de compétences différentes !

Aujourd'hui, nous avons peint avec des cubes, des prismes et des cylindres comme outils de travail !

Matériel utilisé
- des feuilles de papier épais
- de la peinture assez épaisse, genre gouache ou peinture à doigts
- des formes géométriques en bois, si possible vernis ou peintes (pour que la peinture n'adhère pas dessus)
- des pinceaux

L'activité en elle-même
J'ai juste posé à côté du pinceau les différentes formes, et j'ai laissé ma Miss décider d'elle-même quoi en faire.
Elle a commencé par peindre une face du cube, pour en faire un tampon : oh un carré ! Puis elle a fait glisser le cube le long de la feuille : oh une grande trace longue...
De même, le cylindre a fait un beau rond. Et une fois qu'il a été peint sur les côtés, elle a pu l'utiliser comme un rouleau sur sa feuille.
Enfin, le prisme triangulaire lui a donné du fil à retordre. Quelle face peindre pour avoir un triangle ? 


"Et si on peint celle-ci (une face rectangulaire), qu'est-ce que ça fera une fois tamponnée sur ta feuille ?" "Un criangle !!" "Tu es sûre ?" Mais non, ça a fait un rectangle ! Mince alors !

Au final, une activité on-ne-peut-plus simple, mais qui nous a permis de travailler le vocabulaire autour des volumes, les formes géométriques à 3 et à 2 dimensions, et le passage d'un volume à une surface.  
La Miss a eu l'occasion de manipuler finement toutes ces formes, de les appréhender, de les comparer (finalement, le prisme rectangulaire et le le prisme triangulaire ont en commun leurs faces rectangulaires...) !

En bref, une excellente activité pour aborder l'air de rien la géométrie plane et la géométrie dans l'espace avec un enfant de 3 ans !

Maman aussi s'est bien amusée ! 😜
Cette activité constitue ma participation au RDV Montessori at Home, le RDV mensuel organisé avec Rêves en Arc en CielMom & Studies et Bayu le Hibou, avec un sujet proposé par @mvictoirev : les formes.
Pour rappel, il s'agit d'un RDV mensuel qui consiste à proposer tous les 20 de chaque mois une activité d'inspiration Montessori sur un thème choisi.

Le mois prochain, le thème sera "le toucher" thème choisi par Le Blog de CaroleN'hésitez pas à participer, que vous ayez ou non un blog, et à nous envoyer les activités réalisées avec vos enfants ! 

Et voici vos participations :

Bayu le Hibou a créé avec son fils un "géoplan" avec des clous et une planche en bois. Génial pour travailler la géométrie plane, le vocabulaire des arêtes, des faces... une belle idée !


Maman sur le fil a créé un jeu qui associé formes, chiffres et manipulation, l'objectif étant de reproduire les contours des formes avec des bâtonnets de bois... 

Rêves en Arc en ciel a fabriqué une boîte à encastrement pour son petit chou d'un an.

Mom and Studies a proposé un sac mystère à sa fille de 3 ans.


@mvictoirev a proposé 2 activités à son Petit Bonhomme de 3 ans : coller des gommettes de différentes formes dans des grandes formes correspondantes, et peindre des formes fabriquées en rouleau de papier toilette.


Maman Bidouille a fabriqué des puzzles d'encastrement en carton et canson :

Les Petits Petons a réalisé une boîte à formes en carton :

Le Blog de Carole nous présente les jeux d'inspiration Montessori qu'elle propose à son fils de 10 mois :


Merci pour toutes vos participations, et n'oubliez pas de nous envoyer vos participation le 20/05 autour du thème du toucher !


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27 mars 2017

Frères et soeurs sans rivalité [avis de lecture]

Un livre que j'avais vraiment hâte de lire, mais impossible de le trouver en librairie. Heureusement, j'ai pu le réserver dans ma bibliothèque (ai-je déjà mentionné ô combien ma bibliothèque est génialissime ?!)
Même si mes enfants sont encore petits (1 et 3 ans), j'ai très envie de les voir complices et pas toujours en train de se chamailler comme mes terribles neveux. Bref, j'en attendais beaucoup de ce livre...

C'est koââ l'histoire ?
Comme le dit plutôt bien le titre, dans ce livre, le sujet principal, c'est les relations fraternelles, et la façon de les développer harmonieusement, tout en évitant les conflits.

