Mon défi "zéro déchet" de la semaine

Me passer de ma voiture pendant une semaine : j'ai réussi !

Mes chers déchets

Comment j'ai commencé l'aventure du zéro déchet...

Vers le minimalisme

Carnet de bord d'une acheteuse repentie

Nos livres coups de coeur de juillet

On y parle abeille, jungle, conte de fée, valise et blaireau maniaque !

Notre table lumineuse

Ma participation (et les vôtres !) au RDV Montessori at home sur le thème de la lumière

20 juil. 2017

Loto des goûts - printable [RDV Montessori at Home]

Nous voilà déjà arrivés au 20 juillet, le jour du RDV Montessori at Home. Ce mois-ci, c'est le thème du goût qui est à l'honneur, choisi par Les Ptits Petons.

A la base, je voulais proposer une activité à ma miss lui permettant de tester les différents goûts (sucré, salé, amer et acide), notamment en rajoutant dans 4 verres d'eau :
- du sucre
- du sel
- de l'aloe vera ou du thé très infusé
- du citron.

Mais voilà, ma Miss est partie pour 15 jours chez ses grands-parents, alors c'est un peu difficile de faire l'activité sans elle !! 😁
Je pourrais éventuellement la proposer à Titom, mais du haut de ses presque 17 mois, j'ai peur que ça soit un peu compliqué pour lui... dans 6 mois - 1 an, ça serait mieux.

Bref, tout ça pour dire que finalement, j'ai eu une autre idée : créer un jeu de loto sur le thème des 4 goûts sucré, salé, amer et acide, à offrir à ma Miss en cadeau à son retour de vacances !

Voici ce petit jeu très simple, que vous pouvez télécharger gratuitement (printable ici)

Page "goûts"

Page "noms"

Ensuite, il s'agit d'imprimer en 2 exemplaires les 2 pages des "noms" et des "goûts" :
- soit en recto-verso sur une feuille un peu épaisse, que l'on peut plastifier,
- soit en recto en collant un carton-plume entre les pages "noms" et les pages "goûts" - c'est ce que je fais, car ma Miss n'aime pas le rendu plastifié des jeux d'une part, et d'autre part le fait que les pages soient très épaisses les rend plus facilement manipulables par un tout-petit... et plus résistantes aussi.
Ensuite, il faut découper en 4 la première feuille, puis en 24 la seconde.

Il n'y a plus qu'à jouer en piochant les 24 petites cartes pour les faire correspondre à l'un des éléments présents sur les 4 plateaux !

Cette activité constitue ma participation au RDV Montessori at Home, le RDV mensuel que j'organise avec Rêves en Arc en CielMom & Studies et Bayu le Hibou.


Pour rappel, il s'agit d'un RDV mensuel qui consiste à proposer tous les 20 de chaque mois une activité d'inspiration Montessori sur un thème choisi.

Le mois prochain, le thème sera "xx", thème choisi par Y. N'hésitez pas à participer, que vous ayez ou non un blog, et à nous envoyer les activités réalisées avec vos enfants !

Et voici vos participations sur le thème du goût :

(en attente...)

19 juil. 2017

Défi #1 : une semaine sans ma voiture [slow living]


J'avoue : j'habite en lotissement

Un superbe lotissement, vous voyez, style trou paumé en zone péri-urbaine, remplie de maisons non-mitoyennes, de voitures (2 par ménage s'il vous plaît),  sans aucun service à proximité (magasins, ligne de bus, gare, crèche ou école...).

Bref, tout est fait pour que l'on possède sa propre voiture, pour que chacun amène ses propres gamins à l'école dans sa propre voiture (je pars tous les matins en même temps que ma voisine, et on se retrouve tous les matins devant l'école...), puis que chacun parte bosser dans sa voiture. Normal, quoi, pour des adultes du XXIe siècle que nous sommes !

Et de quoi elle se plaint, la bobo-écolo du coin de la rue, hein ? N'avait qu'à se trouver une maison en plein centre-ville à côté de la gare et de l'école, et pis c'est tout !

Il n'empêche que, si j'étais seule, libre sans enfant (libérée délivrée), je pourrais tout à fait prendre mon vélo et filer à la gare prendre le train. 
Sauf que. La vie fait que l'on a des enfants. Et les enfants, quand on n'en a plus qu'un, ça devient difficile à véhiculer autrement qu'en voiture, lorsque l'école et la crèche se trouve respectivement à 2,5 et 5 km de la maison. 
Faire du covoiturage avec d'autres parents, ça serait super, mais c'est juste impossible avec une voiture normale (pas un minibus donc), parce qu'une fois que j'ai mis les 2 sièges auto à l'arrière, je ne peux plus caser un autre gosse, moi (en plus, je cumule, j'ai pas l'option de désactivation de l'airbag du siège passager avant, la loose).