Les 2 auteurs (Adele Faber et Elaine Mazlish) parlent d'une seule voix, à la première personne du singulier comme si elles ne faisaient qu'une, et qu'elle racontait un atelier qu'elle anime avec un groupe de parents.
Chaque chapitre se décompose de la même façon : elle présente la thématique au groupe de parents, ils réagissent en évoquant les situations qu'ils vivent au quotidien. Ils cherchent ensemble des solutions. Puis ils se revoient lors d'une séance suivante où ils débriefent de la façon dont les parents ont mis en place les solutions, ce qui a marché, ce qui n'a pas fonctionné, comment les enfants ont accueilli leurs efforts... Les chapitres sont très vivants, car ils sont la transcription d'un échange entre les parents et l'animatrice, comme si l'on était dans la salle nous aussi.

En résumé

Le livre se compose de 7 chapitres qui traitent chacun d'une thématique bien particulière :

I- Frères et soeurs, de l'enfance à l'âge adulte - c'est un peu une introduction, car le groupe évoque ses propres souvenirs d'enfance, et comment chacun a vécu avec sa fratrie et la façon dont ça a pu le modeler jusqu'à l'âge adulte.

II- Accueillir ce qu'ils ont sur le coeur - Pour ceux qui ont déjà lu Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent des mêmes auteurs, ce chapitre aura des relents de réchauffé. On évoque la fameuse méthode (très efficace) qui consiste à écouter ce que l'enfant dit sans l'interrompre ou le juger, puis reformuler son émotion ou son sentiment. Ensuite, on exprime le besoin de l'enfant par rapport à son frère ou sa soeur, etc.

III- La comparaison, une pratique dangereuse - Ce chapitre montre quels sentiments animent un enfant que l'on compare à un autre (pour une comparaison en mal comme en bien d'ailleurs), et donne des solutions pour éviter de le faire, notamment en décrivant la situation. Par exemple, au lieu de dire "pourquoi ne peux-tu pas ranger tes affaires, comme ton frère le fait ?", on dit plutôt "oh, je vois tes affaires mal rangées"... 

IV- Donner pareil, c'est donner moins - un chapitre qui traite de l'équité entre frères et soeurs, le fameux "je vous aime tous pareils". La solution est de toujours centrer la discussion sur l'enfant à qui l'on parle, ses sentiments et ses besoins, qui sont uniques (et ne se calculent pas en fonction de ceux de ses frères et soeurs), pour éviter de jouer l'arbitre, de se justifier lorsqu'on donne plus à l'un et moins à l'autre... Par exemple, à un "mon frère a eu plus de viande que moi", on pourrait répondre "oh, j'ai l'impression que tu as encore faim ? Tu veux encore de la viande ?

V- Frères et soeurs dans leurs rôles - ici, les auteurs parlent des rôles qu'on attribue aux enfants, même sans y voir de mal : l'aîné responsable et le cadet bébé, le sage et l'effronté, l'intellectuel et le sportif.... mettre des enfants dans des cases, c'est peut-être passer à côté de leur vraie personnalité... Elles parlent également des rôles de victime et d'agresseur, et comment rétablir un équilibre, donner un coup de pouce à la fois à celui qui est dans un rôle perpétuel d'agresseur, et celui qui est dans le rôle du faible.

VI- Quand les enfants se disputent - forcément, LE chapitre que l'on attend, comment résoudre les conflits ! Rien de nouveau sous le soleil quand on a déjà lu les chapitres précédents et le livre "Parler...", mais pour avoir testé, je confirme que ça ne marche pas trop mal. L'idée principale, c'est de ne PAS prendre parti ni pour l'un ni pour l'autre, ne pas vouloir savoir qui a fait quoi, et ne pas devoir arbitrer le conflit. On se contente de faire le relais de leurs sentiments "Charline, tu me dis que Loriane t'a volé ta poupée. Et toi, Loriane, tu me dis que la poupée est à toi". Puis on synthétise la problématique "il s'agit d'une situation difficile, 1 seule poupée pour 2 enfants". Et... on s'en va. Oui oui, on s'en va !! Non sans dire quelque chose du style "je suis sûre que toutes les 2, vous pouvez trouver une solution qui vous conviennent à l'une comme à l'autre".