Bref, on réfléchit en ce moment à une éventuelle suppression de la 2ème voiture. La mienne donc. En gros, je m'en sers pour faire le trajet maison-école-crèche-gare-maison, soit une dizaine de kilomètres par jour. 

J'ai tout bien étudié l'offre en remorques pour enfants à accrocher au vélo, l'offre en vélos électrique, l'offre en biporteurs... Mais avant de décider d'un achat aussi important (surtout en cas de vélo ou biporteur à assistance électrique), je me suis dit qu'un petit test grandeur nature serait le bienvenu, histoire de voir si c'était faisable.

Et nous voilà à l'objet de cet article (enfin !) (bin quoi, c'était une toute petite introduction...) : mon défi de la semaine dernière.

Profitant de l'absence de la grande (en vacances chez ses grands parents), j'ai décidé de laisser ma voiture au garage. Même si j'ai pas de garage. Oui, bon, on se comprend, quoi ! Tout ça pendant 1 semaine.

Ma semaine en quelques mots

J'ai donc pris mon vélo, mis mon fils sur le siège-vélo avec son casque tout beau tout neuf, bravé les éléments (en vrai il a presque fait beau toute la semaine), et j'ai pédalé, pédalé, pédalé. 

Mercredi, on a commencé doucement la semaine sans voiture en allant faire les vaccins de Titom à l'ONE (l'équivalent belge de la PMI), pas très loin de la maison. Bon, il s'est mis à pleuvoir un peu, mais rien d'insurmontable. Note : penser à prendre un K-Way dans mon sac ! Titom était ravi de la balade, il ne voulait plus quitter son casque.
Jeudi, j'en ai chié. Noter qu'en plus de devoir faire 6km aller (c'est plus long quand on veut éviter la nationale à 2 fois 2 voies), il faut monter et descendre dans ce plat pays qui en fait n'est plat qu'en Flandres. 
Vendredi, j'ai mis le plus petit plateau et le plus petit pignon, j'ai mouliné mouliné mouliné et je n'ai rien lâché. En plus j'ai découvert un super petit chemin qui permet de couper la côte affreuse en 2 : youpi !
Samedi, j'ai fait les courses en voiture... avec la voiture de chéri (bin quoi, le but c'est pas de supprimer toutes les voitures, mais une seule) (faut pas charrier non plus).
Dimanche, on a fait une super balade de la mort qui tue en vélo. Le prochain qui me dit que je vis dans le plat pays, je lui fais bouffer ma chaîne de vélo avec les pignons et les plateaux. Non mais...
Lundi, j'en avais plein les pattes de la veille, mais vaillamment, j'ai pris mon vélo, mon fils, mon raccourci et j'ai même pas mouliné. Petite victoire : chéri a décidé de s'y mettre aussi, il est parti bosser à vélo (et il avait 16 km à faire, respect).
Mardi, dernier jour, grand plateau grand pignon, à fond les ballons (comment ça j'exagère ?).

Et alors ? Elle en pense quoi, la madame ?

Et alors je suis super contente d'avoir réussi mon pari, parce que la côte de la mort qui tue, avec 10kg de lest dans le dos, j'étais pas sûre d'y arriver...

Je suis désormais sûre de l'intérêt d'amener mes enfants en vélo à l'école et à la crèche. Reste encore à savoir par quel moyen... 
En septembre, je teste gratuitement (merci la région Wallonne) un vélo électrique pendant 2 semaines. Le loueur de vélo ne veut pas qu'on mette une remorque pour enfant (c'est ballot, c'était justement mon intention), mais je pourrai tester avec le siège-vélo et mon poids-lourd de 10 kg dessus...

Bref, une affaire à suivre !

Et pour finir...

5 bonnes raisons de se mettre au vélo 

1) Le matin, j'arrive au boulot fraiche (bon d'accord, fraiche une fois que je me suis changée, avant je suis juste puante), de bonne humeur, et pleine de peps pour commencer la journée. 
Le soir, le vélo permet de me défouler du boulot, je rentre lessivée, suante, mais quand je vois ma voiture qui n'a pas bougé, je me sens super fière de moi !

2) J'ai vraiment l'impression de ne plus subir ma journée, mais d'agir, de bouger, et de ne pas juste rester assise (dans la voiture, dans le train, au boulot).