VII- Faire la paix avec le passé - un dernier chapitre qui traite moins de l'aspect éducation des enfants mais plus des relations fraternelles des parents, et notamment de la façon dont certains, à la suite des ateliers, ont pu renouer des liens avec leurs frères et soeurs, ou alors oser parler à leurs propres parents des attitudes ou des mots qui les avait blessés lorsqu'ils étaient enfants, et en relation avec leurs fratries.

Ce que j'en ai pensé
Au niveau de la forme, c'est un livre assez bien fichu, car il est très facile à lire. Le livre est construit à partir des témoignages des parents, donc forcément, on s'y retrouve toujours, et on a vraiment l'impression que cela nous parle. En plus, les auteurs nous forcent à nous mettre à la place de l'enfant, et à réellement écouter ce qu'on leur dit... et là on se rend compte que l'on peut vexer, blesser, même si ce n'est pas notre intention !
Par rapport à Ecouter pour que les enfants parlent, parler pour que les enfants écoutent (c'est l'inverse, non ?), les auteurs n'ont rien inventé de vraiment nouveau, elles ont juste appliqué leur méthode sur le sujet des frères et des soeurs.
Cependant, j'ai trouvé très intéressant le chapitre sur les rôles, les cases dans lesquels on enferme nos enfants. Les miens sont petits pour l'instant, mais c'est si vite fait de dire "oh la Miss est hyper gentille et sage. Titom est beaucoup plus fonceur et a son petit caractère têtu". Là, j'ai vraiment pris conscience du fait que oui, mes enfants sont différents. Mais attention à moi de ne pas les enfermer dans une case séparée et hermétique. Et puis la Miss aussi est têtue d'abord !
En fait, c'est là la force de ce livre : nous faire prendre conscience des petites bévues que l'on peut dire ou faire au quotidien, et comment 1- s'en rendre compte dès qu'on les dit, et 2- rectifier le tir.
J'aime aussi les petites astuces, les tournures de phrases proposées. Chez nous pour l'instant, ça marche assez bien, parce que même à 1 et 3 ans, les disputes pour un unique jeu, on les a ! Savoir quoi dire et quoi faire nous aide clairement à gérer les crises et même à désamorcer la dispute !

Ce que je vais appliquer au quotidien
Forcément, éviter d'enfermer mes enfants dans des rôles, aussi bien au niveau de leur place dans la famille ("la grande" et "le petit") que dans leur différence de caractère.

On comparait déjà peu à la maison, mais j'ai encore mieux pris conscience du caractère blessant que cela peut avoir, et de la façon dont les relations entre frères et soeurs peuvent s'en ressentir. 
Et en disant ça, je bénis les Dieux de m'avoir fait enfant unique, parce que je pense que je haïrais mon frère ou ma soeur si j'en avais, mes parents étant les rois de la comparaisons vexantes. Pendant mes études, j'ai détesté à mort le fils d'un collègue de mon père qui soit-disant bossait tous les soirs jusqu'à pas d'heure, et tout le WE sans s'arrêter pendant que "je ne glandais rien", et qui a réussi, qui a fait ça et puis ça, et qui a un super salaire et gnagnagna. 👹

J'ai bien noté l'astuce sur le fait de recentrer la discussion sur l'enfant, et elle marche du tonnerre. Du genre "la Miss, viens mettre ton pyjama !" "Oui mais mon petit frère il fait ça bla bla bla, (description de bêtise en cours, histoire de gagner du temps et de ne pas mettre son pyjama)" "Ma Miss, je parle de TOI là maintenant, et pas de ton frère. C'est à toi que je demande de mettre ton pyjama". Et paf dans le pif ! Je déteste les situations de rapportage, je déteste les rapporteurs, et je n'ai pas envie d'encourager ce type de discours à la maison.

Et enfin, la grosse astuce sur la dispute vient à point nommé maintenant que Titom commence à être assez fort pour ne plus se laisser piquer les jouets qu'il tient dans les mains, voire même pour piquer les jouets que sa soeur tient dans les mains ! A la maison, pour l'instant, ça marche nickel dans la version de base, à voir si cela va suffire !