3) je fais du sport sans avoir besoin de me lever plus tôt, de me coucher plus tard, ou de sacrifier du temps avec mes enfants... et sans dépenser d'argent dans un abonnement à une salle de sport !

4) mon bilan carbone est positif, j'arrête de polluer avec ma voiture, et de consommer du pétrole pour un trajet que je peux faire sans.
Sur le site energivore.be, j'ai pu calculer les émissions de CO2 de ma voiture, j'ai "économisé" 9'560 g de CO2 cette semaine ! Pas mal pour un début !

5) Titom adore aller à la crèche en vélo, on a toujours plein de choses à voir : des oies, des chèvres, des vaches, des oiseaux, un lièvre dans un champ, des voitures, des coquelicots, des gens qui nous disent bonjour... C'est ça aussi, prendre le temps de vivre, tout simplement...
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14 juil. 2017

Mes chers déchets

Après avoir lu "Zéro déchet", j'ai commencé à m'intéresser de près à nos déchets. A mes déchets. 

Voilà comment ça a commencé. 

J'ai tiré un petit bout de la pelote de plastique, et plus je la déroulais, plus j'en apprenais, plus j'étais dégoutée, plus il y en avait à dérouler, et je ne suis toujours pas au bout...

J'ai commencé par regarder ce reportage hyper instructif sur les déchets en France, j'ai été effarée par les images de décharges filmées de près par Martin Esposito, blasée par le système de tri français, et impressionnée par la gestion des déchets à San Francisco.


J'ai l'impression d'avoir fermé les yeux sur mes poubelles pendant 30 ans, et voilà que mes déchets me sautent à la figure. Oui, ça aurait pu être moi qui aurais jeté une barquette de blancs de poulet pas périmée dans ma poubelle, des poupées, des jouets, des produits toxiques non terminés. Une partie de mes déchets sont peut-être quelque part dans une décharge publique, toujours intacts, et qui le seront toujours après ma mort, la mort de mes enfants et celle de mes petits enfants...
Les poubelles, on les remplit, on les pose devant chez nous, et après ? Elles disparaissent. Mais juste de notre vue, parce qu'en fait, elles sont toujours là, sur Terre, sous une forme ou une autre.

Puis j'ai regardé un reportage sur les perturbateurs endocriniens : les nouveaux poisons de notre quotidien.

Le soir-même, j'ai regardé autour de moi : le plastique était partout. Tellement d'objets fabriqués en plastique : nos tupperware, les contenants de pâtes, riz et biscuits, mais aussi les montures des lunettes, nos brosses à dent, mon piercing, les lunettes des WC, nos chaises, nos habits, les assiettes plastiques et le verre à bec de Titom... Impossible d'y échapper totalement.
Quant aux perturbateurs endocriniens, n'en parlons pas, entre les gels douche, déodorants, gommage, maquillage, crèmes pour les mains, les boîtes de conserve, etc.

Le lendemain, j'ai commencé à agir : jeter TOUS les tupperware ou contenants en plastique qui étaient griffés, chauffés alors qu'il n'y avait pas le logo adéquat, au congélateur alors que pas le logo adéquat, les assiettes et petites cuillères en plastique des enfants, complètement abimés. 
J'ai jeté les films alu, sulfurisé, alimentaire, les sachets plastiques de congélation, etc.
J'ai jeté quasiment l'ensemble de mon maquillage, vieux parfums, crèmes, vieux gels douche...

Puis j'ai pris ma cuisine entre 4 yeux. J'ai cherché tous les bocaux en verre vides (Le Parfait ou pots de confiture), et j'ai transvasé dedans toute la nourriture qui était dans du plastique ou du carton recyclé.

A la vue de la montagne de déchets plastiques que j'en ai extrait, je me suis dit : "ma vieille, PLUS JAMAIS. Plus jamais je n'achète des aliments emballés dans 1, 2, 3 couches de plastique. C'est fini !"

J'ai aussi lu "La famille presque Zéro Déchet", un livre très intéressant car bien documenté, avec des chiffres à l'appui, sur les conséquences de nos actes, la nourriture que l'on achète, les vêtements, etc.

Nous avons alors fait avec chéri une grande réunion de crise, et avons décidé des points suivants :
- continuer à acheter notre viande à la boucherie, mais désormais apporter nos propres bocaux en verre.
- continuer à n'aller qu'au magasin bio, mais désormais acheter en priorité en vrac.
- abandonner définitivement les achats en supermarché.
- acheter au maximum  des habits d'occasion, surtout des enfants.
- éviter les contenants en plastique, même pour les enfants (oui, nous avons un peu de casse, mais pas tant que ça au final. Titom 16 mois, boit du coup déjà dans un verre en verre, et mange dans une assiette en arcopal, avec une cuillère normale).
- simplifier nos produits de nettoyage (corporels + de la maison).

Depuis, j'ai encore évolué sur un sujet connexe en lisant "Demain" de Cyril Dion, et en regardant le documentaire éponyme.
Oui, notre monde court à sa perte. Il y galope, même, et très certainement nous connaîtrons cette crise. Dans quelques dizaines d'années, voire quelques années... 
Alors comment nous préparer à la transition énergétique ? Comment repenser notre vie pour que notre empreinte écologique diminue ? Arriverons-nous à enrayer la crise avant que le climat ne s'emballe définitivement ?

Je réfléchis. De quoi puis-je me passer ?
Puis-je remplacer la 2ème voiture par un vélo ou un biporteur pour emmener mes enfants à la crèche et à l'école, puis me rendre à la gare (environ 6km très vallonnés) ? 
Peut-on remplacer par des toilettes sèches nos toilettes dont l'eau utilisée d'une part est gaspillée inutilement (tirer la petite chasse, c'est vider l'équivalent de 2 bouteilles d'eau d'1,5L), et d'autre part dissémine et multiplie les agents pathogènes contenus dans nos selles ?
Devons nous abandonner l'idée de faire un 3ème enfant car d'ici 20 ans, la Terre ne sera plus capable de produire assez pour le nourrir, lui et toute sa génération ? 

A quel point sommes-nous prêts à aller pour aider la Terre à aller mieux ?

Longtemps, j'ai cru que nous n'y pouvions rien s'il y avait trop d'emballage, de suremballage dans nos produits alimentaires. Je me disais que c'était aux entreprises de faire des efforts, ou alors aux politiques de sanctionner ces suremballages ridicules. 
Et puis je me suis rendue compte que ni les entreprises, ni les politiques ne bougeront. Ceux qui doivent bouger, c'est NOUS. C'est par le "peuple" que la révolution énergétique doit se faire. On ne peut pas toujours attendre que les autres décident pour nous. On ne peut pas continuer à être des assistés. 

C'est à nous tous de bouger...


Et en parlant de bouger, je vous raconte tout sur le défi que je me suis lancée : une semaine sans voiture <CLIC>

Et comment je me suis rendue compte que l'accumulation de choses ne me rendait pas heureuse : vers le minimalisme <CLIC>

13 juil. 2017

Vers le minimalisme...

Il y a quelques mois déjà, j'ai lu le livre de Bea Johnson, "Zero Déchet" (je compte bien vous en faire un résumé très vite d'ailleurs), et on peut dire qu'il a chamboulé ma façon de vivre. Oui oui, carrément. Sans exagération.

J'ai pris conscience que l'amassement ne faisait pas le bonheur, qu'acheter, entasser, convoiter, posséder, avoir toujours plus et mieux que le voisin était une chimère.

Notre maison, bien que suffisamment grande pour nous loger (environ 100m2), nous et "nos choses", n'était jamais assez grande. Les placards débordaient, les armoires ne fermaient plus, les jeux des enfants s'étalaient dans toutes les pièces. Nous n'arrivions jamais à trouver ce que nous cherchions. Tout était toujours caché derrière un "truc" ou planqué sous un "machin" qu'on utilisait une fois l'an, et encore. Je n'arrivais même pas à passer l'aspirateur correctement, car il y en avait PARTOUT, du sol au plafond.

Même si ce livre parle du zéro déchet, le thème sous-jacent est celui du minimalisme


De la nécessaire nécessité de n'avoir que le nécessaire, se débarrasser de notre superflu, celui qui nous pompe une énergie de fou, nous prend une place de dingue, nous promet monts et merveilles mais ne nous donne qu'un "truc" ou un "machin" qu'on entasse après le premier émerveillement passé.

Bref, c'était quelque chose que je sentais, tout au fond de moi, depuis un bon moment. Le livre n'a été que le déclic. La goutte d'eau. J'ai regardé autour de moi...

... je n'ai vu que pagaille, bordel et non-sens.

GASPILLAGE.

Et je me suis reprise en main.

J'ai rangé. J'ai trié. J'ai donné. J'ai jeté. 

Je me suis chopée une allergie à la poussière à pas piquer des hannetons en triant les CD.
Je me suis chopée une allergie au chat à pas piquer des hannetons en essayant mes vieux habits plein de poils de chat (ça fait plus de 4 ans que le chat ne vit plus avec nous...)