Quelques citations pour bien terminer
"Je me suis souvenue qu'enfant, mon frère et ma soeur me trouvaient encombrante, comme si j'avais toujours dans leurs jambes. Et même en tant qu'adulte qui réussit assez bien sa vie, j'ai encore parfois l'impression d'être de trop. Je me suis adressée au groupe : "je me demande si ce serait exagéré de dire que notre vécu avec nos frères et nos soeurs peut influencer nos actions, nos pensées et l'image que nous avons de nous-mêmes aujourd'hui ?"

"Au lieu de démontrer un amour égal : "je t'aime exactement comme ta soeur"
montrer à chaque enfant que vous l'aimez de façon spéciale : " Il n'y a qu'un seul TOI dans le monde entier. Personne ne pourra jamais prendre ta place."
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25 mars 2017

C'est parti pour Pâques ! [activité enfant 3 ans]

Ce matin, je me suis levée en pensant : "mais au fait, Pâques... c'est dans quelques semaines à peine !!? On pourrait commencer des activités sur ce thème avec la Miss !"

Et c'est comme ça que, en 2 temps 3 mouvements, après un petit passage sur mon compte Pinterest où l'an dernier, j'avais noté plusieurs idées sans avoir le temps de les réaliser (Titom avait à peine 1 mois...), nous voici en train de peindre des oeufs... avec de la craie mouillée !


Et bien vous savez quoi ? C'est une révélation ! C'est génial, la craie mouillée ! Ca ne tache pas les habits, ça ne fait pas de poussière, les couleurs sont éclatantes, se mélangent entre elles, et les enfants adoooorent les tremper dans l'eau ! What else ?

Le matériel
- des feuilles de papier épaisses
- des craies multicolores
- un petit bol d'eau
- du masking-tape éventuellement

L'activité
Pendant que la Miss sortait ses craies et les amenait sur la table, j'ai vite plié en 2 puis encore en 2 dans le même sens une feuille A4, j'ai dessiné une moitié d'oeuf, et j'ai découpé de façon à obtenir 2 oeufs identiques bien symétriques. Je me suis amusée à mettre du making-tape sur certains oeufs.

Puis je me suis installée avec la Miss, chacune devant son oeuf. 

Pour dessiner, rien de plus simple, il suffit de plonger le bout du morceau de craie puis de dessiner avec sur les oeufs en papier. 

Même Chéri a été réquisitionné de force pour créer son oeuf. C'était vraiment un chouette moment tous les 3 !

La Miss a dessiné sa main - ça marche super bien, je pense que j'utiliserai cette technique un de ces 4 pour Titom, ça me semble beaucoup plus simple que la peinture, et moins dangereux pour les habits et la chaise haute ! - elle a plié les feuilles pour faire des coloriages symétriques, elle a fait des mélanges de couleurs, puis elle a elle-même enlevé le making-tape de ses oeufs (pour le coup, il aurait mieux valu attendre que le papier soit sec, car le masking-tape a tendance a arracher le papier humide).

Une fois la feuille sèche, si on veut conserver l'oeuvre d'art ou la manipuler ensuite, on peut vaporiser dessus un peu de fixatif pour fusain et pastel (en magasin d'arts créatifs).

Bien entendu, je ne vous refait pas le laïus habituel sur l'intérêt de ce type d'activité pour les tout petits, si ?
Allez, juste pour le fun :
- travailler la coordination mail-oeil,
- muscler les petits doigts pour préparer à l'écriture et apprendre à bien tenir la craie,
- travailler la précision du geste, la minutie et la créativité,
- mieux appréhender l'espace (de la feuille),
- aborder les couleurs, ainsi que la notion de symétrie,
- et le principal : passer un bon moment en famille !!


Une excellente activité facile à mettre en place, qui ne tache pas, ne coûte pas grand-chose, et qui peut se décliner toute l'année ! A la maison, c'est sûr qu'on en refera !

Age de la Miss au moment des faits : 3 ans !

22 mars 2017

Nos toupies "mélangeuses" de couleur [RDV Montessori at home #4]

Et voilà, je reprends le boulot, et je n'ai plus le temps de rien... mais quelle misère ! Heureusement qu'il me reste les mercredis pour organiser quelques activités avec la Miss, elles me manquent cruellement !