Je me suis heurtée à l'incompréhension de mes beaux-parents : pourquoi tu jettes ? Ca peut servir ? Tu gardes pas l'Eau écarlate ? Ton manteau en simili-cuir d'il y a 15 ans ? Le décap'four jamais utilisé (notre four se nettoie par pyrolyse) ? Les vieux gels douche ? Les cartons vides énormes qui prennent une place monstrueuse dans l'entrée ?


Je me suis heurtée à une fin de non-recevoir de la part de chéri : mes CD, c'est sacré. 
Puis il les a triés.

J'ai eu l'adhésion de chéri sur le rangement de l'armoire de vêtements, finalement très content de virer ses vieilles frusques qu'il ne mettait plus.


J'ai eu les applaudissements de chéri après tri complet de la salle de bain, qui nous a permis de vider un meuble entier sous l'évier pour y mettre notre panière de linge sale et notre poubelle, évitant que tout ça ne traîne par terre.

J'ai eu la participation de chéri sur le tri, le rangement du reste de la maison, et même son implication (il a hâte qu'on aille vendre tout ça au prochain vide-grenier du quartier, c'est dire...).

Bref, on a encore beaucoup à faire côté minimalisme. Ca fait 2 fois que je trie mon armoire de fringues à 3 mois d'intervalle, et malgré la dizaine de sacs poubelle que j'en ai tirée, elle déborde encore. Il est loin le minimalisme à 2 paires de pantalons, 3 T-shirts et 1 robe !

J'ai aussi pris conscience du temps de fou que je perdais sur internet, et sur les réseaux sociaux. Pour quoi faire ? Regarder les belles vies des autres ? Ce qu'ils me donnaient à voir, mais était-ce ce qu'ils étaient ? A quoi me servait de savoir que la fille d'Untel portait une robe PetitMachin, que le bébé d'Unetelle jouait avec le super nouveau jeu TrucdeBidouille, qu'Uneter avait acheté plein de "machins" ou de "choses" pour remplir sa maison et contenter l'appétit insatiable de sa carte bleue. 

Je vivais en fonction d'autres que je ne connaissais pas. J'organisais des activités non pour mes enfants, mais pour montrer aux autres comment je prenais bien soin d'eux, comment j'étais une mère trop cool. Je vivais une vie instagramable, je voyais à chaque moment de ma journée comment je pourrais prendre telle photo pour la publier à tel moment. Je vivais par le truchement des likes de parfaits inconnus.
Le soir, je ne lisais plus, je ne rangeais plus, je ne parlais plus à chéri, je vivais par procuration la vie d'autres mères et d'autres enfants, qui peut-être vivaient, eux, ma propre vie par procuration.

J'étais fatiguée. J'ai stoppé net.

J'ai récupéré ma vie, mes emmerdes, mes bonheurs. Et mon tri aussi...

Et mes déchets, mais ça c'est une autre histoire !
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12 juil. 2017

Nos livres du mois [coups de coeur inside]

Si depuis plus d'un an maintenant, nous n'achetons plus (ou presque, hum hum) aucun livre, nous en lisons de plus en plus ! C'est peut-être ça, le privilège d'une abonnée de bibliothèque ! 😀

Du coup, j'avais envie de vous présenter les livres préférés de ma Miss (3 ans et demi) à chaque fois qu'on en ramène une nouvelle tournée...

Coucou la Jungle des éditions Usborne


Un livre à rabats que j'avais plutôt sélectionné pour Titom (16 mois), mais qui finalement plaît aux 2, peut-être pas pour les mêmes raisons par contre !
Titom adore manipuler les rabats et tourner les pages, à toute allure si possible. Heureusement que le livre est en carton bien épais...
La Miss aime aussi les rabats, mais surtout pour le plaisir de découvrir ce qui se cache derrière, et répéter après moi le nom des animaux. En ce moment, elle est en pleine acquisition de vocabulaire, tous les jours elle m'impressionne par les nouveaux mots qu'elle utilise...

Pourquoi a-t-on besoin des abeilles ? des éditions Usborne
Désolé, je n'ai qu'une photo, la Miss est partie avec chez ses grands-parents...
Gros gros coup de coeur pour la Miss, j'en ai d'ailleurs déjà parlé sur Instagram : elle le traîne partout et nous le fait lire tous les soirs depuis qu'on l'a reçu il y a une semaine.
C'est encore un livre à rabats : avec pour chaque rabat, une question sur les abeilles et leur mode de fonctionnement. Il est hyper intéressant, très fourni, avec des illustrations très claires sur les abeilles. La Miss apprend plein de choses sur les abeilles, et nous aussi !
En plus, ce livre tombe à pic : avec l'été, on regarde des abeilles dans le bac à fleurs mellifères que j'ai semées, on a étudié sous toutes ses coutures un bourdon mort dans notre loupe, et on a eu la chance d'observer un cadre de ruche rempli d'abeilles (je vous rassure, il était enfermé dans du verre, les abeilles ne pouvaient pas sortir) lors d'un événement sur la nature...
Bref, un best-of !

La Belle au Bois Dormant, des éditions Usborne
Idem, pas eu le temps de prendre l'intérieur en photo...
Comme le livre sur les abeilles, depuis qu'on l'a reçu, la Miss nous le fait lire chaque soir ! Je suis super fan de cette collection, d'ailleurs nous avons déjà La Belle et la Bête, je vous en avais parlé ici. Mon avis n'a pas changé d'un iota sur cette collection : j'apprécie grandement l'utilisation du passé simple, le vocabulaire étoffé, et les illustrations joliment découpées. J'ai vu qu'il y avait aussi Cendrillon et Le Petit Chaperon Rouge dans cette collection, je pense que pour une fois, l'exception confirmera la règle, je vais craquer dessus (ou alors tenter de convaincre ma bibliothèque de se les procurer !!).

Le Grand Ménage d'Emily Gravett


C'est l'histoire de Benoît, petit blaireau maniaque du rangement, qui décide de nettoyer la forêt d'une façon radicale ! Un livre qui se moque gentiment de notre tendance à tout aseptiser, et qui aborde le thème de l'écologie et des milieux naturels tout en finesse. Les illustrations sont belles comme tout, le texte en rimes sonne vraiment bien, et la fin nous fait tous bien rire !

La Valise de Florence Ducatteau et Sabine De Greef


Un livre qui n'est pas sans rappeler La Boule de Neige de Giuliano Ferri, et qui, comme ce dernier, offre une chute à laquelle on ne s'attendait pas !
Pendant tout le livre, le chat, rejoint par plusieurs amis, déplace une valise lourde, lourde, lourde. Par dessus la montagne, à travers le désert, sur l'eau, dans un tunnel... Mais qu'y a-t-il dedans ? Je ne vous le spoile pas, moi-même j'ai été surprise de la fin !
C'est un livre que j'ai trouvé intéressant pour aborder les notions d'espace : sur, sous, dedans, par-dessus, etc.

Et voilà pour notre sélection de début juillet ! Et vous, vos coups de coeur du moment ?

Merci aux Editions Usborne pour les 2 premiers livres  😊, et à la bibliothèque pour les autres ! 😜

Et pour me suivre, n'oubliez pas, il y a aussi Facebook ici, et Instagram ici ! 😀

20 juin 2017

Une table lumineuse [RDV Montessori at home]

Voilà bien longtemps que je devais vous faire un article sur notre table lumineuse, bricolée à partir de 3 fois rien ! Heureusement qu'il y a les idées "lumineuses" des copines blogueuses du RDV Montessori at Home pour que je prenne mon courage à 2 mains et que j'écrive cet article !


Une activité qui colle pile poile au thème de ce mois-ci : "la lumière", thème choisi par Maman sur le fil !

De quoi a-t-on besoin ?
- d'une grande boite translucide en plastique, pas trop haute, et avec un couvercle le plus plat possible
- une guirlande de Noël
- de 4 feuilles de papier calque et de scotch
- de papier alu

Comment fait-on ?

Très facile, on suit mon pas à pas en photo !

1- on tapisse les bords et le fond de papier alu



2- on met la guirlande de Noël dans le fond de la boîte, et si besoin, on perce un trou pour faire sortir le câble électrique ou l'interrupteur (si elle fonctionne à pile)


3- on scotche 4 feuilles de papier calque entre elles (ou plus si la boîte est plus grande que la mienne !)

4- on pose les 4 feuilles de calque sur la boîte ouverte, et on pose le couvercle dessus, de façon à coincer le couvercle dedans, le plus proprement possible (éviter les plis)

5- allumer la lumière, admirer son oeuvre, et se faire instantanément bousculer par une armée d'enfants prêts à jouer avec !

Comment l'utiliser ?

De façon assez intuitive, les enfants amènent tout et n'importe quoi sur la table, ce qui permet de commenter ensemble ce qu'on voit ! Des petits doigts tout sombres qui se découpent sur la table, des jeux en bois, des bouteilles lumineuses...


Ce qui est génial, c'est qu'on peut vraiment faire des activités multiples et variées avec ce genre de matériel qui fascine autant les enfants que les adultes (et permet à maman d'aller préparer à manger tranquille pendant que ses enfants et son mari sont occupés !!).