Enfin, je n'allais quand même pas louper le RDV Montessori at Home, le RDV mensuel organisé avec Rêves en Arc en Ciel, Mom & Studies et Bayu le Hibou, d'autant plus que le sujet choisi par Valentine était hyper intéressant !
Pour rappel, il s'agit d'un RDV mensuel qui (normalement humhum, la mauvaise élève) consiste à proposer tous les 20 de chaque mois une activité d'inspiration Montessori sur un thème choisi.

Ce mois-ci, le thème était : les couleurs !

Bref, en quelques photos, voici notre réalisation : des toupies faites avec du papier cartonné, de la peinture, et des pièces de 5 ou 10 centimes. On ne peut pas dire que cette activité ne vous coûtera pas un rond, mais à la fin, promis, on peut récupérer ses billes ! 😆



Le matériel utilisé
- de la peinture rouge, bleue et jaune (les couleurs primaires, quoi). J'ai aussi rajouté du vert à la demande de la Miss.
- du carton : le mieux c'est le carton hyper rigide que l'on trouve des fois dans les plaquettes de chocolat, il est plus lourd que le carton ondulé et du coup tourne mieux
- des pièces de 5 ou 10 centimes : j'ai testé toutes les tailles de pièces, et c'est avec ces 2 que les toupies marchent le mieux.

La réalisation
- J'ai découpé plusieurs cercles dans du papier épais (environ 6cm de diamètre), mais tant qu'à faire, autant prendre directement du carton.
- la Miss a peint selon mes directives : un disque bleu, un rouge et un jaune en entier, puis avec des cotons-tiges, elle a peint 1 disque bleu et jaune, 1 disque rouge et jaune et 1 disque rouge et bleu. Le mieux est de peindre entièrement le disque sans laisser de "blanc", en intercalant le plus possible les 2 couleurs. Mais pour ma Miss de 3 ans, on est resté "light"  !


- après séchage, j'ai découpé au cutter des fentes de 2cm de large au milieu du disque, puis j'ai inséré les pièces dans la fente par le dessus du disque. Pour que la toupie tourne bien, son centre de gravité doit être bas (dixit chéri qui regarde trop "on n'est pas que des cobayes"). En gros il faut que le disque soit le plus bas possible, bref que la pièce de 5 ou 10 centimes dépasse un tout petit peu plus sur le haut que sur le bas du disque.

Et voilà ! 



En faisant tourner nos toupies (je les lançais avec le pouce d'une main et l'index de l'autre main pour que ça tourne hyper bien), on a pu voir le mélange des couleurs primaires, et créer de l'orange, du vert et du violet. MAGIQUE !



Le mois prochain, le thème sera "les formes" thème choisi par Marie-Victoire (@mvictoirev sur Instagram). N'hésitez pas à participer, que vous ayez ou non un blog, et à nous envoyer les activités réalisées avec vos enfants ! 

Et voici toutes vos participations !

Choupette, la fille de 3 ans de Rêves en Arc en Ciel a réalisé un mélange de couleurs avec une pipette :

Cheindel, la fille de 3 ans de Mom and Studies, a chassé les couleurs des fleurs pour faire un bouquet multicolore, tandis que son petit frère Raphaël testait le riz coloré :


Bayu, le fils de Bayu le Hibou, a fabriqué un mémory des couleurs et des émotions à partir d'assiettes en carton, et en suivant le code couleur du livre "la couleur des émotions":

Maman sur le fil a réalisé des bocaux de mélange de couleurs primaires :
2 1 Bocaux bouteilles de melange de couleurs primaires fait maison DIY resultat des 3 2
Le Blog de Carole a proposé une table découverte autour de l'arc-en-ciel :

table découvertes de l'arc-en-ciel
@mvictoirev a créé plusieurs activités à ses 2 garçons de 3 et 1 an : un mobile, un jeu de lumière, des livres sur le thème des couleurs...

Les Petits Petons a proposé aux 2 enfants (de 22 mois et 2 ans) qu'elle garde de réaliser un tri des couleurs à base de pâte à modeler, et plus généralement de découvrir cette nouvelle texture :

@souris_a_la_vie43 a réalisé un rideau en plumes colorées.. hihi, ça chatouille !

Maman Pleurote a sélectionné plusieurs activités autour des couleurs : des bacs sensoriels monochromes, un tri des couleurs, et une chasse aux couleurs dans la nature, une idée vraiment très sympa !



Merci pour toutes vos participations !