On peut axer l'activité sur la transparence et l'opacité, en proposant des feuilles plus ou moins épaisses, jusqu'au papier calque et au transparent, puis des feuilles perforées, de la toile de jute épaisse qui laisse passer la lumière entre les trames...

Pour les couleurs, on peut les travailler avec des jetons translucides, ou comme moi, avec des bouteilles colorées et des ballons translucides. 

On peut également dessiner sur la table lumineuse : sa main, les contours d'un objet...

Bref, une activité très facile à mettre en oeuvre, et qu'on peut garder longtemps (jusqu'à décembre prochain pour nous, après je dois récupérer ma guirlande de sapin de Noël !)

Cette activité constitue ma participation au RDV Montessori at Home, le RDV mensuel que j'organise avec Rêves en Arc en CielMom & Studies et Bayu le Hibou.
Pour rappel, il s'agit d'un RDV mensuel qui consiste à proposer tous les 20 de chaque mois une activité d'inspiration Montessori sur un thème choisi.

Le mois prochain, le thème sera "le goût" thème choisi par Les petits Petons. N'hésitez pas à participer, que vous ayez ou non un blog, et à nous envoyer les activités réalisées avec vos enfants ! 

Et voici vos participations :

Maman sur le fil a fabriqué aussi une table lumineuse

Mom & Studies aussi !

Ayena a créé des bouteilles colorées aux couleurs de l'arc-en-ciel

Maman Seny et Cie a fabriqué un jeu pour apprendre le mélange des couleurs avec du papier bulle
Rêves en Arc en Ciel a également créé une table lumineuse

Et enfin, Les Ptits petons a fabriqué une lune fluorescente !


Merci à toutes pour vos superbes idées lumineuses ! 😜

24 avr. 2017

Au cœur des émotions - Isabelle Filliozat [avis de lecture]

J'ai enfin lu ce livre, qu'on me recommandait de partout, et dont j'entendais parler régulièrement comme de la Bible de la pédagogie positive...



C'est koâââ l'histoire ? 
Filliozat évoque dans ce livre l'importance des émotions que ressent un enfant, et la façon dont nous, adultes, nous devons l'accompagner dans la gestion de ses émotions. 
Plusieurs chapitres sont consacrés aux situations difficiles que sont les séparations, les divorces, la mort... 
Au cœur des émotions nous renvoie également vers notre propre enfance, nos propres émotions qui n'ont peut-être pas été entendues, et la façon dont cette frustration /colère/violence se répercute sur l'éducation que nous donnons à nos enfants, avec toutes les conséquences négatives que cela peut engendrer. 

En résumé
En guise d'introduction, Isabelle Filliozat nous montre l'intérêt d'écouter nos enfants qui nous parlent avec leur coeur, mais également de savoir nous écouter, nous, les adultes, de ne pas faire confiance à tel ou tel expert, telle ou telle personne soit-disant bien intentionnée, mais de se faire confiance !

La première partie s'oriente autour de 7 questions à se poser en matière d'éducation, 7 questions qui nous permettent de répondre aux besoins individuels de l'enfant, de ne pas faire de réponses toutes faites ou automatiques. 
- quel est son vécu ?
- que dit-il ?
- quel message ai-je envie de lui transmettre ?
- pourquoi dis-je cela ?
- mes besoins sont-ils en compétition avec ceux de mes enfants ?
- qu'est-ce qui est le plus précieux pour moi ?
- quel est mon objectif ?

La deuxième partie est centrée autour de l'importance des émotions. Les manifestations des émotions peuvent nous déranger (on adore toutes regarder notre gosse se rouler par terre en hurlant en plein magasin, n'est-ce-pas ?! 😱😱) et en même temps, elles sont terriblement utiles, elles permettent de se défouler, de se construire.
A travers les émotions, l'enfant construit sa propre personnalité, il affirme ses choix, il affirme son identité unique !
Si on ne l'autorise pas à exprimer ses émotions, il risque les refouler, avec le risque qu'elles explosent plus tard, telle une cocotte-minute sous pression...

La troisième partie est composée des émotions les plus communes ressenties par les enfants : tristesse, peur, joie, dépression, avec des conseils pour accueillir chaque émotion.

La quatrième partie parle de situations diverses que l'on peut rencontrer : deuil, séparation, arrivée d'un nouveau bébé.

Et enfin, le livre se termine sur une note plus joyeuse en proposant des idées pour amener joie et bonheur dans son foyer.

Ce que je vais appliquer au quotidien

Bannir le "pourquoi...?" 
Pour Isabelle Filliozat, le pourquoi fait appel à la réflexion, tandis qu'un "qu'est-ce qui se passe ?" se centre plutôt sur les émotions, le ressenti, et est moins culpabilisant.

La joie et le bonheur
Selon l'auteur, il faudrait ressentir de la joie 80% de son temps éveillé chaque jour. 
Quand j'ai demandé à chéri s'il se sentait joyeux 80% de sa journée, il a réfléchi... "quand je suis dans ma voiture, je suis bien tranquille"... 
Quant à moi, joker ! Je viens juste de reprendre le travail, alors bon, je n'irais pas jusqu'à dire que je suis joie-bonheur-oiseaux-qui-chantent-et-soleil-sur-ma-vie.
En attendant, tous les jours je pense à mon 80% de bonheur, et ça m'aide à relativiser mes petits malheurs, mon stress, les moments où les enfants m'agacent, et je me mets à sourire. Le sourire, ça se transmet méchamment bien, je vous assure ! 😀

La partie sur la timidité 
Ayant un passé de grande timide, je sais de source sûre que plus on fait remarquer à quelqu'un qu'il est timide, plus il se sent timide, et plus il est timide.
Ma fille parle très peu à l'école (mais est bavarde comme une pie à la maison), et je n'ai pas envie qu'on l'enferme dans la timidité, sous prétexte que je l'étais moi aussi.
Isabelle Filliozat conseille de répondre, aux personnes qui taxent notre enfant de timide car il ne dit pas spontanément bonjour : "mon enfant a juste besoin de temps pour faire connaissance"

Mon avis 
En première lecture, j'ai été déstabilisée par ce livre, voire même déçue. Très rapidement, j'ai eu l'impression que certaines situations évoquées étaient caricaturales (l'enfant enfermé dans la cave par exemple).
J'ai trouvé aussi que des raccourcis étaient vite pris, notamment lorsqu'elle parle d'"attraper" un cancer parce qu'on refoule ses émotions. Mon père a eu un cancer, et lire ce genre de propos me dérange vraiment. OK, un ulcère est lié au stress. Mais un cancer ???
Rattacher tous les problèmes de nos enfants à notre propre enfance, je trouve ça un peu réducteur. Non, ce n'est pas parce qu'on s'est fait violer que notre enfant va se faire violer ou va devenir violeur, même si on ne le lui dit pas. Ce genre de cliché met une pression de fou sur les parents. Alors si je n'entame pas une psychologie de fond en comble sur mon enfance et que je ne suis pas 300% heureuse dans ma vie, alors mes enfants ne seront eux-mêmes pas heureux, auront les mêmes problèmes que moi, voire pire ?
Au final, j'avais vraiment l'impression de lire un livre de psychologie de comptoir, et même de mauvais comptoir ! 

Et en même temps, certaines situations décrites sont on-ne-peut-plus-juste. 
J'ai aimé la partie sur les envies et la frustrations, et comment les gérer.
J'ai également aimé les chapitres sur les émotions, qui sont plus ancrés dans le réel, plus pragmatiques, avec des exemples concrets, comment appréhender les besoins de ses enfants, comment les écouter...

Quelques citations pour finir

"Le petit enfant est prisonnier de l'immédiateté de sa réponse émotionnelle, sans médiation de la pensée pour relativiser les choses, ou hiérarchiser les enjeux. Il est facilement envahi par ses affects, et a donc besoin de nous pour l'aider à trouver la sortie."

""Elle m'énerve avec ses jérémiades !" Maryse est incapable de donner de la tendresse à sa fille, ses propres parents ne l'ont jamais prise dans les bras. Malgré son désir conscient, le blocage est trop puissant, elle n'y arrive pas. Quand Eve s'approche d'elle et lui demande un câlin, elle la repousse. Le donner, ce serait voir Eve le recevoir, et concevoir l'image d'elle-même petite fille le recevant... impossible."

"Il a peur d'un escargot ? Qu'est-ce que représente l'escargot dans son esprit ?"

"Pour guérir, il s'agit de regarder la réalité de sa propre enfance. Cesser d'idéaliser ses parents et oser voir qu'ils ont pu nous faire mal ou se montrer injustes. Se souvenir. Se donner le droit de sentir les émotions auxquelles, enfant, nous n'avons peut-être même pas eu accès."

"Et... pensez à prendre contact avec la part de joie en vous. Respirez, sentez la vie en vous, rappeler-vous la simple joie de vivre. Ne vous laissez pas envahir par le quotidien et son lot de difficultés. Prenez le temps de ressentir l'amour que vous portez à ceux qui vous entourent et à vous enfants, de sentir que vous avancez sur votre chemin, que vous êtes heureux de la vie que vous menez."